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dans un gi'enier repoussant, adossé à une tour humide', mais prolongées longtemps, au milieu de la plus aimable fjtmiliarité et des plus doux épanchements que l'homme puisse connaître?
Dites-moi ce que sont devenues ces autres soirées, passées dans un meilleur gîte, moins amicales, presque entièrement consacrées à l'étude, mais dans lesquelles on accordait encore chaque jour une demi-heure à l'amitié 1'
On trouvait encore le moment de donner l'embrassade du soir à son ami !
Nous ne sommes plus dans les mêmes lieux, me répondez-vous. Dites plutôt que nous ne sommes plus les mêmes. Votre cœur est changé ! Et c'est ici le moment de vous expliquer ce que j'entends par ces mots. Il me faut pour cela vous faire l'histoire de vos affections et de votre manière de sentir depuis que je vous connais.
Vous avez reçu de la nature un grand désir d'apprendre et de connaître. Mais vous avez reçu en même temps un cœur sensible, une âme aimante, qui ont besoin de sentiments tendres.
A l'époque où je me liai avec vous, ces deux passions étaient à peu près en équilibre, se partageaient à peu près votre âme par égale moitié. Vous redoubliez votre rhétorique; vous aspiriez, et justement, au prix d'honneur. Mais