‹ Les Caisses de Secours & de Retraites: Des Ouvriers MineursChapitre 8 sur 85 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

sa nature imprévoyante, son manque d'instruction et d'énergie le rendant incapable d'apprécier par lui-même les combinaisons de la prévoyance,

Le régime de la liberté devait-il donc rester inférieur à celui des entraves du moyen-âge, quant au bonheur de l'ouvrier ? L'État qui avait proclamé hautement la liberté, l'égalité de tous, allait-il abandonner son œuvre à peine ébauchée et laisser sans remède les douloureuses suites de son intervention passée? Non, cela ne pouvait être dans notre généreux pays de France. Quelles que fussent les protestations soulevées par une intervention nouvelle, si délicate que fût La chose, l'État, soucieux du sort de l'ouvrier, intervint, cherchant à établir en fait, entre patrons et ouvriers, l'Égalité proclamée par la Révolution et qui n'existait qu'en apparence. Il tenta de reconstituer les garanties du régime corporatif, notamment en abrogeant les dispositions pénales qui interdisaient la grève, en rétablissant le droit d'association et en l'organisant, en établissant toute une législation ouvrière.

L'État fut aussi sollicité d'intervenir plus directement en ce qui concerne les assurances, afin de donner plus de sécurité à l'ouvrier contre les risques auxquels il se trouve exposé. Les uns lui demandèrent de poser le principe de l'obligation de l'assurance, chacun étant tenu de s'assurer où et comme bon lui semble. Mais cette assurance obligatoire aurait été singulièrement impraticable pour la plupart.

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