DEA
a) Primitive: elle dépend d’un trouble de la nutrition qui a pour conséquence l’élimination par les reins de certains sels minéraux dont la précipitation constitue le calcul ;
b) Secondaire: elle est alors le résultat de la précipitation de certains sels de l’urine sous l'influence des modifications chimiques déterminées par la voie microbienne: l’infection étant ici la condition indispensable.
Le caleul primitif, ordinairement urique, moins fréquemment oxalique, débute par la présence dans les urines d’un sable fin, comparable à de la poudre de po’. vre de Cayenne, résultant d’un excès d’urates ou d’oxa lates dans les urines. Puis, un jour, où l’élimination de ee sable a cessé, « qui ne charie pas bâtit », dit Guyon, ce sédiment s’est agrégé dans le rein; c’est le caleni rénal qui, au milieu de crises plus ou moins nettes Ge coliques néphrétiques, descend dans l’uretère.
Cette poussière de cristaux d’oxalate et surtout d’urates de soude est formée par ces petits infarctus physilogiques que. nous avons cités, et qui, balayés par l’urine chez un enfant bien nourri, donnent lieu à l’agglomération de graviers, chez un déshydraté mal alimenté.
Le calcul secondaire est ordinairement composé de :
phosphates, basiques, surtout ammoniaco-magnésiens, et est grisâtre, crayeux, friable.
M. le Professeur Jeanbrau, d’une part, M. lé Professeur Gayet, d’antre part, ont insisté sur le fait que la lithiase urinaire n’est pas toujours due à un métabolisme défectueux, mais que c’est bien l’infection qui est