CAFE DE LA RUE J.-J.-ROUSSEAU
ue Jean-Jacques-Rousseau, près de l'hôtel de la Poste, au fond d'une cour, existait, vers la fin du règne de Louis- Philippe, un petit estaminet qui était le rendez-vous des révolutionnaires de cette époque.
On y voyait Caussidière, Lagrange, Martin Bernard , Louis Blanc et beaucoup d'autres qui préparaient dans cet établissement la chute de la branche cadette, et par conséquent s'apprêtaient à prendre sa succession en installant la République. Car en France, comme dans tous les pays sujets aux révolutions, il n'y a jamais de changé que les hommes et les étiquettes; quand ils sont au pouvoir, les radicaux deviennent conservateurs.
Lorsque éclata le mouvement de février 1B4B, qui devait aboutir à la chute d'une dynastie, personne, parmi les républicains, ne crut d'abord à la victoire. Les prudents du parti voulaient faire de l'agitation, mais ils recommandaient d'éviter