‹ Les Cafés politiques et littéraires de ParisChapitre 11 sur 44 · LE CAKE DE FOY · texte numérisé non relu

LE CAKE DE FOY

nées1, donna aux pauvres sa fortune, évaluée à plusieurs millions. Une partie de cette somme importante doit, suivant le testament, servir à construire un hôpital, et les revenus de ce qui restera disponible seront appliqués à l'entretien de cette œuvre de bienfaisance.

La vente de son mobilier, qui eut lieu au mois de mai 1H7+, produisit une somme fort importante. Le second fils de Paul Delaroche était le filleul de M. et de Mme Lenoir, qui lui donnèrent 500 , 000 francs le jour de son mariage.

Ainsi le Palais-Royal a vu disparaître un à un tous les établissements publics où se réunissaient les célébrités du moment. Le café Lemblin, dont la clientèle était composée de savants ; le café de la Montansier, devenu sous les Bourbons un rendez-vous de bonapartistes; le café Cora\\a, fréquenté par les jacobins; celui -du Caveau, par les girondins; le café de Valois, hanté par les feuillantins.

Au café Corazza ont encore lieu les banquets du Caveau, à la Rotonde ou au café d'Orléans vont souvent les hommes de lettres qui fréquentent la librairie Dentu, et rue de Valois, au restaurant du Bœuf à la mode, on voit les rédacteurs du Constitutionnel et du Pays dont les bureaux sont voisins. Quelques provinciaux regardent avec un certain ahurissement M. Paul de Cassa-

Page 1