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à la base de beaucoup de lithiases. Le staphylocoque et le colibacille ont été, à ce sujet, incriminés, et leur importance dans les causes d’infection, origine des lithiases urinaires, est considérable.
P. Boisbeunet, dans sa thèse, travail de la Clinique Urologique de la Faculté de Médecine de Montpellier, dit que le « rôle lithogène spécifique » du staphylocoque paraît confirmé par les analyses bactériologiques de calculs. Dans ce domaine, et sous certaines réserves d’interprétations, ajoute-t-il, les résultats obtenus paraissent démontrer la nécessité presque absolue d’une infection staphylococcique au départ de toute lithiase secondaire.
Enfin, M. le Professeur Forgue dit qu'il ne suffit pas qu'il y ait précipitation, qu'il faut encore qu’il y ait agoelomération avec au centre un noyau de substance organique car les sels urinaires précipités s’aggloméreraient autour d’un noyau de matières albuminoïdes,
véritable centre de cristallisation.
Et Ebstein et Nicolaïer ont donné la théorie histonécrotique de cette agglomération de sels urinaires précipités par la vérification expérimentale chez les animaux. Ils firent ingérer à ces derniers de l’oxamide, qui est le corps obtenu en chauffant l’oxalate d’ammonia-
que. En s’éliminant l’oxamide détermine la nécrose et
la desquamation de l’épithélium des tubes urinifères. Ce sont les cellules ainsi lésées qui formeraient la charpente organique de la construction calculeuse.
Plus récemment, Soares a soutenu que la carence en vitamines À avait un rôle dans la formation des calculs. Higgins a soumis des rats à une alimentation dépourvue de Vitamine À et a constaté une kératinisation du
et
bassinet, de l’uretère et de l’épithélium vésical en même temps que de l’alcalinurie. Ultérieurement, il a constaté une infection de l’urine avec formation de calculs de phosphate de calcium. Ces calculs disparaissaient si on faisait ingérer de la vitamine À à ces petits animaux. Il a traité ainsi dix-huit malades, avec des résultats parfaits, en leur faisant prendre, trois fois par jour, une cuillérée à café d’huile de foie de morue.
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Anatomie pathologique
Du point de vue purement anatomique, l’uretère affecte la forme, chez le nouveau-né, d’un conduit musculo-membraneux de 6 à 7 em. de longueur, absolument analogue à l’uretère de l’adulte. (Histologiquement, son tissu musculaire et son tissu élastique sont moins développés.) Il présente done quatre parties, qui sont, de . haut en bas: lombaire, iliaque, pelvienne et intra-vésicale ou intra-murale. Dans ces quatre portions, son calibre est inégal, ce qui a permis de distinguer deux fuseaux: le premier lombaire, le second pelvien, et également deux étranglements : le rétrécissement marginal au niveau du coude qu’il fait en croisant les vaisseaux iliaques pour pénétrer dans le petit bassin, et le rétréeissement intra-vésical au niveau de son arrivée à la paroi vésicale.
Du bassinet à la vessie, par ses inégalités de volume, l’uretère oppose à la migration d’un calcul des obstaeles qui expliquent facilement la possibilité de l’enclavement. Nous envisagerons, à l’exemple de M. le Professeur Jeanbrau, les calculs, l’uretère calculeux, le rein correspondant et enfin le rein opposé.
1° LES cALOULS
a) Siège:
Nous laissons volontairement de côté les calculs « en clou ou en champignon », développés dans le bassinet et oblitérant l’extrémité supérieure de l’uretère. |
La répartition des calculs, suivant les régions, à été donnée avec les statistiques suivantes, par M. le Professeur Jeanbrau, au Congrès de l’Association Française d’Urologie, en 1909:
Calculs de l’uretère lombaire .... 22 % Calculs de l’uretère iliaque ...... EC Calculs de l’uretère pelvien ...... 51 50 Calculs de l’uretère intra-vésical.. 17 %
Le siège de prédilection est donc bien l’uretère pelvien, puisqu'il en contenait 105 sur 204 observations.
Citons enfin les calculs « fous ou vagabonds », qui changent de place avec la position du sujet, se déplaçant le long de l’arbre urétéral, sans localisation précise.
b) Forme:
Les calculs urétéraux ont généralement une forme grossièrement ovoïde, et on les compare généralement :
— à un pépin d’orange, un noyau de cerise, un grain de café; — à une datte et une amande, lorsqu'ils sont plus gros.
Les urates sont lisses; les autres présentent des aspérités qui facilitent leur enclavement ou même leur enchâtonnement.
c) Volume:
Il varie de celui d’une lentille à celui d’une prun:. Eschenbach en a même signalé un du volume d’un œuf de poule.
d) Bülatéralité:
Plutôt rare chez l’enfant, existe cependant, tel le cas de Rafin: trois calculs d’un uretère et un de l’opposé.
e) Composition chimique :
Par fréquence décroissante: oxalates, phosphates de chaux et urates qui s’évacuent plus facilement.
2° L'URETÈRE CALCULEUX
a) Au niveau du calcul:
M. le Professeur Jeanbrau a établi une classification aujourd’hui adoptée par tous les auteurs. Il distingue, en effet:
— Les calculs mobiles, « fous », « vagabonds », « rétraerades », qui varient avec la position du sujet; — Les calculs enclavés, qui sont arrêtés par un rétrécissement et risquent ainsi de grossir rapidement ; — Les calculs enchâtonnés, qui sont incrustés dans la paroi qu'ils perforent même quelquefois pour s'échapper dans le péritoine.
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b) Au-dessus du calcul:
L’uretère est dilaté: son volume varie de celui du doigt à celui de l’intestin grêle. Tel le cas cité par Albaran: intestin grêle insufflé. La radiographie de l’observation de MM. Truc et Chaptal est typique à ce sujet.
c) Au-dessous du calcul :
Le calibre est fréquemment normal, rarement dilaté. On a plutôt observé dans les cas d’infection une sténose serrée d’origine inflammatoire.
d) Uretère calculeux intra-mural:
11 repousse en général devant lui la muqueuse qui fait saillie êt prolapsus dans la vessie.