‹ Les Cabochiens et L'Ordonnance de 1413Chapitre 37 sur 93 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le 24 mai, le surlendemain de la plus terrible journée, les chefs de l’émeute s’étaient présentés devant le roi, qui tenait son conseil, pour réclamer une approbation écrite de leurs violences. Mais ce ne fut pas ce jour-là leur seule requête. Jean de Troyes, parlant comme d'ordinaire au nom de la foule, rappela que de sérieuses réformes avaient été promises. C'était pour les faciliter, pour arrêter les abus, les dilapidations des officiers royaux, que le peuple s'était répandu dans les rues et avait pénétré dans l’hôtel royal. On n’avait ainsi rempli les prisons que pour supprimer toute entrave au redressement des griefs. Puis, remontant dans le passé jusqu’à l'établissement de la commission des rélormateurs au lendemain des États généraux, l’orateur fit allusion à son travail, déjà fort avancé : « Nous savons, dit-il, qu’ils ont composé, à ce sujet, un fort beau traité en style très élégant, et qu'ils ont divisé lesdites ordonnances par chapitres. Nous demandons humblement qu’elles soient publiées cette semaine au Palais et que, pour donner plus d'éclat à cette publication, vous teniez un lit de justice sur votre trône royal, suivant la coutume de vos ancêtres. » Comme la commission avait presque terminé son œuvre, et que les demandes des chefs populaires étaient alors des ordres, la publication réclamée eut lieu aussitôt !.

Le vendredi 26 mai, assez tard dans la matinée, du moins selon les

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