Decazes, Capelle,etc. » (Note de TAuteur
sera qu'on veut en venir à quelque chose de raisonnable.
Réflexions. — Les malheurs de la France attribués à la Charte par les partisans de Vabsolutisme. — Qu'est-il résulté, depuis 1814, de l'exagération et de cette manie d'absolutisme avant d'avoir aucun moyen de renverser la Charte jurée par Louis XVIII, qui pouvait se dispenser de nous la donner à Saint-Ouen ?
Le Roi, en entrant en France, pouvait se faire roi absolu, car alors les Français étaient façonnés au despotisme. Bonaparte leur en avait fait connaître les douceurs, en même temps qu'il ne leur laissait pas même imagmer un moyen de résistance. Par qui cependant la Charte a-t-elle été enfantée? Par l'abbé de Montesquiou, M. Ferrand, tous pères barbares qui renient leur enfant en le mettant au monde. Cette Charte une fois jurée, les vrais amis du Roi (ceux-là qui avaient souffert si longtemps et si fructueusement pour sa cause mais qui n'avaient point été appelés à Saint-Ouen), crurent devoir s'y soumettre et en tirer le meilleur parti possible. Certes, la Charte ne forçait pas le Roi à refuser, d'après les conseils de M. de Blacas, la plus petite place à M. de Chateaubriand, après son livre De Buonaparte et
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des Bouî'bons, pour accabler de grâces et de faveurs les Fouché, les Soult, les Decazes, Oudinot', etc. Ce n'était pas à la Charte que M. de Caulaincourt dut l'honneur d'être le premier Français qui dînât avec Monsieur à l'arrivée de ce prince en France!-
Réflexion. — Ministère Polignac (4S30) et les 'pénitents en faveur. — Le Roi est aimé; on veut la monarchie, mais on veut le Roi avec les institutions qu'il nous a lui-même données et la religion telle que nous l'enseigne l'Évangile. J*entends beaucoup parler de piété et surtout de charité à MM. les ministres ; mais leur charité n'a rien de commun avec celle que nous enseigne saint Paul. En tous temps il y a eu des impies, peut-être moins aujourd'hui qu'avant la Révolution, et alors où était le foyer de l'incrédulité? A la cour et parmi les grands, parmi ceux qui aujourd'hui ne parlent que de haires etdecilices.
C'est vrai, répondent ces parleurs de vertus ; mais, dit-on, l'expérience nous a convertis. A la bonne heure ; mais les pénitents doivent être
1. Charles-Nicolas Oudinot (1767-1847), maréchal (1809), duc de Reggio (1810), pair de France il815i, commandant de la Garde Nationale, grand-chancelier de la Légion d'honneur (^1839), gouverneur des Invalides.