‹ Les cailloux [microforme]Chapitre 3 sur 16 · LES CAILLOUX ZE · texte numérisé non relu

LES CAILLOUX ZE

Et quand elle rompt le silence Du matin froid, par ses discours, C’est en pleurant sa turbulence Qu'on lui dit un premier bonjour, La cloche qu’une main balance.

rimes obtain MSIE

Tandis que le maître proclame

La nécessité d’avoir l’âme

Pure et chaude comme la flamme

Du soleil, dans le firmament,

Les élèves voudraient bien être

Le rayon joyeux qui pénètre,

Par le trou bleu de la fenêtre, Insolemment.

Tanais qu’il leur jette, à brassées, Les splendeurs des gloires passées, Fleurs que l'Histoire a ramassées:

Qu'il leur dit l’empereur romain Et l’Aigle mort à Sainte-Hélène, Chaque élève songe à demain, Quand on s’ébattra dans la plaine,

A perdre haleine.

Tandis qu'il leur fait entrevoir Le bonheur grave du savoir, Les récompenses du devoir

Et la beauté du sacrifice,

En soi-même chacun se dit

Que, si le temps se refroidit, On s’en ira, demain jeudi, Là où l’on glisse.

Crépuscule blanc

Les bois ce soir ont le frisson.

La brise, rythmant son haleine, Dit sa dolente cantilène

Aux nids désertés des buissons.

Le jour mourant à l’horizon

Du village aux blancheurs de laine Met des reflets de porcelaine

Sur les toits neigeux des maisons.

Dans le val et sur la colline, Tout s’embrase et tout s’illumine En un vaste scintillement.

Et sur la neige, chaste voile, On dirait que le firmament À laissé tomber ses étoiles.

Dimanche

Il a coulé comme un ruisseau,

Ce jour de paix universelle.

Dans le chant pieux des oiseaux,

Il a coulé comme un ruisseau.

Tous les cœurs, comme des roseaux Sur qui l’eau s’epanche, étincellent.

Il a coulé comme un ruisseau,

Ce jour de paix universelle.

Un cierge en extase brûlait,

Dans la fraîcheur de la chapelle,

Et, dans mon cœur d’enfantelet, Un cierge en extase brûlait, Quand on a dit le chapelet.

Près des ex-votos qu’on épelle,

Un cierge en extase brûlait,

Dans la fraîcheur de la chapelle.

Ah! comment peut-on vivre sans L’'ostensoir d’or qui se constelle

Et l’odeur chaste de l’encens ?

Ah ! comment peut-on vivre sans Le flot clair et rafraîchissant

Des paroles sacramentelles ?

Ah ! comment peut-on vivre sans L'ostensoir d’or qui se constelle ?

Le Bonheur

Par l’air matinal enivrés,

Nerveux, folâtres, délurés,

Les bambins aux mollets cuivrés Sautent dans l’herbe.

Habillés de costumes blancs,

A l’abri des soucis troublants,

Ils foulent les gazons tremblants, D'un air superbe.

Le soleil brille dans leurs yeux

Et le rose pâle des cieux

Trouve un reflet délicieux Sur leur visage.

Grisés d’espace et d’horizon, Resplendissants dans le gazon, Ils sont la vive floraison

Du paysage.

La Rentrée

Quant la brise geint, septembrale,

Après les chaudes pastorales Du clair été;

Quand on revient de la campagne

Et quand le Val et la Montagne Sont désertés;

heart 27 hote ARE U Promoirmnd bi jar ras jabpes bits égomérea 14

sata cha

prcdite is sr t nerten en tree tie 700 The vente

Quand les bourgeois quittent Virgile, Pour venir repeupler la Ville De citoyens, On voit cheminer par les rues, Au milieu de la foule accrue, Les collégiens.

Corame à leurs lèvres se sont tues Les hilarités qu’ils ont eues, Pendant deux mois, Ils vont, tristes, vers la rentrée Et se disent, l’âme serrée D'un lourd émoi :

Las ! nous qui reprenons la plume, Collégiens, en juillet nous fûmes De fiers gaillards !

Mais l’air est pur que l’été donne, Et ce pâle matin d'automne Sent le brouillard.

Page 1