‹ Les Cafés politiques et littéraires de ParisChapitre 4 sur 44 · G LE CAFE DE FOY · texte numérisé non relu

G LE CAFE DE FOY

et les industriels durent aller habiter les boutiques créées sous les arcades. Le café de Foy se déplaça, quitta son installation primitive et se rétablit à l'endroit où toute la génération des dernières années du xvme siècle et celle de la première moitié du xixe l'ont vu prospérer, décliner et disparaître définitivement. Il avait primitivement pour enseigne : A la Foy ; ce nom parut sans doute trop long et il devint le café de Foy.

Pendant la première République, le jardin du Palais-Royal était fréquenté par les politiqueurs de toutes nuances, depuis le royaliste jusqu'au pourvoyeur de la guillotine; les boursiers, les aigres-fins, les filles publiques, les incroyables du Directoire s'y coudoyaient. Sous l'Empire, les uniformes des officiers et des généraux remplacèrent les costumes extravagants et grotesques des citoyens animés du souffle de rj2.

En 1815, la célébrité du café y attira les chefs des troupes étrangères, et beaucoup de serviteurs dévoués de Napoléon Ier s'y rendaient également, dans le but de froisser par leurs airs ou leurs discours les chefs russes, allemands ou anglais, et de les forcer ainsi à se battre. Beaucoup de duels naquirent de ces disputes, naturellement la population parisienne prenait toujours le parti des Français.

Le peintre Carie Vernet était un des habitués du café de Foy, où son fils Horace allait le voir souvent. Ce dernier peignit même au plafond une hirondelle qui est devenue légendaire et que plusieurs générations sont allées voir, ne se doutant

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