‹ Les Caisses de Secours & de Retraites: Des Ouvriers MineursChapitre 12 sur 85 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

à une autonomie absolue; l'autre, au contraire, à une complète tutelle.

Sur le premier s'engagent les institutions sainement organisées ; fortes d'une longue jeunesse, elles atteignent ainsi le développement normal de la maturité. Créées par les soins du patron, elles s'affranchissent peu à peu de son intervention et s'en remettent presque entièrement aux bons soins des véritables intéressés : les ouvriers. Désormais, elles reposeront sur l'unique principe de l'Association, principe puissant entre tous, mais qui exige, pour être réellement fécond, cette discipline qui, grâce à la persévérance patronale, semble dès à présent acquise. Tel est le cas de la participation aux bénéfices, aboutissant à la Société coopérative de production, des logements ouvriers, des économats, parfois des caisses de secours ; et nous savons, en particulier, plus d’une Compagnie minière qui, jugeant les temps accomplis, s'était discrètement effacée devant son personnel, laissant à celui-ci la direction d'institutions fonctionnant en sa faveur, non sans continuer d’ailleurs à verser sa contribution propre.

Cette page particulièrement élogieuse de l'histoire du patronat a été écrite par de nombreux auteurs tout à fait compétents, et les personnes curieuses de ces questions ont pu la lire en partie aux différentes Expositions qui se sont succédé depuis 1889.

Toute différente est l'autre direction, car elle mène — nous.l'avons dit — à une complète tutelle. Il s'agit de l'intervention de l'État, intervention directe à laquelle

Page 1