‹ Les Cafés politiques et littéraires de ParisChapitre 26 sur 44 · GO LE CAFÉ DE SUÈDE · texte numérisé non relu

GO LE CAFÉ DE SUÈDE

M. Antoine Gandon, l'auteur des Trente-deux duels de Jean Gigon, mort depuis quelques années, a été un des habitués du café de Suède. Lambert Thiboust, quand il entrait, était toujours accompagné de M. Paul Aubert, surnommé Pomme-au-beurre. M. Teissier a également un pvlade, c'est M. Ernest Adam. On a donné à M. Verlé le sobriquet de Canuche, pourquoi Canuche?

M. Alfred Touroude, Havrais et auteur dramatique, qui se dit tout modestement le Shakespeare du xixe siècle, fréquente le Suède. Ce jeune auteur admire ses pièces et parle de son génie. M. Durécu, ancien directeur des Folies-Bergères et de beaucoup de théâtres de province; Pons, l'excellent maître d'armes; Henri Chabrillat, exrédacteur du Figaro, attaché pendant la guerre à la personne du général Chanzy, décoré pour sa belle conduite, et aujourd'hui codirecteur des Folies-Nouvelles avec M. Cantin, son beau-père; Vermersch, le sinistre rédacteur du Père-Duchêne ; Albert Glatigny, comédien et poëte; Legrénay, qui joue avec un succès étourdissant les rois dans les féeries, Hamburger . Alexandre père et fils, et beaucoup d'autres artistes, ont été ou sont encore les clients du café de S:

Tous les habitués du boulevard ont connu au moins de vue M. Glatigny, d'une taille que sa maigreur excessive faisait paraître fort longue. Il

raconté comment un jour, voyageant en Corse, un gendarme le prit pour Jud, l'arrêta et voulait à toute force le faire monter sur l'échafaud. Le

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