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nels manqueront, mais encore bien souvent lexploration n'apporlera aucun renseignement.
Dans sa thèse de Paris, 1891-92, Dufour écrivait: « Le diagnostic des pierres enchatonnées présente des difficultés très sérieuses et le chirurgien ne pourra pas toujours affirmer d’une façon certaine lexistence de cette complication. Il pourra même arriver que, malgré l'existence des signes rationnels de la pierre, un praticien non prévenu et n'ayant pas présente à l’esprit cette situation possible, se refuse à en reconnaître l'existence, parce qu'il n'arrive pas, avec l'explorateur méthodiquement conduit, a avoir la sensation de contact. C’est alors que, sentant par le toucher anal une prostate hypertrophiée, il pourra rejeter tous les symptômes éprouvés par son malade sur le compte d'une hypertrophie prostatique » et Monod surenchérit en disant : e Il n'est pas rare qu’un calcul vésical échappe d’abord à l'instrument qui le recherche. Cetle circonstance s'observe, Île plus souvent, lorsqu'en partie cachée dans sa cellule, la pierre ne présente qu'une surface d'exploration souvent peu étendue. »
Enfin, le calcul, dirons-nous, peut être complètement méconnu lorsque, enkvsté, il se trouve logé au-dessous de la prostate formant comme un pont au-dessus de lui. Le toucher rectal, dans ces cas là, fournira, lui-même, bien rarement des sensations nettes et le praticien se demandera avec anxiété quel diagnostic il doit poser: néoplasme ? épaississement de la vessie? cellule distendue par l'urine ?
Ainsi donc, ces enchalonnements, enkystements, encellulements, "loin de faciliter le diagnostic, le compliquent singulièrement.
Le plus souvent les symplômes ralionnels manquent :; quand ils se présentent, ils sont intermittents où diminués en nombre el en intensilé. Robelin cile le cas d'un calcul bifide qui s'était développé dans une cellule derrière la prostate. L'une des parties avait le volume d'une grosse
noisette, l’autre était plus petite. Le malade avail présenté de la douleur, mais pas d’hématurie.
Quant à lexploration elle est difficile et ne donne fréquemment que des résultats négatifs. Moreau {Thèse Paris 1902-03), a signalé l’histoire d’un malade qui avait tous les symptômes de la pierre, sauf ceux que fournit Ja sonde et Amusal, dans la Gazette des hôpitaux de 1830, relate la présentation qu'il fit à l'Académie de Médecine d’un sujet chez lequel on soupçonnait une pierre qui n'avait jamais été reconnue, et dont le diagnostic ne fut confirmé qu'après intervention. Wilson cite le cas d’un homme de 80 ans qui depuis 35 ans présentait des symptômes calculeux intermittents mais dont l'exploration fut toujours négative. On trouva à l’autopsie, dans une cellule, un calcul de 4 onces.
De nos jours, la cystoscopie est d’un grand secours pour léechirursier car “elle. lui -pérmet. devoir ceTque -souvent ses mains n'auraient pu atteindre ou reconnaitre.
Très souvent enfin, la découverte de semblables calculs n’a lieu qu'au moment de la taille, tant est muette leur manifestation et difficile leur atteinte. Le cas de Fenwick sert de preuvé à cette assertion. Dans le Bristish Médical Journal de 1887, il dit avoir découvert dans un bas-fond vésical un calcul de 38 gr. qui n'avait donné lieu à aucun symptôme.
Superbe exemple de calcul fantôme.
Transformant la phrase de Guyon qui disait: « II v a souvent des cachelles dans la vessie, mais rarement des oublieltes » nous poserons que parfois, dans la vessie, cachettes — oubliettes.