XVII. Thubgovie
Les icfaiSf*es des tableaux m'ont été eommuniquéa par M. Freyenmuib. Ils se rapportent au 1^ Janr vîer 1836.
XVnL Tessin.
Les progrès de celte Caisse sont extrêmement ra*ptdes : près de 600,000 L. S. en dieiix années et demie. Qn doit TaitrUmer sans dout^ à la créaiien simultanée (^ triMs^l^ttrefiiix e( k Fabsence de maximum pour chaque placemimt. U est vrai de dire qu^ les chiffres ont été pris aa 30 jai? 1836, c'esM»-4ire$îx mois î^près ceux relatifs aux autres Caisses.
XK. Vaud.
En 1825, M. Bernonlli comptait quatre Caisses d'épai^e-) Vevey^ Chenit, Lausanne et Moudon, ayant 303,4il L.S. Il omettait Yverdon et ne donnait pks le chiffre des déposants du Chenit. En supposant peur Yverdon 100 déposants, à 100 L. S. chacun ; et pour le
Cfafoil.lSO dépouille ^.Vu i'épçqûe délà^andienoe de
eu. 1825, demckit «èire renvinoR 13:73jlépo8aBis «i
silion. . • : , .
J'ai dû esitmer les chiffres des déposants à Yverdan et à Sainte-Croix/ en 1S35, de même que le eapU4 d§Rfts^^l<3^^ ^ Yverjlo^,^ le me ^uift ^$ervi des chiffres: de l&3^>q»e j'ai d^nînués. d'après -qui^qu^s données vagues.
En 1836 ( 31 décembre )^te.ûombre des préteurs dans tout le canton avait augmenté encore sur 1835, de ÏTT, et lesàommes déposées dèl4^5954L. 92V» r. A Lausîanne le taux de Hniérét a été rétJhiit de 3 V» à 3 pour 100, le minimum des dépôts tU ^k iCf fi*,, ei le maximum à été poWé dé lOO à ?00 par imtiée. lié non/bre des Ca&sses n-atail' pas cban^»
" La populsriion du t^ntoù -étant' dé ! JS3,S8ft amei, it yavait,au31 décembi^e'18S5'ï '
1 déposant sur 56 y, ipdiyid)is ;
Eu 1836 : 1 déposant sur 49 individus.
Quant aitxsoriimes : •? .«
Eli ISg». . . . . : . lA 4> »>. par \ive.
Eo i836* . . . . ^, ♦ . . . . -5 52 r.. .—
.1^ valeiir moyenne, de chaque dépôt,, '.
El» <85S.\ . • . . t ... tS, 256 ?.r. .
En 1836 26118 r.
N'a point de Caisse d'épargne. '
„ , . . XXJ. Neuchatei^
I^. timi/ie. fix^e ppiir ua. d4p6t ^st dé 3j000 Hv, 4e |fett€j^àtel,.niïiis I9 4ife<èiioB n^aJAHiaiSragi ay«q.r.ig)aQ^r à cet'éiprdu Elte f l^Hss^ grandir. (}u^qij)e$ cp^H^eSpaM/^là diu^niaxjnKi^^;^xé, Auçan qe^iendant n^à déparé 6eOQ< liv. d^ K. ( 5714 L. S->.
: Gr^ea ?à IVUviié de M, Coulon, àreRpritindustrj^iUsC|i Q<^onoaiedQt.N,eaoh^eipîs,.^,au ^ys^ième des bureaux de recelte ouverts dans ehaque comn^Mne^ U Çai^f 0-, d'^rgQo d0 N^ucbdtel e^l prrivé^. à une pfpçf^Ué ^efn^rqiKtble. Yoici quelqjues indÂçaiioos «i;r s^; marché progressive»;
t]nSèiSi7 ( 5« ann.) 453 81,260 .
— - ldîa( SVàiin) 570. .... *27,I60 '-*- 18» (W aiin.) 776. .... 488vlW
-rr l«21l:(42« ann.) 988. . . . , 2S4,8ÎH:
— 1826 (14« ann.) 125^ 3^i2,579
— isès (21« ann.) 2749. .... 896,747 16
— 1854 (22*> ann.) 3084. .... 1,©18,1!0 S '^ 4835 (23r ann.) I®73. . . : : 1,148,8^-3
, -t, 4836, (24« ann.) 9^64. . . . .1,435^691^6
J'ai retranché dé la somme des dépôts 113,259 fl. 7 s. '( environ' 55,000' fr. de France ) qui appartc-
liaient , à la fin de 1835, à cinq éioblissements ou fondations de charité. ,
I^ fonds de réserve accumulé en 1835 provient, pour */4 environ des sommes données par Sf. Tronchîn et de teurs {ntéWt^,etf)our" % ^«tirôn de Texcédant des intérêts payés sur ceux reçus. Il s'augmente ch^ue année de près de 20,000 te. é^ Frahcë. Au M décembre 1856^ il s'élevait à y. • envfh)ti du montant des sommes dépo^ée^. Lorsqu'il set*a égal à V««5 ce qui ne tardera pas , on devra, <faprès( le règlenfent, «^occuper de remploi à faire de Texeédant des revenus.
tenant au mode de placement des fonds, oU peut reliiarquer que l^ pistcèmcnts hypothécaires ^ont pré* férés maintenant aux effets de commence, par des causes peut-être momentanées. £n 1829, il y avait au 31 décemtMre , pour trois, millions de Oorins d'effets de commerce en portefeuille, et pour UB.millioo et demi de créances hypothécaires} en 183€, quatre millions de créances hypothécaires et Un million et demi d'effets de commerce.
Les. frais de rétablissement se sont élevés en 1836 à 13,419 fl. (environ 6000 fr; de France). Il est vrai que le bureau esi fourni gmtOitement par TEtat. „Le nombre des prêteurs s'est élevé,^ au 3i décembre 1836, à 7602, ce qui dowe la proportion ex*
traMM*Âi!iitir0 dr I déposant 'sur 7 ^/<o huilants. Ltur avoir éiftii de 3,43T,t89 Ù. 9 s( (t. S- 1,140,092).
le daiiibl^ dea orétmciers ou prétciw^ se rapprOr diejieamoap de celui cfue Mf. Ah Candolte^Béisdef avait tndicpie en proposant de foiKlér rélàblissenient. Voièî en eflfbt les termes dè^a propositloiî du 10 dé- <}èmbre 1^1 4 , a» Conseil Représentatif :
a H prépose la création d'un établissement public sous le nom de Cdiss^ d'Epargne^ jpkJur recevoir à înléréts le fruit des économies dès classes peu aisées de k société genevoise. Ces classes , qui peuvent s'ap* peler lès classes travoîllanies de la société , représentent nn total approximatif de TOOO Individus; elles se divisent en trois :
1° Celle des ouvriers et artisans travaillant dans les diverses ifabriques ( Il dit plus loin que leur nombre était alors de 4400) ;
^ Des domestiques de la ville ( 1400 en 1810) ;
3^ Des domestiques et journaliers des campagnes
fiaoo). »
L'auteur de la proposition ne pensah pas que les 7000 personnes auxquelles la Caisse d'épargne était destinée finissent tontes par en faire usager II croyail que 3000 environ y prendraient pan , mais il ajoutait qu'en considérapt les familles de ces 3000 indt-
Yidit8,Je qparlide la populalioB gen6v<M$e ^^rail intéressé à rinstUutioQ. Le chiffre àe TO0O aélé dépassé, par d^autres causes que celles qn^il prévoyait ^ en pariiimlier par Teffet de FaogiDentfiUoii générale du per* sonnel des domestiques et du grand nombre d^eniaols sous le Dom desquels oa place, en partie pour éviter la limite du msaimum imposé par le r^entoent. On peut dire que la moitié des habitants du canton est aujourd'hui intéressée aux fonds de la Caisse d^épargne; cependant les secours donnés par la charité publique et particulière ne paraissent pas avoir diminué , dans leur ensemble , contrairement à ce que Fauteur de la proposition avait espéré (*). D'ailleurs tous lés avantages qu'il espérait se sont réalisés.
Je vais donner le tableau du mouvement de la Caisse d'épargne depuis son origine , d après un relevé que je dois à Tobligeance de MM. les administrateurs. On
(I) Ils ont peut-être diminue dm» .U' vlfte, roab ils ont augmenté dans les commanes rurales , sartoat dans celles qui se sont enrichies par le fait d# leur accession an canton de Genève. Les sommes distribuées par la charité sont une preoite de. la richesse publique autant que de ta misère. On donne lieaucoup lorsqu^on peut donner beaucoup et -les dcmandc^i ne •*adressent qu'à ceux qui peuvent donner.
D*^après les renseignements roornis au D' Bowring , par des personnes bien infarmécs, il pavait (^\n tSift , il j a^aît dans le canton de Genève environ 2â00 individus assistés par des établissements publics on sociétés, soit 1/22 de îa population. Ils recevaient environ cent francs de France par ike.
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remycpiefarque-te» tmnmeg Twgéey (}S r/.o nrillions de florins, environ 6 millions de fi*ancs de Fnùice) s^étèvent à pla^ ihl liers des gommes payées daûs le caolôn sous forme d'Hnpdi, dons le même laps de temps ( 3i miilioiDS )• En 1836, les dépenses publiques du pays se sont élevées h 1,900,000 fiorins. Il a été versé dans la Caisse d'épargne 1,203,000 fl. Dans deux ou trois ans, il se versera probablement dans la Caisse d^épargne, chaque année , une somme égale à eelle des impôts.
En estimant Pavoir de tous tes faabltauis du ctnton de Genève réunis ensemble , ce qui n^est pas di&i- Qîle au moyen de quelques-uns de nos impôts, on arrive à reconnatlre que les capitaux déposés à la Cakée d^épargne constituent maintenani la ccnliètne partie environ de ta fortune publique, et ta 4 S** partie de la.foHune mobilière.
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