‹ Les Calculs de l'urètre chez l'enfantChapitre 22 sur 29 · STE ES · texte numérisé non relu

STE ES

Thérapeutique

La présence d’un calcul dans l’uretère est un réel danger pour les enfants, puisqu'elle aboutit obligatoirement à la destruction rénale par distension, suppuration ou atrophie, si l’on n'intervient pas rapidement. M. le Professeur Jeanbrau a établi, à ce sujet, en 1909, cette conclusion qui ne souffre guère d’exception: « L’extraction des calculs urétéraux s’impose plus systématiquement et plus hâtivement que celle des calculs du rein ».

On ne doit cependant pas conclure que tout calcul urétéral, cliniquement diagnostiqué et radiologiquement confirmé, impose l'intervention chirurgicale, Car les petits calculs peuvent s’éliminer spontanément ou à la suite d’un traitement médical. Cependant, tout calcul de volume supérieur à un pépin d’orange qui résiste au traitement médical devra être rapidement extrait.

ù INDICATIONS OPÉRATOIRES

On admet en principe que l’échee du traitement médical impose l’intervention chirurgicale, ou, pour les calculs intra-muraux, l’extraction par manœuvres evsicscopiques.

Pour Braasch, de Chicago, il est probable que 75 % des calculs urétéraux passent spontanément dans la

vessie, et il ne paraît pas indiqué d’opérer un malade avant cessation des symptômes durant trois à six mois, sauf, toutefois, dans les cas suivants: douleurs excessives et continues, infection évidente corticale ou périnéphrétique; rétention urinaire durable, calcul trop gros pour être évacué spontanément.

Les indications opératoires d’urgence peuvent donc se résumer ainsi: douleurs continues, infection persistante, sténose urétérale, perforation de l’uretère par migration du calcul et fistule, hydronéphrose ou pyonéphrose, et surtout anurie calculeuse, dont la période de tolérance est courte. Enfin, en cas de bilatéralité, le côté atteint de complications aiguës doit être opéré le premier.

Chez le nourrisson, les indications opératoires sont fonction de l’âge du sujet et des complications possibles de l’opération, en particulier du syndrome pâleur et hyperthermie. On admet généralement que c’est surtout dans les six premiers mois de l’existence que ce syndrome est à craindre; à partir de quinze mois, et surtout de deux ans, la résistance opératoire est heaucoup plus grande

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