‹ Les Calculs Vésicaux à Symptomatologie FrusteChapitre 13 sur 42 · BE S · texte numérisé non relu

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raleur. Nombreux sont les cas où le symptôme que fournit l'exploration fait défaut du fait de cette circonstance. « Cela nous est arrivé, dit Guyon, pour une malade qui nous avait été adressée avec le diagnostic d’un calcul, parfaitement rencontré par un de nos confrères de la province.

La sonde introduite, nous cherchâmes en vain ; nous commencions à être fort préoccupé de notre déconvenue, lorsque nous rencontrâmes enfin le corps étranger. Il était volumineux et résistant: nous dûmes le briser avec un gros lithôtrileur et le marteau. Pendant le cours du traitement, que nous faisions alors en plusieurs séances, nous eûmes plus d'une fois des difficultés réelles pour la recherche et la prise des fragments

La femme n'est pas seule à posséder des parois vésicales molles. Celles-ci se trouvent aussi chez l'enfant. On cite guelques cas trouvés dans l’âge adulte chez l'homme. Cette dépressibilité extrême des parois suffil, comme nous le voyons, à expliquer l’'insuccès de certains chirurgiens, et à réduire les preuves symptomatologiques. Il n'est donc pas indifférent, dans les cas de calculose, d'étudier les caractères de la vessie dont on s'occupe: car, souvent, sa connaissance approfondie suffira à éclairer le diagnostic et à mettre sur sa trace, que bien souvent, sans elle, on aurait abandonnée.

En terminant ce deuxième chapitre, nous tenons à ajouter que l’état du col de la vessie possède lui aussi une imporlance capitale, au point de vue de la production des symptômes.

Il est de toutes les portions du réservoir urinaire, celle qui est, histologiquement el physiologiquement la plus sensible. C'est son contact par la pierre qui produit la douleur,

Aussi ne serons-nous pas élonnés de voir ce symptôme s’allénuer, où même disparaître chez le vieillard, par exemple, lorsque nous aurons étudié son analomie en période séuile.

La portion cervicale, à cet âge-là, n’est pas la région sen-

sible, délicate, régulière, unie que lon rencontre à l'au-

topsie d’un jeune homme ; mais bien au contraire un organe qui participe à la sclérose générale, sclérose générale qui diminue sa mollesse, sa plasticité, sa sensibilité. Sur son contour, au niveau de la prostate, en sa portion postérieure, se développe une ligne apparente à l’œil nu, à laquelle on a donné le nom de « barre ».

Au point de vue histologique, elle est constituée par une hypertrophie des fibres lisses. Cette barre joue un rôle important pour la production des symptômes.

Tandis que le calcul de l'enfant, de l’adulte, peut venir reposer sur Île col, ét y produire les phénomènes inflammaloires el douloureux que nous connaissons, cette barre cervicale, elle, joue le rôle de pan de mur, de barrière infranchissable. C’est le butoir contre lequel vient heurter le calcul sorti de sa loge rétroprostatique et qui l'empêche de se porter sur l’orifice du col.-La barre est le sauveur du col el bien souvent aussi du malade, qui lui devra en grande partie lPabsence de ses douleurs et de ses hématuries.

Avec cette étude de la barre cervicale, nous terminons ce deuxième chapitre. )

Nous croyons avoir passé en revue toutes les causes qui peuvent. faire varier le tableau clinique de la calculose vésicale.

Nous avons voulu montrer de combien de facteurs dépend la production des symptômes de la lithiase urinaire et expliquer pourquoi si souvent sa symptomalologie est fruste.

Le diagnostic de la calculose est parfois chose peu facile, et bien des chirurgiens réputés se sont heurtés à sa difficulté. La pléiade des symptômes est loin d’être toujours complète. Tantôt les signes rationnels manquent en lolalité ou en partie; tantôt, pour des causes, que nous avons aussi exposées, le calcul pisté, dénoncé, poursuivi, ne peut être atteint. Calcul fantôme, que seulement par la patience et la tenacité, le chirurgien pourra découvrir dans sa cachette,

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