‹ Les cachets de NasiumChapitre 19 sur 25 · Ce cachet fut cédé par le baron Marchand, maire de · texte numérisé non relu

Ce cachet fut cédé par le baron Marchand, maire de

LES CACHETS DE NASlüM.

Serpentine verte; longueur 0™049 , largeur 0“027, épaisseur 0“013.

r QIVNTAVRI-STAG

TVMDELAGRIM

r QIYN-TAVRIFLOGIVM

ADGENASET-GLARITAT

Ma copie, d’après l’original.

1° Qiuinti) Iun(ii) Tauri stactum delacrim{a-

Q(uintï) luniii) Tauri flogium ad gênas et claritatiem) .

Les lettres avaient été à l’avance légèrement esquissées pour diriger la main du graveur. On en voit encore des traces en divers endroits, notamment dans le mot GLARITAT de la tranche 21. L’hédéra qui termine la 2® ligne de la tranche 1 est restée à l’état d’esquisse. Les lignes sont réglées.

Gachet pareil au n^" II; voy. plus haut, p. 30.

Ribliographie. — Denis, Narrateur du 18 juin

Metz, à Grivaad de la Vincelle. De là il entra dans la collection E. Durand, puis au Musée du Louvre (ED 4617).

1808, t. VII, p. 402 (cf. p. 83 et 373), commentaires sans texte complet, d’après le baron Marchand. — Tôchon, p. 70, n” 26; copie communiquée par Grivaud de la Vincelle. — Grivaud de la Vincelle, t. II, p. 284, pl. XXXVI, n° 4, d’après l’original. — Denis, Nasium A, p. 25 r®, n° VII, et Nasium B, ch. iii, 2, n° 7, pl. II, n° 4; copie donnée par le baron Marchand ; dessin probablement d’après Grivaud de la Vincelle. Büsching, Jahrbücher, t. VI, 1819, p. 194, d’après Grivaud de la Vincelle. — Inventaire de la collection E, Durand, p. 105, sans le texte. — Bégin, Lettres, p. 121, d’après Grivaud de la Vincelle.

— Grotefend, Philologus, t. XIII, p. 148, n° 39, et Stempel, n" 58, d’après Tôchon ou Grivaud de la Vincelle. — Liénard , t. I, p. 14. — Maxe- Werly, Monunmits du Barrois, p. 69, n^’ VII.

— Espérandieu, Recueil, n® 114.

Musée du Louvre^.

Voy. p. 36-37 les observations communes à ce cachet et au n° V .

Serpentine verte; longueur 0“057 , largeur

1. Ce cachet fut cédé par le baron Marchand, son premier propriétaire, à Grivaud de la Vincelle. De là il entra dans la collection Durand, puis au Musée du Louvre (E D 4616).

0“048, épaisseur 0“012. Sur les deux plats, les arêtes sont rabattues en biseau.

r QIVNTAVRISTACT-AD SGABRITIEM-TiCLART

r ^CLMARTINIEVoD

ï:s-adaspritvdin

3° Tranche effacée.

r LGLMARTINIDIAF

SORIG-ADGALIGIN

Ma copie, d’après l’original.

1° Q(uinti) luni(i) Tauri stact(um) ad seabritiem et clant{atem) .

2° L(ucii) Cl{audii) Martini euodes ad aspritudin{es) .

oo

hf" L(uciï) Cl{audii) Martini diapsoric{um) ad caligin{em).

La troisième tranche portait une inscription que l’on a effacée en usant la pierre, avec l’intention de la remplacer par un nouveau texte qui n’a pas été gravé. Gette usure de la pierre est démontrée par le fait que la première lettre des

LES CACBETS DE NASIUM.

inscriptions de la tranche 2 et la dernière des inscriptions de la tranche 4, tranches perpendiculaires à celle qui est effacée, ont disparu à moitié ; en outre , les biseaux des plats sont plus étroits au-dessus et au-dessous de cette tranche anépigraphe. Des observations analogues permettent de constater que la tranche 1 a été également effacée, puis gravée de nouveau; de plus, elle porte un autre nom {Q. lunius Taurus au lieu de L. Claudius Martinus), et la gravure n’est pas de la même main que celle des deux autres tranches.

Sur un des plats, la lettre M a été réservée en relief dans un creux rectangulaire; probablement M{artinus). — Les lignes sont réglées.

Bibliographie. — Denis, Narrateur du 18 juin 1808, t. YII, p. 401; commentaire sans texte complet d’après le baron Marchand. — Tôchon, p. 70, ïf %l\ copie communiquée par Grivaud de la Yincelle. — Grivaud de la Yincelle, t. II, p. ^82, pl. XXXYI, figure 3, d’après l’original. — Denis, Nasium A, p. 24 v°, n° YI, et Nasium B, ch. III, 2, n° 6, pl. II, n*" 3; copie donnée par le baron Marchand, dessin probablement d’après Grivaud de la Yincelle. — Büsching, Jahrbücher, t. YI, 1819, p. 193, d’après Grivaud de la Yincelle. — Inventaire de la collection E. Durand, p. 105, sans le texte. — Bégin, lettres, p. 119, d’après Grivaud de la Yincelle. — Grotefend, Philologus, t. XIII, p. 136, n" 14, et Stempel, n« 21,

d’après Grivaud de la Vincelle. — Liénard, t. I, p. 14. — Maxe-Werly, Monuments du Barrois, p. 63, n*" I. — Espérandieu, Recueil^ n® 106.

Collection Mowat ^ .

Voy. p. 36-37 les autres observations communes à ce cachet et au n^" V.

« Il faisait partie de la découverte faite à Naix, dont nous parlerons plus bas, et il nous a été cédé par M. Marchand, ex-maire de Metz, qui possède dans cette ville un riche cabinet d’antiquités » (Tôchon).

« Pierre de M. Tôchon, provenant de M. le baron Marchand » (Denis, Nasium).

Acquis par M. R. Mowat avec la collection du docteur Sichel (renseignement fourni par M. R. Mowat) .

Stéatite verte; longueur 0“046, largeur 0“034, épaisseur 0“011 . Les lignes sont réglées.

r IVN-TA^R-ISOGtRYS ADSGARRIT-E-GLAR-OP

1. Ce cachet fut cédé par le baron Marchand, son premier propriétaire, à Grivaud de la Vincelle; il fut acquis ensuite par Tôchon d’Annecy, puis par Sichel, puis par notre confrère, le commandant Robert Mowat.

2“ Q IVN-TAVRI DfeMYRN POST • IMPET • LIPPIT

Ma copie, d’après l’original obligeamment cornmuniqué par M. R. Mowat.

r Iun{ii) Tauri isochrys(um) ad scabrit{ies) et clariitatem) op{obalsamatum) .

Q(uinti) Iun{ii) Tauri diasmyrn{es) post impet{um) lippit(udinis) .

Bibliographie. - — Denis, Narrateur du 18 juin 1808, t. Yll, p. 401-40^; commentaire sans le texte complet, d’après le baron Marchand. — Tôchon, p. 31 et p. 69, n^ ^3, pl. II, fîg. d’après l’original. — Denis, Nasium A, p. 25 r*^, n YIII, et Nasium B, ch. m, 2, n" 8 ; d’après une copie donnée par le baron Marchand^. — Bégin, Lettres, p. 116, d’après une copie de provenance inconnue donnée comme inédite^. — Denis, Dissertation sur un monument antique de Morley, p. 23, d’après le baron Marchand, sans le texte. — Grotefend, Philologus, p. 147, n" 36, et Stempel, n° 55, d’après Tôchon. — Liénard, t. I, p. 14.

1. « Elle appartenait à M. le baron Marchand, qui m’a fourni le texte des étiquettes » (Denis, Monument de Morley).

2. Cependant Bégin connaissait bien le recueil de Tôchon qu’il cite très souvent dans ses Lettres.

— Maxe-Werly, Monuments du Barrois, p. 68, n° VI. — Espérandieu, Recueil, 113.

Voilà les huit cachets de Naix connus par Denis, en 1818, quand il écrivait la première partie de son manuscrit de Nasium : « Nous connaissons à présent huit de ces tablettes et vingt-deux inscriptions, toutes à deux lignes^. » Or, en faisant l’addition des tranches gravées de ces huit cachets, nous trouvons exactement le nombre des vingtdeux inscriptions annoncées par l’auteur^.

Il est bien certain que, si Denis, à ce moment-là, avait connu d’autres cachets trouvés à Naix, il n’aurait pas manqué d’en donner le texte ou tout au moins, s’il n’en avait eu ni la copie ni les empreintes, de les signaler dans ce recueil où il a si soigneusement réuni toutes les antiquités trouvées à Naix.

Or, on est à bon droit surpris quand on lit, dans le numéro du Narrateur du 5 novembre 18^0, une note de Denis, relative à un nouveau cachet de Naix, qui aurait été trouvé antérieurement à cette date, vraisemblablement, dans la pensée de Denis, en même temps que les autres.

1. Nasium, p, 20 r^. Cf. Denis, Monument antique de Morley, 1841, p. 23 : « M. Bégin, mécontent de mes versions sur les vingt-deux étiquettes que le sol de cette ville antique avait restituées... »

2. No I, 1 tranche gravée; n» II, 2 tranches; n^ III, 4 tranches; n® IV, 4 tranches; n» V, 4 tranches; n® VI, 2 tranches; no VII, 3 tranches; no VIII, 2 tranches; total : 22 tranches.

Musée de Vienne [Autriche)^ .

« Nous avions une de ces pierres antiques [notre n« IV] servant de cachets aux médecins oculistes qui résidaient à Nasium... MM. Barthélemy et Marchand possédaient les six autres^. »

« Une tablette du même genre et venant de la même source nous est encore parvenue depuis. M. V..., conseiller de régence en Autriche, savant archéologue à qui nous devons le dessin de plus de 300 médailles remarquables qu’il a bien voulu copier lui-même pour nous dans les cabinets de l’Allemagne, a désiré cette pierre. Nous la lui

1. Provenance et histoire inconnues si, comme je le crois, la provenance de Naix est à rejeter.

2. Ici Denis semble ne parler que de sept pierres, tandis que, précédemment, il donne le nombre huit : « Nous connaissons à présent huit de ces tablettes. » Cette apparente contradiction est facile à expliquer. Dans les textes précédemment cités, Denis parle des petites pierres « polies, dures et luisantes, » avec inscriptions, trouvées à Naix. Or, il s’exprime ainsi au sujet de l’une de ces pierres (notre no I) ; « la seule qui ne semble pas consacrée à la médecine. » Il est naturel qu’il l’omette et ne fasse par conséquent mention que de sept pierres ici, où il ne parle que des « pierres antiques servant de cachets aux médecins oculistes. » Le n® I n’en était pas moins un cachet d’oculiste; sa similitude avec les autres et les inscriptions gravées au rebours le prouvent avec certitude.

avons donnée en 1814, flatté de voir notre Nasium honoré chez l’étranger, et de reconnaître les services d’un parent, d’un ami.

« L’empreinte que nous avions prise sur cire à graveur a été égarée. Nos recherches ont été vaines. Nous venons d’en recevoir un fac-similé qui étonne notre mémoire. On nous annonce en même temps que le directeur d’un riche cabinet d’antiquités et médailles^ fait grand cas de ce morceau à cause de la tête d’Esculape qui s’y trouve, chose qu’il n’avait pas encore vue et qui ne nous avait pas frappé » (Denis, Narrateur, 5 novembre 1820^).

c( Nous ferons connaître les inscriptions inédites encore, bien que nous en ayons déjà parlé une fois, mais imparfaitement, d’une tablette recueillie à Nasium, toujours, que nous possédions et qui orne maintenant un riche cabinet... Nulle pierrematrice d’étiquette n’a été vue avant celle-ci, avec la tête du Dieu de la médecine. Le directeur d’un Muséum d’antiquités, qui a été à portée de se prononcer sur cette variété, en fait le plus grand cas » (Denis, Narrateur, 21 juin 1830^).

c( La provenance de ce cachet, aujourd’hui conservé au Cabinet de Vienne, est inconnue » (Grotefend) .

1. Certainement le Cabinet de Vienne, où ce cachet est encore aujourd’hui.

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