‹ Les caisses d'épargne de la Suisse considérées en ellesmêmes et comparées avee celles d'autres pays...Ouvrage présenté à la Société Suisse d'Utilité Publique, siégeant à Genève le zo aoùt 1837Chapitre 20 sur 37 · CHAPITRE h · texte numérisé non relu

CHAPITRE h

"^ONSlDÉBÂTiONS GÉNÉRALES SUR LA SITUATION DES CAtS*

SES d'Épargne de la suisse a la fin de Ifô5 , ey

SUR leurs I»R06RÈS DEPUIS 50 ANS.

La première Caisse d'épargne de la Sirisse a cornmeûcé à Berjoe en 1787; il y a cette année cinquante ans.

Après ce demi^siècle, il est cnrienx de voir comment Finstituiion s^est développée, et dans quels cantons elle a eu le plus de faveur. Nos renseignements, joints au travail de M. Bernouilli , en 1825, permettent bien de Tapprécter.

(1) Les réflexions conteilaes 4^nê cette troMÎème partie sont le développement ou le comnentaire des tableaux qoî termîntnt Toii- ^rage. Je me dispenserai de renvojer da texte aux tableaux, ou vice versli , pensant que le lecteur ne négligera pas de le faire lui*

|. Nombre des Caisses iT épargne* (T»bleaiizS,Set4k)

Voici le nombre des Caisses d^épargne de la Suisse de dix en dix ans :

1795« • • • 3 (BerM,Bàle, Génère).

1805. • . . 3 (Berne, Bàle, Zurich )>

1815. • « • 10 (Les mêmes, plus NeuchàteL, Bâle 2* caisse, Aarau, Vevcy, Sainl-Gall, Schwytz, Coîre).

Ou, si l'on veut comptep comme Caisses d'épargné tous les bureaux ouverts dons des communes différentes: - ^

1825. • • • • • 91 environ.

' 1835. ... « 165 environ.

A la fin dé 1835, dix-huit cantons ou demi-cantons possédaient des Caisses d'épargne. Dès lors Appenzell (Rh.-Intér. ), Uri et BÉIe-Campagne se sont occupés d'en créer. Il ne reste plus c|ue Zug, Undervrald et Valais, qui, en 1837, ne se soient pas occupés d'é*tablir chez eux cet admirable moyen d'ordre et d'éco-

noniie. Zug etUaderwald peuvent trouver des excase» dans leur peiilesse el dans la circonsiancô que leurs habitants sont presque tons agriculteurs. Ils pourraient citer. tel district dansj'inlcrjeur d'un grand canton, plus vaste, plus peuplé qu'eux-mêmes, qui serait aussi dépourvu de Caisses d'épargne. Valais n'a point d'excuse. H est îacôncevable qu'un canton de 76,000 âmes , ayaiit plusieurs petites villeS^ oïl gros bourgs, «l'ait pas encore songé à établir une seule Caisse d'épargne. Si. nous comparons le Valais aux cantons analogues , par exemple à celui des Grisons , qui possède depuis 18U8 une Caisse d'épargne florissante, étendmit ses bienfaits dans .tout le pays, nous sentirons l'immense d^renc6 qui exi^e. Ce qui conviendrait au Valais, c'est une Caisse d'épargne à Sion, avec dos bureaux correspondants dans chaque dixain , ou treize Caisses d'épargne différentes. JEspérons que l'exemple des autres cantons produira cet heureux résidlal.

En définitive, l'institution des Caisses d'épargne n'a pas marché plus lentement en Suisse que dans beaupoup d'autreç pay^ , malgré, l'absence de toute centralisatijon. L'exemple a su£S, à cause de Is^ présence toujours vivifiante d'un esprit public local, dans chaque canton ou commune. Quelquefois l'impulsion est partie de localités peu importantes. Ordinairement les chefs-lieux ont commencé, majs dans les canionsde

Vâad, Friboui^ et Âppeuzell, ce sooi des viHcs oa eommuoes moins peuplées que les chors-Heux.

li& tableau o** 3 momre $ daus les cpiaU'e premièpes colonùes, quels sont les canlons oii' les Caisses d'ép9u*gn6 et leors divers bureaux de receiie sont le plua à ladisposUion des habitants. Pour s^en faire uneidée, il faut avoir é^rd à larpopulaJtioo ^ surlpui à^ia surfilée de chaque caulon. Neuchâiel est celui oii il est le plus ^i$é de placer à la Caisse d'épargne , car il y a un receveur pour 1429 habitants et pour une éten< due de moins d'une lieue carrée. Après lui c'est Ap-i pensell { Exiér. ) où Ton a le moins de temps à perdre pour aller à un burea^t de Caisse d'épargne; ensuite Glaris, Argovie, Bàle-Yille| Genève el Tburgovie. Zurich et Berne sont à peu près dans la moyenne.

Les cantons o^ il faut faire le. plus long trajet pour placer à la Caisse d'épargne sont r Grisons, Lucerne, Tessin^ Saint-Gall, Schwy tz^Vaud y ^chaiTouse^etc. , sans parier des cantons où il n'y a point de Caisse d'épargne eLoù l'on peut rarementavoir rçcoursaux cantons voi^ sins, i cai^ede la distance ci de l'obligation du domi* cile exigée ordinairement popr être sjdniis à déposer.

Page 1