ouvriers à l’intérieur. Et 41.700 » à l'extérieur
d'exploitation entraînaient bien des rigueurs qui ont sensiblement diminué ; aujourd’hui, l’aérage est assuré avec soin ; les ouvriers descendent et remontent dans les cages d'extraction, au lieu d’avoir à parcourir souterrainement de longues distances; l'écoulement et l'épuisement des eaux sont tels que les accidents de ce chef semblent peu redoutables. Au rebours de certaines professions, où le froid, la pluie et mille autres circonstances ont souvent pour cortège ces chômages si redoutés du travailleur, — l'ouvrage du mineur est quotidiennement assuré, et s’il passe plusieurs heures dans une nuit mal éclairée, il est par contre à l'abri de toutes les intempéries.
Si nous trouvons exagérée l'opinion générale, formée sans connaissance suffisante de cause, nous ne voudrions cependant pas tomber dans l'excès contraire. Le métier du mineur est assurément l’un des plus pénibles et des plus dangereux ! ; aussi les ingénieurs ne sau-
! I] n'existe pas, en France, de tableau classant les industries par ordre de danger. — Pour se procurer une telle classification, il faut recourir aux statistiques allemandes. — Voici d’après les rapports annuels de l'Office impérial des assurances de 1886 à 1891 :
1° L'ordre des industries d’après le nombre total des accidents de toute nature : Mines; usines à fer et à acier; brasseries. (Industries dangereuses : de 60 à 80 accidents déclarés pour 1.000 ouvriers}, etc., etc.
20 L'ordre des industries d’après le nombre des accidents graves (Invalidités permanentes et mort): Brasseries; conducteurs et rouliers; employés aux expéditions; mines; meuneries; industries du bois, fer et acier ; puisatiers (Industries dangereuses : de 13 à 17 accidents graves par 1.000 ouvriers), etc., etc.