Feuille libre
3. François- Ma rie- Pierre Roullet, baron de La BouiUerie (1764- 1833) commis au bureau de la Marine, caissier particulier du Premier Consul, trésorier du Domaine Extraordinaire. Rallié au\ Bourbons, il fut nommé intendant général de la Liste Civile U814), député de la Sarthe (1815), pair de France il827), intendant général de la Maison du Roi (1830), il jouissait d'une grande influence auprès de Charles X ; son opposition à Chateaubriand (dont les traitements furent plusieurs fois supprimés à son instigationi explique les allégations dédaigneuses et injustifiées de TAuteur. — Alphonee Roullet de La Boiiillerie^ neveu du précédent et son collaborateur, intendant de la Liste Civile.
de meuniers) avaient un traitement de 20.000 à 30.000 francs.
On dit à [)résent qu'il y avait trahison partout, dans l'armée, dans le Château : ehl n'est-ce pas ce qu'on ne cessait de leur répéter? Que tous ces bonapartistes, ces révolutionnaires, ces hommes sans aveu ou tarés dont ils faisaient des saints ou des convertis, les uns les flattaient pour obtenir des places ou garder les leurs, les autres les poussaient à des folies pour les perdre. Mais ce langage alors était celui de la défection ou du libéralisme! Celui qui renonçait à tous les avantages des honneurs et de la fortune, qui abandonnait la plus belle place du monde et 20.000 livres de rente pour signaler le danger, était un ambitieux, un libéral, un homme de la défeclionM Celui-là, qui contait des erreurs pour jouir de tous avantages de la faveur et de la fortune, était seul écouté. C'était le royaliste par excellence, détaché de tout hors de l'amour de son Dieu et de son Roi I 0 fatale influence d'une hypocrite flatterie sur un prince qui n'avait rêvé que des impossibilités!
1. Lorsqu'en 1824, Chateaubriand quitta le ministère des Affaires Étrangères, il devint le chef d'une opposition de droite que les ministériels appelèrent le parti de la défection et dont les attaques amenèrent quelques années plus tard la chute du ministère Villèle.
29 août 1830. — Les ultras de Paris ne voulaient pas entendre parler de la liberté de la presse. Ils la trouvent cependant fort bonne en Belgique, parce que, dans ce pays, leur parti en a besoin pour faire de l'opposition contre le roi des Pays-Bas. Aussi, comme les libéraux de Bruxelles soutiennent la même cause que les ultras d'ici, le NonceS à qui M. de La Celle- en faisait la remarque, répondit tout uniment : « Ahl mais c'est que les libéraux de la Belgique^ sont d'honnêtes gens et que ceux de la France sont des coquins » ; et c'est à cause de cela que les premiers ont fait leur révolution en brûlant et massacrant, tandis que les autres n'ont fait feu que pour repousser l'attaque, et ont été d'une modération sans exemple après la victoire I