I. Lacépède
D'UN RHETORICIEN. ii
M. Dumas* défend aux élèves de crier : Vive le Roi! Il ne faut pas se compromettre*!
Je me console le soir par la lecture de la Nouvelle Héloise. J'en achève la deuxième partie. Rousseau lui-même accuse de froideur quelques lettre», où l'esprit seul brille.
Ces étincelles d'esprit, qui pétillent çà et là dans des relations malignes, tout en m'amusnnt ne me font pas éprouver de ces sensations douces ei délicieuses que donnent les transports de l'amour vivement exprimés par un homme qui les a sentis.
J'explique une comédie pastorale de Gessner. Les idées n'en sont pas neuves, mais elles sont agréablement contenues et développées dans un cadre très propre ù les faire bien ressortir. L'allemand me délasse du latin et du grec.
i4 mars. — Nouvelles de plus en plus aflligeantes pour les zélés royalistes.
Les journalistes, ces menteurs oflîcicls, avouent de terribles vérités : ils disent qu'une conjuration bien ourdie, et dont Paris était le foyer, a préparé les chemins à l'Empereur; qu'il est entré dans Lyon sans coup férir, parce qu'on avait eu soin de disséminer en France les troupes
I. Censeur dr» t-ludcs au collrge Henri IV; depuis proviseur au rolltfjp Charleningnc.