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praticien finit par le heurter dans sa profonde cachette.
I m'est arrivé plus d’une fois, dit Guyon, de réclamer ainsi, à bon escient, une. seconde exploration, et de rencontrer enfin un calcul dont l’ensemble des signes ralionnels indiquait l’existence ». De même du fait de cette cavité et de la grosseur de la pierre, la douleur sera vague, siégeant au périnée el au rectum. Le prostatique n’aura pas ses exacerbations à la fin de sa miction, car le calcul ne viendra pas choquer le col ; les hématuries seront rares, espacés à cause du manque de mobilité de la concrétion ; elles pourront même ne pas exister lorsque celle-ci sera complètement immobilisée par le bas-fond. Les fréquences de mictions ne trouveront pas leurs causes dans la promenade du calcul et l'intermittence d'arrêt du jet ne se produira pas.
M. le Professeur Pousson a parfaitement étudié cette coexistence de la caiculose et de l'hypertrophie de la prostate, ef a dressé un magistral tableau des symptômes offerts
par ces malades, qu’il termine de la façon suivante: « Le
tableau que j'ai essayé d’esquisser, des symptômes présentés par les malades atteints de calculs, cachés derrière la
prostate hypertrophiée, a sans nul doute des traits bien
indécis: C’est qu'il se présente ainsi en clinique. Lorsqu'il s'offre au chirurgien, alors que l'exploration méthodique de la vessie à l’explorateur métallique est demeurée négative, il doit faire naître dans son esprit le soupçon d’un calcul. Etant donnésle volume de la prostate, la déviation et l’allongement du canal postérieur, la grande friabilité de ses parois, qui saignent au moindre contact, la cystoscopie offre dans ces cas encore moins de ressources que lexplorateur en mélal ou ie lithotriteur et c’est alors que la radioscopie rendrait de grands services, si l’épaisseur des parties molles chez les vieillards, à embonpoint développé, ne s’opposait si souvent au passage des rayons cathodiques. Echappant ainsi à tous les moyens d'investigation, les calculs enclavés dans le sinus rétroprostatique méritent bien leur nom de calculs latents. »
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Prostate hypertrophiée ; bas-fond profond; calcul gros. volumineux, déposé au fond de cette cavité qui lenserre, vessie paralysée, ou tout au moins trop peu contractile pour le mouvoir, telles sont les causes qui agissent, pour créer cette Symplomatologie fruste.
B. Situation
La présence ou l'absence des symptômes des calculs dépend aussi de la situation de ceux-ci. Si, en général, les pierres de petites dimensions sont mobiles et parcourent dans leurs multiples déplacements, successivement, presque tous les points de lovoïide vésical, el déterminent par là même les Signes rationnels de leur présence, il est des cas où celles-ci sont immobilisées sur un point du même ovoïde. Nous voulons parler des calculs enchatonnés, enkystés, en cellules, communs à l'enfant et à l'adulte.
Ces cas sont depuis fort longtemps connus et ont été étudiés successivement par Colot, Tolet en 1682, Frauco., l'inventeur de la taille hypogastrique, Thompson, Civiale, Morgagni, Guyon, el Pousson.
L'existence de semblables pierres a été longtemps niée par cerlains auteurs el, entre autres, par le Professeur Guvon lui-même qui disait: « Si les cellules peuvent abriter lamour-propre des chirurgiens, elles donnent moins souvent asile aux calculs » et dans son traité des Maladies des Voies urinaires, il écrivail : les cellules sont à la vessie. ce que le spasme est à lurèthre: l'occasion ou lexcuse de bien des efforts ». Néanmoins leur existence men est pas moins universellement admise aujourd'hui.
Cetle disposilion peut se trouver dans tous les âges. Nombreux sont les cas relevés chez l'enfant et Pisani. en particulier, dans la © Tribuna Médicale de Milan » (1908), ci-
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te le cas d’un intéressant calcul enchatonné, siégeant sur la paroi antérieure de la vessie d’un enfant. Néanmoins les cas d’enchâtonnements, d’enkystement et d'encellulement, se trouvent surtout dans la vieillesse. La constitution de la vessie du vieillard suffit à l'expliquer.
Lorsqu'on l’examine à lautopsie, on note un épaississement des parois, portant surtout sur la couche musculaire. La répétition des mêmes efforts, comme dans tous les réservoirs à fibres lisses, détermine une hypertrophie des couches musculaires et on peut, par exemple, rapprocher celle que Mercier a signalée dans les parois du rectum.
Si on cherche à disséquer la muqueuse et à la ‘séparer des plans sous-jacents, on constate que son adhérence est plus grande que chez le jeune sujet: la sous-muqueuse est devenue, fibreuse par le fait de la sclérose des parois.
La face interne de l’organe est hérissée de saillies plus ou moins volumineuses. Celles-ci forment de véritables colonnes (vessies à colonnes). La paroi vésicale est comme sculptée. Un des plus beaux types de vessies à colonnes est celui que cite Launois dans sa thèse de doctorat (Paris 1884-85), el qui se trouve déposé au musée de Necker au N° 33. « Le lobe médian de la prostate forme une saillie très vrononcée. En arrière de lui, se trouve une excavation où la muqueuse est lisse. Plus loin apparaissent des colonnes transversales à concavité dirigée en avant: elles sont très saillantes et séparées par des sillons profonds. L'aspect sculpté de la paroi vésicale rappelle celui de la paroi des ventricules du cœur. »
Entre les colonnes se trouvent les dépressions et les diverticules de la muqueuse. Quelquefois ces dépressions sont peu profondes (pièces n°5 1, 13, 50 du musée de Necker) ; d’autres fois, plus importantes, constituant de vraies loges, appelées « cellules », étudiées successivement par Morgagni, qui en donne une courte description, dans sa lettre XLIT, par Cruveilhier (Traité d'anatomie pathologique), par Civiale (Traité pratique sur les maladies des organes géni-