‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 14 sur 42 · RS · texte numérisé non relu

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vail du P. Buriel (1), ces réductions lointaines eussent été à peine connues de l'Europe. Soit que leur position géogragoes dont on ne comprenait pas toute ’importance les laissassent inaperçues, soit que la race indienne qui fournissait à leur population fût moins susceptible de développement intellectuel que celles du Parannä et de l'Uruguay , elles n’excitèrent ni le même intérêt ni les mémes haines : un grand phénomène dans l’ordre politique s’accomplissait siiencieusement, sans qu’on le jugeât digne de ces éloges pompeux, ou de ces accusations passionnées, quise renouvelèrent tant de fois à l'égard des autres missions.

Les hommes d'État ne partagèrent pas toujours cette indifférence, et vers 1716 le cardinal Alberoni sembla deviner d’un œil plus perspicace les ressources que ce vaste pays pouvait offrir à l'Europe.

L'année suivante, le comte de Liñares fit par son testament un don de 5,000 pistoles aux établissements religieux. Mais ces preuves d'intérêt ne furent ni assez durables ni d’une importance assez décisive pour changer la situation politique du pays. Les infatigables explorateurs de ces régions ignorées ne mettaient

oint de bornes à leur zèle; cependant, ils ne se reposaient que lorsque la mort venait les arrêter. En 1629 le père Piccolo mourut comme il allait atieindre quatre-vingts ans. L’année suivante le P. Ugarte le suivit dans la tombe, après trente ans de travaux, consacrés à la civilisation des Indiens. Les P. Tamaral, Sedelmayer, et tant d’autres dont les noms sont restés ignorés , les remplacèrent dignement; les qe de toute espèce, les entreprises difficiles ne manquèrent point à ces civilisateurs de la race indienne , pas plus qu'ils n’avaient aq à leurs prédécesseurs : tantôt ce sont les féroces Apaches qu’il faut soumettre, tantôt les rives du Colorado ou du Gila qu’il faut explorer. Ces travaux furent accomplis avec un zèle incontestable; mais les déplorables empiétements politiques d’une compagnie célèbre arrêtèrent bientôt dans leur essor tant de louables entreprises : précisément à l’époque où l’on commençait

(1) C’est à lui que l’on attribue grosrelenent la réunion des documents hisloriques publiés par Miguel Venégas.

à avoir des connaissances moins impdNouvelle ( faites sur l'intérieur de la Californie Rte œuvre décret qui atteignait les maîtres du pstolique raguay frappa les missionnaires de K l'inspect Californie ; ils se trouvèrent envelopp} J0zé de dans la mesure générale qui changednbinés de l’administrationtemporelle des missiogéve en 1m En 1767 les jésuites, expulsés des seiB8 ce va: villages fondés dans la presqu'île, Bent par virent remplacés par les moines du coBux, qui vent de S. Fernando, établis depdÿ deux ex longtemps dans la capitale du Mexiquh ont bien mais étrangers jusqu'alors à la directiqire, la mi des Indiens ; les franciscains continuBecondés rent cependant avec zèle l'œuvre de leubagnole, 1 prédécesseurs. bares, 1

Durant cette période la science a sŒnt réussi martyr comme la religion a les sierance qui En 1769 l’abbé Chappe d’Haute rockn vaste s!

vient observer en Californie le péblissemer re de Vénus sur le disque du sÿ Indiens leil; mais il a At re du Mexique IE un trip germes d’une maladie fatale, et arril mission à San-Jozé il meurt dans d’effroyablflusiveme angoisses, sans que l'abattement quêgieux; |

. éprouve arrête un instant ses travau} Mexique

Il meurt, mais le but de son voyage efait préva atteint, et je ne connais guère dans 1Kil; le pre annales littéraires de récit plus nobnent sous que celui qui nous transmet ce dévoulk résident ment presque ignoré. C'est la scieng compag dans toute son abnégation, qui triompliias de de la douleur pour conquérir un f&ensive 1:

inconnu, et qui ne demande plus riens, et aux hommes en échange de la visions du rité (1). t passer

A la tête des nouveaux missionnaires, duus chargés des destinées de la basse et &s alors la haute Californie se présente un res détai

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(1) L'abbé Chappe d’Hauteroche, mort @he qu'en 1769, a laissé le récit de son arrivée à Mexic® Jeur tète et il a rédigé jusqu'a la fin avec un incroyalres, Un courage ses dernières observations; mais &che leur « chercherait vainement dans son Foyage en CÆ coups de lifornie, publié en E vol. in-4°, des détails s%s, alors ce pays. Îl était accompagné de deux astronnce, ils mes espagnols, Doz et Velasquez, dont l'Ælets ni « succomba. Chappe d’Hauteroche a publié Œnémes, c Voyage en Sibérie. ent couve

ouvelle Californie, et pour accomplir te œuvre de civilisation le préfet pstolique des franciscains est secondé l'inspecteur général du Mexique, DJozé de Galvez. Grâce aux efforts nbinés des deux pouvoirs , San-Diego ève en même temps, et dès l'année b8 ce vaste pays est protégé eflicaent par les deux établissements nouux, qui grandissent simultanément deux extrémités de la province et ont bientôt, comme point interméire, la mission de San-Buenaventura.

Secondés avec zèle par la marine agnole, mais environnés de hordes bares, les missionnaires ne pourde la science a sŒnt réussir sans l’esprit plein de préeligion a les sieÿance qui préside alors en Espagne ppe d’Haute rocln vaste système de colonisation. Nul Californie le péblissement consacré à la civilisation le disque du sk Indiens ne s'élève s’il ne repose rté du Mexique IR un triple mode d’adminisiration. ie fatale, et arril mission, peuplée d’indigènes, est dans d’effroyablBlusivement soumise au principe > l'abattement quêgieux; le pueblo recoit des colons nstant ses travaul Mexique, ou bien de la mère patrie, t de son voyage ait prévaloir dans son sein le régime nais guère dans Ill; le presidio est organisé excluside récit plus noblent sous le régime militaire. C’est la ransmet ce dévoulk résident. pour la protection du pays, ré. C'est la scien® compagnies bardées de cuir (comsation, qui triompliias de la cuerra) que leur armure ‘ conquérir un félensive met à l'abri des traits des demande plus ri@fiens , et qui après avoir protégé les change de la visions durant quelques années, peut passer, habitants paisibles des vilveaux missionnaires, duus les rangs des puebladores , es de la basse et &s alors des deniers de l’État (1). se présente un r£es détails administratifs, si peu con- Digne successe$ de l’Europe , étaient en vigueur il rte, le P. Junipel

xploiter ces terr&) Il existe dans d'autres parties de l’Améris explorations o des soldats défendus ainsi par des cuirasses | À puir (Voy. le Brésil, p. 218). Les armures de la s que l’on a abaÿfornie paraissent avoir été plus simples que des hordes barbares décrites déja par nous, puisque l’on ne dit seulement la gran( qu'elles fussent piquées en coton. Selon ey est fondée da

nces moins imp de la Californie, les maîtres du P issionnaires de vèrent envelopp érale qui change:

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expulsés des sei s la presqu'île, les moines du co do, établis dep pitale du Mexiqu ‘alors à la directi ciscains contin èle l’œuvre de leu

Duflot de Mofras, c'était une sorte de robe peau de daim assez semblable à une cote mailles qui ne pouvait être traversée par les es. Les « soldats n’endossaient cet’ unine qu'en campagne et au moment du com- ; leur tête était couverte d’un casque à deux ères. Un bouclier en cuir passé au bras he leur servait à repousser les flèches, et coups de lance, dans les luttes corps à s, alors que, se défendant avec le sabre ou nce, ils ne pouvaient faire usage de leurs olets ni de leurs mousquets. Les chevaux mêmes, comme ceux des anciens chevaliers, ent couverts d'une armure en cuir. »

Hauteroche, mort

> son arrivée à Mexic fin avec un incroya observations; mais ( ans son f’oyage en

1, in-4°, des détails si agné de deux astron Velasquez, dont ll auteroche a publié t

ya met ans à peine ; et pour la Californie c’est de l’histoire ancienne, puisque le système qui les avait créés a cessé de prévaloir. rapide développement que prirent néanmoins alors les deux provinces prouve que ce mode d’action était basé sur une connaissance approfondie deslocalités et sur un besoin ré 1pays. On ne saurait donc sans in- Jus... passer sous silence une organisation qui amena après tout de remarquables résultats, puisque vingt et un établissements unimérent en peu d’années ces déserts , et que des milliers d’Indiens, qui très-probablement eussent disparu

u sol, comme il en a tant disparu dans l'Amérique du Nord, passèrent dans la civilisation. Ce qui contribua à hâter ce développement rapide, il ne faut pas l'oublier, ce qui créa même pour l’aveuir des sources de richesse incalculables, ce fut l'esprit prévoyant, qui n’hésita pas à jeter dès l’origine trois cents têtes de bétail sur ces terrains vierges. Le:phénomène qui avait eu lieu dans les pampas de Buenos-Ayrès se renouvela dans cette partie du nouveau monde, et à mesure que les ressources d'alimentation se multipliaient la population des colonies nouvelles put s’accroître sans aucun danger.

Vers cette époque, un changement eut lieu dans la vaste province dont nous esquissons l’histoire à grands traits :

frappés des résultats qu’obtenaient les religieux de l’ordre de Saint-François, les dominicains de Mexico prétendirent partager leurs travaux, et ils s’adressèrent à l'autorité pour qu’on leur concédât quelques missions dans la haute Californie. Les franciscains firent observer avec raison qu’il était difficile d’immiscer de nouveaux directeurs dans des établissements fondés d’après un système homogène; mais ils offrirent aux dominicains la direction générale des anciennes missions, et ceux-ci allèrent gérer toutes celles qui avaient été formées par les jésuites dans la basse Californie.

Au temps où nous sommes parvenus ce pays ne relevait plus directement de la vice-royauté de Mexico : en 1777 le roi d’Espagne avait créé une capitainerie générale des provinces internes , et cette vaste région comprenait le Nouveau

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