‹ Les cahiers de Madame de ChateaubriandChapitre 14 sur 66 · Cf. note page · texte numérisé non relu

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2. Chateaubriand reproduit ce passage depuis : « M. de Chateaubriand écrivait... » jusqu'à : « que j'en voyais délivré » dans les Mémoires d' Outre-Tombe ^ t. III, p. 677,

Un mot* de cette brochure avait déplu à M. Pozzo di Borgo^ et on lui sacrifiait l'auteur.

Mars i8H. — Cependant Thonime qui avait soumis le monde, qui avait, comme il le disait lui-même, des rois dans ses antichambres, celui qui, le l*-'" janvier 1814, disait encore au Sénat : « C'est moi qui suis le trône et la France », cet homme du destin, au P' mars^ 1814 n'avait plus de trône.

20 mars ^8HK — Enfin le 20 mars arriva. Ce jour devait être pour nous un jour de délivrance : ce fut celui d'un mécompte complet ; il fut suivi de vexations, d'autant plus pénibles qu'elles fai-

1. « Que les Romains ne voulaient pas de Corses même pour esclaves ». (Note du manuscrit A.)

2. Charles-Alexandre comte Pozzo dl Borgo (1764-1842), député de la Corse à l'Assemblée Législative, se réfugia, après l'insurrection de Paoli, à Londres puis à Vienne, enfin en Russie où il prit du service dans l'armée. Il combattit Napoléon de toutes ses forces et donna à Alexandre I" le conseil de s'emparer de Paris (1814) sans s'inquiéter des manœuvres de l'Empereur, certain que, la capitale prise, Napoléon ne pourrait plus lutter. Ambassadeur de Russie à Paris (1814-1835), puis à Londres (1835), il prit sa retraite à Paris en 1839.

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