‹ Les Calculs Vésicaux à Symptomatologie FrusteChapitre 9 sur 42 · LE · texte numérisé non relu

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avec elle. Pas de mobilité dans cette loge qui l’enserre de toute part; pas d’incursion dans le reste du réservoir: par suile, pas d’excilalion par contact des parois, partant pas de contractions réflexes douloureuses, pas de fréquence de la miclion, pas de choës vifs contre le col vésical pas d'engagement dans le canal de l'urèthre, pas d’éraillement des bouquets vasculaires de la portion cervicale, d’où pas de douleur, pas d'interruption du jet, pas d'hématurie.

Aussi, arrive-l-il des cas où le malade n'ayant jamais présenté aucun des symptômes de la pierre, le diagnostic du calcul enkysté, se fait, par hasard, au cours d’une cystoscopie effectuée dans un but thérapeutique quelconque. D’autres fois enfin, le calcul est complètement méconnu ; dans le passé du malade, on ne relève absolument rien, ayant, de près ou de loin, le moindre rapport avec la pierre. Celui-ci meurt au cours d’une affection qui n’a rien d’urinaire et, à l’ouverture de son cadavre, on constate qu'un calcul était enkysté dans la vessie, tout en n'ayant jamais donné lieu au plus léger symptôme.

Au manque des signes rationnels on ne peut, en effet, sup pléer par lexamen explorateur de la vessie. Un semblable calcul, pour peu qu'il ne soit pas trop volumineux, recouvert de la muqueuse, ne saurait donner la sensation de rugosités ordinaire du contact des calculs ; de même le choc, amorti par la couverture de la paroi vésicale, n'apportera pas à l'oreille du praticien le cliquetis métallique.

EL, en grande partie, nous pouvons répéter pour les calculs enchalonnés et encellulés ce que nous venons de dire des ‘alculs enkystés.

Comme ceux-ci, peu ou pas mobiles, ils n'ébaucheront parfois que vaguement de tableau symptomalologique ; d’autres lois, aussi, ils ne révéleront leur présence par aucun signe rationnel. %

Le point de la vessie où l'enchalonnement est le plus fréquent est le bas-fond dont Moreau a relevé 46 cas tant en arrière du lrigone qu'au niveau des lobes de la pros-

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tate. Cachés derrière ce. mur, que nous avons éludié les pages précédentes, logés dans leurs cellules, les calculs ne peuvent provoquer aucun des dégâts communs à {ous les calculs migrateurs.

Aussi leur symptomatologie sera-t-elle fruste et changeante. Parfois, ayant réussi à se libérer de leur prison, ils se déplaceront dans la cavité vésicale, si toutefois leurs poids et leurs volumes le leur permettent et alors le chirurgien assiste à ces cas, d’ailleurs fort intéressants, de douleurs intermittentes, qui se répèlent de temps en temps, à l’occasion d’un gros effort, qui, quelques jours plus tard, ne produira plus aucun effet. Le calcul sort de sa loge, y entre, s’y fixe, s’en échappe suivant le gré des circonstances extérieures. Les annales urinaires possèdent deux cas fort instructifs de ces calculs migrateurs. Le premier

est de Tillaux ; le deuxième de Van Helmont.

Tillaux raconte lhistoife d’un malade qui, ayant ignoré pendant longtemps sa lithiase vésicale, en vit apparaître les bruyantes manifestations, un jour qu'il avait sauté un fossé très élevé. Il fut taillé et l’on trouva dans sa vessie une pierre fort volumineuse qui, ayant abandonné sa cel-

Jlule, reposait sur le col.

L'histoire, citée par Van Helmont, est encore plus typique. Il s’agit d’un prédicateur qui, faisant un effort pour prendre un livre dans sa bibliothèque, sentit une vive douleur, avec les symptômes complets de la pierre. Le fait eut, paraît-il, un grand retentissement à celte époque et lon ne tarda pas à attribuer lexistence du calcul trouvé à l’opération au « coagulalor spiritus », à la « petrificandi potestas » qui avait la propriété de transformer Îles sels de lPurine en pierre, à la façon de la tête de la Méduse qui pétrifiait tout. Il ne s'agissait que d’un cas de désenchätonnement.

En un mot, ces variétés de calculs sont fort difficiles à diagnostiquer. Leur symptomatologie est particulièrement fruste et parfois nulle. EE non seulement les signes ration-

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