CHAPITRE Vlll Le plateau de Cologriac
Le prédicanl venatnl de Monoblet, par le col de Pallie-, ou de Saint-Hippolyte, par la vallée de Valestalière, pouvait, en évitant la garnison de La Salle, atteindre la haute montagne par son passage .-in1 le plateau «le ( iolognae.
Au col du Rédarès, où, le 20 aoûl L689, Louis .Manuel « le courrier des prédicateurs », lui arrêté porteur des lettres de David Queï à Laporte el à Vivent, une roule se dégage, à gauche, de celle de St-Hippolyte à La Salle. Escaladanl la pente de la montagne, d'abord du côté de \ alestalière, puis dans le vallon de La Salle, audessus des mas de Pomaret el de Lascours, elle passe enfin au niveau <lu château ou mas de Falguerolles, pour atteindre Colognac. Dans ce village, passe la vieille route gauloise ou draye, qui inouïe de la plaine de S,ainl Hippolyte par la crête séparanl lf1- vallées de Valestalière et de Cros, et sur laquelle se trouvenl les hameaux hospitaliers des Fourniels, Boulségure, Rouveyrac, etc. De Colognac, par les pentes de la montagne de (oulegne. le col des Fosses, les hauteurs de
Bouzons et le sommet de la vallée de la Lironenque, elle atteint le col de las Cliefs, nœud des passages vers Valleraugue et l'Aigoual, vers les Plantiers et Milherinines, d'où l'on peut, soit gagner la Vallée borgne, soit descendre vers Saint-Jean-du-Gand.
Du plateau de Colognac .au sud-ouest, partait La route muletière mettant ce village en communication avec les hameaux du sommet de la vallée de Cros, La Rouvière, Bourras et Saint-Roman de Godières porte des vallées de Sumi'iie et du Savel.
Dès les premiers jours de la Révocation, cette région de Colognac donna de nombreux prédicants : Gavanon, dit Lavernne ; Vidal, le boiteux ; Paul Colognac qui, né à Bouilségure, dans la vallée de Cros, appartenait cependant à une famille du village dont il portait le nom ; Berthézenne et Ducros de la Bastide ; Antoine Bringuier, de la Gardette. Elle donna aussi de nombreuses victimes à l'exil ou aux galères, prises dans les lamilles de Falguerolle, Gavanon, Coût de Pomaret, Aigoin, Ducros, Jean, llébrard, Bringuier, Surville de Camblat, etc.
Malgré la surveillance assidue du prieur Jean Coinbacau, les prédicants ne cessèrent pas de parcourir un pays qui leur était aussi familier et dans lequel tout le monde, parents et amis, leur était dévoué. Là aussi il- étaient certains d'avoir, dans les maisons, des cachettes que nous n'avons certainement pas toutes retrouvées.
Plus tard, les Camisards y amienèrent leurs troupes à plusieurs reprises. Le 13 février 1704, Castanet, après
avoir incendié l'église de MonoMet, vienl mettre le l'eu ;i celle de Golognac, dont le prieur s'étail depuis long- Iimh|i- réfugié à La Salle. In mois plus tard, Ravanel el Rolland, accompagnés de leur troupe, y reçurent bon accueil. Pour nourrir un h grand rvombre de partisans, le- habitants de Colognac firent aljalf ic nu gros bœuf.
Pendant toute la période qui suivit, jusqu'à l'Edit de Tolérance, les pasteurs du Désert, dont certains, comme les Fesquet du Fanahrègue, étaient originaires du voisinage, circulèrent -ans cesse dams celle région. Gai- Pomarei \ exerça son ministère et logea souvent au mas de Cambial, chez le- Vidal, parents et successeurs, des De Surville, réfugiés a l'étranger (1).
J" Cachette <lu Mas de Lascamps
Le ma- de Lascamps, aujourd'hui inhabile, est situé au sommet d'un chaînon, qui, partant d'Aîresèche, descend jusqu'à la prairie lasalloise, en portant -\\v -es diverses ramifications les mas de Lascours, Sainl-Brès cl la Coste, d'un côté; de l'autre, ceux de Pomaret, \'>rtizac, le Grand Bosc, Montredon et Soulage-.
A cent pas environ de la route de Colognac au Rédarés, le ma- de Lascamps, dominé de quelques mètres
(1) Noue avons retrouvé dame cette maison, et déposé au Musée du Dé i li copie d'une controverse entre Gai Pomaret et :un curé de Ganges. Pilusie/uais lettres initéressantes des FalgueroUes, réfugiés a Genève, adressées à leur cousine, la veuve Vidal, sont dans nos archives.
par le nias ou château de Falguerolles, situé plus à gauche, est composé d'une modeste habitation de paysan cévenol. Après avoir .contourné la clée à châtaignes, petit bâtiment isolé, qui semble placé là pour masquer en partie la maison, on arrive à la porte d'entrée resserrée cuire un escalier extérieur et un petit bâtiment faisant angle sur la construction principale. Celte porte franchie, on entre dans un vestibule non plafonné qui occupe tonte la hauteur de la maison. L'escalier intérieur des chambres du premier étage le partage en deux parties inégales. Ce vestibule servait de passage ri île local de dépôt pour !e bois cl les ustensiles agricoles.
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\ gauche, porte de la cuisine, appartemenl voûté, bas el éclairé par une petite [enêtre. Dans un coin, la cheminée coupée, en son milieu, par la porte du tour à cuire lu p.ain.
A diroile, dan- le même vestibule, porte d'une écurie creusée en partie dan- le soJ el éclairée par des lucarnes. Elle esl voûtée comme la cuisine. L'un des angle-, de celle pièce, loin d'être à angle droit, comme les trois autres, esl arrondi. In mur en pierre- sèches semble soutenir la voûte en ce! endroit.
Si. de l'autre côté du mwr de séparation de l'écurie el vestibule, on se reporte à l'endroit correspondant, on y trouve, au ras du sol, une ouverture loul juste suffisante |iiuir laisser glisser une personne. Grâce à ce trou, (ni pénètre dans une cavité 1res étroite, mais haute, où un homme peut se tenir droit. C'esl la cachellc donl un fagot de bois, jeté négligemment a terre dan- ce coin <> h - < • 1 1 1 ■ t • i par l'escalier, suffit à •cacher l'ouverture.
A la lin d'octobre 1691, le prédicant Gazan, dil Lajeunesse, avail convoqué une assemblée au bord de la cerclière île Falguerolle, c'est-à-dire au-dessous cl 1res a proximité du mas de Las Camps, où il étail sûr de pouvoir se réfugier. L'endroit était bien choisi pour •cela, car des sentiers perdus au milieu de- genêts per mettaient de gagner, soi! La Salle, d'un côté, par Lascours ou Pomaret, el Betizac, dans le ruisseau du Grand I ><>-<■, soil le Rédarès, par la Borie el La Vigne, soil enfin Colognac el la vallée de Cros, par Falguerolle, Pradou, Airesècbe el Camblat.
2° Les Galeries de Thérond
Deux vallées différentes permettent de descendre de Colognac à La Salle. L'une suivie .actuellement par la route de Sumène, part du sommet ou cap de Colognac. Après avoir reçu, au niveau du mas de la Bastide, le ruisseau de Mou-régal, que remonte alors la route, elle vient aboutir, au niveau du mas du Prémijé, dans la grande vallée du ruisseau de Bouzons. Celui-ci se termine à La Salle même, dans la Salendrenque, après avoir reçu à droite le ruisseau descendu directement du plateau de Colognac, dont il collecte les mille filets d'eau.
La vallée de ce ruisseau est la plus importante. Desrendu directement du sommet de Coulègne. après avoir un instant assagi son cours dans les prairies du plateau de Colognac. il se creuse tout a coup au-dessous du château de Falgnerolle. une profonde gorge, celle de Lavérune. du nom d'un petit mas accroché sur sa paroi gauche. La dénivellation est très rapide et dépasse plusieurs centaines de m'ètres. Du même côté que le mas de Lavérune, grimpe encore, avec de raides lacets, la route muletière, sonl chemin, jadis, de Colognac à La Salle, par les mas de Lavérune et Bussas. Presque au moment où ce chemin atteignait le plateau de Colognac, il passait sur le mamelon étroit que sépare le ruisseau de Mourégal des gorges de Lavérune. Couvert de châtaigniers et de broussailles, ce monticule est situé environ à 400 mètres de Colognac et à 100 mètres à
peine <lu mas de Lavérune. C'esl là qu'ont été creusées, à une époque lointaine, les galeries dites de Thérond. Intrigué par les récits de vieillards qui se rappelaient tes avoir visitées dans leur jeunesse, nous en avons recherché el fait déblayer une entrée qui se trouve sur la pente droite du ruisseau de Mourégal. Creusée dans un repli du terrain; cette ouverture pouvait passer inaperçue «lu grand chemin situé, cependant, à trente pas de distance sur le penchant de Lavérune.
Une première galerie, 1res étroite, près de l'entrée, s'élargit, au bout de trois à quatre mètres, en une salle en pente à demi-comhlée par les éboulis. Elle mesure environ 2 m. 50 de largeur sur 5 mètres de long et 3 mètres de hauteur. Au fond se trouve une nappe d'eau limpide d'environ 0 m. 50 de profondeur, provenant des infiltrations pluviales.
Sur la paroi gauche de celle salle, immédiatement après l'étroit boyau d'entrée, s'ouvre un autre passage. Celui-ci, très étroit et très bas, a une longueur de quatre mètres environ. 11 permet d'accéder dans une >«-i I le au plafond formé par une couche de quartz, sur laquelle scintillent, par endroits, de superbes cristaux de roche. Celle salle es'1 plus qu'à demi comblée. Elle présente actuellement 10 mètres de longueur sur 5 mètres de large. Sa hauteur La plus grande est de deux mètres el pouvait atteindre trois à quatre mètres. Elle est dirigée du sud au nord, tandis que la première galerie va de l'ouest au sud-ouest. A l'extrémité nord de cette deuxième salle, se trouvail une ouverture don-
nani accès au dehors et dissimulée derrière une souche de châtaignier. Toute la partie du plafond rocheux, située près de 'relie ouverture, es! encore noircie par la fumée.
Nous ignorons l'époque où turent creusées le.- grottes ou galeries de Thérond. Ce lui certainement nu travail de longue haleine, ([ne celui d'extiiaire la couche tendre, << lou schiss », située au-dessous du banc quartzeux qui [orme l'ossature de ce mamelon. Le ma- de Lavérune voisin, donl le prédicanl Gavanon était originaire, lui, pour lou- .-e> compagnons, un lieu d'asile. Peut-être était-ce à cause de la proximité de celle spacieuse cachette. Plus lard les réfractaires de l'époque du Premier Empire l'utilisèrent à leur tour pour ne pas aller grossir le nombre des soldats de Napoléon 1er.
3° ( 'ai hetle du nuis de la Baslide
A 500 mètres, à vol d'oiseau, des baumes ou galerieis de Thérond, .au point même où se réunissent le ruisseau du cap tl<i Colognac et celui de Mburégal, le mas de la Bastide se dresse à mi-côte du chaînon qui les sépare du ruisseau de Bouzons. Au-dessus du mas i > .- 1 ^ - 1 ■ le chemin allant <lo Colognac à Bouzons, par Bouzanquet. C'e1 au même endroit que la vieille draille gauloise commence à grimper les escarpements du Mourippe. pour atteindre la fontaine de Saint-Martin el le col des Fosses. TTn peu plus bas, dans la même vallée, se trouvent les mas du Snrralié et de Freycbaussel, devenu aujourd'hui Pintard. du nom du fervent protestant uni l'habitait, en 1685.
A la fin du XVTT6 siècle, le mas de la Bastide comportait un certain nombre de feux. Des 'propriétaires et des fermiers y constituaient les familles : Aigoin, Ducros, Solier. Berthézenne, toutes également protestantes. Daniel Soulier, ou Solier. avait marié sa fille Anne à Jean de Falcmerolles. dont le père pava, par des années de galère, ^on attachement à sa foi. Toute celte famille émigra peu à peu à Genève et en Angleterre. T. es Aigoin en firent de même. La famille Berthézenne donna un (]r< prédicants de la première heure, en la personne d'Antoine Berthézenne, « travailleur de terre, âgé île 42 ans. vivant de quelques héritages qu'il exploitait lui-même ». Parti une première loi- pour l'étranger, il revint en France et tint quelques assemblées. Nous le retrouvons
sur la li>le de Vivenl avec sa femme, Claude Fesquelle, et sa sœur, Jeanne. Il se réfugia en Hollande, où nous perdons sa trace.
Bien que le mas de la Bastide ail suibi depuis celle époque de profonds remaniements, nous trouvons encore là une cachette <|iii dut servir de refuge à Berthézenne pendant le courl temps de son apostolat. Elle est située au sous-sol de la maison Ducros actuelle, dans une écurie obscure.
cou p r de U cacbpf.
,n de li cacbett?
Elle consiste en une cavité allongée, creusée en arrière du mur de soutènement de l'écurie. On y rentre par nue ouverture basse située au ras du sol. Aujourd'hui, à demi comblée, il e>t difficile d'y pénétrer, mais un homme pouvail y tenir à l'aise allonge.
î" Cachette du Mus du Vert, à Bouzaiis
l ne section de la paroisse ancienne et de Ja commune actuelle de Colognac est formée par Ja région qui porte lr nom générique de Bouzons. Elle englobe sous cette détermination les nias de Picard, l'Euze, le Vert, le liouquel et la Ponjade.
Bàiis sur le premier replat de la grande chaîne qui, du Mont Liron a Coulegne, sépare la vallée de la S a tendre nque de celle du Savel, ces hameaux sont les plus élevés de la région Galloise. Au-dessus d'eux, presque au somme! de la nionl.agne, payait la draille de Colognac an col de las Cliefs. Dépourvus encore de nos jours, d'un chemin carrossable, les habitants de Bouzons n'ont pour parvenir à Colognac ou encore plus bas à La balle, que de mauvais sentiers paves de gros blocs glissants arrachés au granit de la montagne. Ils semblaient donc, de par leur situation élevée, à l'abri des recherches des dragons. Ceux-ci se hissaient cependant parfois sur ces hauteur:-. Pierre Paisse, le fugitif du mas du Mazel, revenanl de dire adieu à son vieux mailre Pierre Durant, réfugié an Mas Barnier, trouva, lors de son passage à Bouzons, des maisons brûlées par les soldats. Le 5 mars 1686, le prédicanl Vidal, de Colognac, avait failli être pris par eux au Col des Fosses. Pins heureux que -on compagnon Arnaud du Buisson, près Cros, qui inl pris el pendu, il put, quoique boîteux, échapper aux poursuites.
lin tG90, David (la/an. originaire des Plantiers el
cousin germain du prédicant Bringuier, de la Gardelle, nias situé au-dessous de Bouzons, se trouva sérieusement atteint par la dysenterie. Il se relira dans un mas de Bouzons où il fut, dit-il « aussi bien servi ou mieux que M. Dugua », le commandant des dragons à La Salle.
L'année suivante, lorsque Vivent, « au pied de la côte de Sumène, sur le grand chemin de G anges au Vigan », eut fait exécuier le traître Gaucher, l'un de ses compagnons Gay, originaire de Sumène, conduisit louk la troupe dans la nuit par le mas de Feltrou, Galon, Le Villaret et St-Roman-de-Codières jusqu'à la montagne au-dessus de Bouzons, où ils trouvèrent un asile.
Malgré son isolement des centres, qui lui avait, valu, en 1580, d'être choisi par Firuiin Bymard, cuiratier de la ville d'Anduze comme heu de refuge contre la peste (1), le quartier de Bouzons lui un lieu de passage et de refuge pour les prédicant?. Là aussi, les habitants surent s'ingénier pour mettre rapidement leurs hôtes en sûreté. Au Germo, à La Tubette, ces cachettes ont disparu avec les maisons aujourd'hui simples amas de pierres. Au Mas du Vert, situé à peu près au •centre de celle région, il eu existe cependant nue tout à fait intacte.
Bâti à quelques mètres au-dessus du chemin qui dessert tout, le quartier, le Mas du Vert se rattache à celuici par deux rampes très raides. A leur point d'union, un étroit passage entre deux maisons permet d'arriver
(1) P. de Bauaes, X- La Salle, 1580, folio 307.
dans une cour intérieure sur laquelle s'ouvrenl les porles des habitations.
A l'Ouest, le chemin se continue par un escalier permettant d'arriver à une nuire maison de l'agglomération cl à la montagne. A droite, sous un escalier extérieur, à demi recouvert par la toiture, se trouve la porte d'entrée d'une des maisons. On arrive par là dans une cuisine ayant une sortie du côté des terres avoisinantes.
Cette cuisine possédait à côté de la porte extérieure une autre porte aujourd'hui transformée en placard. P.ar celle-ci, un communiquait directement avec une écurie cl de la avec la bergerie, séparées l'une de l'autre par un mur de' I m. 50 n'atteignant pas- le plafond. A côté «le ce mur -e trouvait un escalier intérieur pour monter au grenier de la bergerie. Celle-ci possédait une porte pour sortir directement dans la cour comprise entre le- divers corps de bâtiment constituant le mas du Vert.
La petite écurie adjacente à la cuisine n'est éclairée que par une lucarne : la bergerie .a des ouvertures plus rudimentaires encore. Quand la porte de celle-ci est close, la difficulté est grande pour se diriger.
Au lia- du passage communiquant avec la cuisine se trouve une trappe recouverte par le fumier de l'écurie. (Vile trappe obture une ouverture de 0 m. 50x0 m. 50 par Laquelle on pénètre dans une cavité voûtée, en parlie creusée dan-- le pocher sous-jacent. Mlle a comme dimensions V mètres de large sur 5 mètres de long el i) m. "i> de hauteur.
Sur la paroi de cette cachette qui regarde la cour intérieure, se Irouve une ouverture carrée de 0 m. 10
sur 0 m. ]0 el 0 m. 50 de Longueur. Celle-ci aboutit audessous de l'escalier extérieur près du sol. A cause de cette situation, elle passe facilement inaperçue.
du Vert
ij.tt,
Dès (juc l'arrivée des dragons sur le chemin -de La Salle était signalée, David Gazan pouvait, s'il était soigné dans cette maison, passer très aisément de la cuisine dans l'écurie. Il soulevait la trappe sur laquelle on étendait le fumier voisin et se trouvait ainsi complè- It'iiiciil à l'abri des poursuites. Grâce à la petite ouverture qui aérait en même temps la cachette, le proscrit surveillait les allées et venues dans la cour. Maigre leurs recherches, les dragons ne pouvaient pas se méfier qu'il lui aussi près d'eux. Le danger passé, le prédicànt pouvait remonter dans la cuisine.