‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 19 sur 42 · PEN RE · texte numérisé non relu

PEN RE

D RE mm EE pee. 2 so,

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esprits généreux craignaient qu’un acte pareil à celui qui venait de se produire n'eût pas aux yeux du monde tout le Caractère de loyauté qu'on devaitattendre d’unegrande république. L’entraînement populaire triompha de ces serupules.

ul n'a pu oublier l’effet que produisit sur le Mexique une mesure que l’on redoutait, maïs que l’on ne croyait peutêtre pas immiriente; les communica-

tionsdiplomatiques furent interrompues.

Cependant, ainsi qu’on l’a dit fort bien, «tout porte à croire quele Mexique n’eût as pris l'initiative des hostilités si les ‘tats-Unis n’eussent jugé à propos d’occuper militairement un territoire en litige. »

L'écrivain chargé de faire connaître dans cette collection les derniers événements qui ont eu lieu en Amérique a déjà établi comment ce territoire, com-

ris entre le Rio Nueces etle Rio Grande, ut envahi ; il a signalé les premiers actes du général Zacharie Taylor et l’habileté de ce chef militaire devant Matamoros; il a passé en revue les incidents qui furent la suite de cette première conquête :

nous ne reviendrons point sur ces détails, mais nous dirons qu'après les dernières révolutions du Mexique, à la suite desquelles Santa-Anna, revenu de l’exil, s’empara du pouvoir, Taylor transporta le théâtre de la guerre sur un territoire qui se croyait sans doute à l'abri d’une telle invasion. Après une marche des plus pénibles dans l’intérieur, il arrive devant Monterey, que défendait une armée à peu

rès égale à la sienne; il lutte durant es journées des 21 , 22 et 23 septembre 1846, et oblige enfin l'ennemi à capituler. Un armistice de deux mois est le résultat des conventions provisoires stipulées entre les deux généraux; mais cet armistice n’obtenant pas la sanction du gouvernement américain, les hostilités recommencent. La ville de San-Luiz tombe au pouvoir de Taylor, et, après queues hésitations causées par des ordres contradictoires , ce chef militaire, d’une habilité incontestable, expédie la meilleure partie de sa petite armée au général Scott, qui doit pénétrer dans le Mexique par la Vera-Cruz; puis il rentre dans Monterey (1), et sere-

{t) 11 ne faut pas confondre cette place, qui

plie sur Saltillo ;:petite ville appartengles, occ a l'Etat de Chohahuila et Texas , et gannales l’on peut considérer comme la ph17 et d florissante et la plus peuplée de ces chent ren trées, encore désertes. icains { La ville de Tampico, attaquée par mfersaires tombe au pouvoir des Américains le Fage con novembre. yens d’e Cependant les opérations militaires Pa luiont l’intérieur pour théâtre continulhite. Ap avec activité : le général Taylor, quif An 6 gardé avec lui que quatre mille homnht valaf est attaqué par Santa-Anna, à la tRous un d’une armée trois ou quatre fois pl événe forte. Ceci nous conduit jusqu'en févrÿir dans 1847. Dans les derniers jours de ce mQ ont lie tout fait prévoir une action décisi cette & mais alors s'engage entre les deux ehhber la une correspondance dont le caractär de l'e n’échappera point certainement au fu@tributio historien de ces événements, et dont 1B les po sue glorieuse place Taylor au rang @y» Sa hommes éminents del’ À mérique.Somfts amé de se soumettre, parce qu'il va se vftées su enveloppé par vingt mille hommes, que assu tailleront infailliblement sa petite arn@sessi0n en pièces ; mis en demeure de se rend sur U à discrétion, en profitant d’un sentimqux deénq d'estime généreuse, qui lui trace @-eSrare conditions suprêmes , il remet au parÿa hau mentaire de Santa-Anna ce peu de motfférents : « En réponse à votre lettre de ce joifne Cau me sommant de me rendre à discrétiol. Un of permettez-moi de vous dire que je mins eu F

fuse. » Le 22 et le 23 on se bat avec én@r les IL gie; la victoire de Buenavista reste le, le co général Taylor, s d’étud

Le débarquement des Américains n@lons loin de Vera-Cruz s'effectue dans IR POpU premiers jours de mars 1847; douelles s mille hommes vont agir sous les ordr@ Saura du général Scott. La Vera Cruz se regrichess le 29 mars. prés. L

Lorsque l’on éerira avec quelque dmée à tail l’histoire si curieuse de cette camplCe au gne mémorable, l'attaque des défilés dlaratic Cerro-Gordo, réputés jusque alors impr peau S Cara e si gr Dp rap enous

fait partie de l'État de Nuevo-Leon, avec la cé bre mission. San-Luiz- Potosi, dont il est que tion plus haut, est à 160 lieues de Mexico, et re ferme 20,000 habitants. « Autrefois, dit Neba San-Luiz était cité à cause de ses mines, qui po t vaient rivaliser avec celles de Potosi. » Ce fin peu ce qui lui valut le surnom qu’elle porte. st que beaux'jours sont passés, ajoute Le voyageur. Volbterr Voyage pitt. et arch. dans la purtie la plus ini@ t cal ressante du Mexique; Paris, 1846, in-fol, PONT CA

signé dans la ville mexicaine de Guadalupe-Hidalgo, qui met fin aux hostilités entre les deux républiques. Les parties contractantes étaient représentées du côté des États-Unis par M. N. P. Trist, du côté du Mexique par D. Luis G. Cuevas, D. Bernardo Conto et D. Miguel Atristain. Le 10 mars 1848 ce traité a été ratifié par le sénat des États-Unis, à une immense majorité. Par l’article 5 des conventions on voit qu’un immense territoire est cédé aux États de l’Union; il se compose du Nouveau-Mexique et de l'immense région (1) qui a été désignée jusqu’à présent sous la dénomination de haute Californie. Ainsi que le dit fort bien un écrivain américain , il pourrait suffire à l'établissement de cinq ou six royaumes tels que l’Europe les entend. En compensation de ce prodigieux accroissement de limites, le gouvernement des États-Unis s’engage à payer au Mexique la somme de

uinze millions de dollars. Des conditions libérales sont faites aux sujets mexicains; non-seulement on leur garantit à tout jamais le libre exercice de la religion catholique, mais ceux qui, en conservant leurs biens, ne voudraient pas acquérir la qualité de citoyens américains , sont libres de le faire, pourvu qu’ils spécifient leur choix avant l’expiration de l’année, à partir de la signature du traité. Considérant en outre que le vaste territoire cédé renferme un grand

(1) La ligne de division établie entre les deux républiques devra commencer dans le golfe de Mexique, à trois lieues du terrain opposé à l'embouchure du Rio-Grande, appelé autrement Rio-Bravo-del-Norte, ou opposé à l’embouchure de sa branche la plus considérable s’il y è plus d’une branche courant directement vers

a mer.

Les limites sud et ouest du Nouveau-Mexique

mentionnées au traité sont celles qui sont

‘tracées sur la carte intitulée: Carte des États-

Unis du Mexique tels Ft ont été organisés et définis par divers actes du congrès de ladite république, la carte ayant été construite d’après les meilleures autorités. Édition revue, et publiée à New-York en 1847, par Jean Disturnell, Une copie de cette carte est annexée au traité portant les signatures et les sceaux des

arties soussignées ; et dans le but d’obvier à outes difficultés, lorsqu'il s’agira d'établir sur Île terrain les limites qui doivent séparer la haute et la basse Californie, il est convenu que ladite limite consistera dans une ligne étroite tracée au milieu du.cours du Rio-Gila, au lieu où ce fleuves’unit au Rio-Colorado lorsqu'il se ren à la côte de l’océan Pacitique.

d'intérêt d’ailleurs, qui anime ces vas

yens de urope po ides! Sa erte par menses

nombre de tribus sauvages dont les i cursions pou raient porter un domma extrême à l'État limitrophe, les Éta Unis DORE à réprimer ces mou ment hostiles, comme s’ilsétaient dirig Û contre leurs propres citoyens, étab lon:

sant d’ailleurs qu'il ne pourra jen les pen être acquis des Indiens aucun chevi pu Fe mulet, pièce de gros bétail, ou enfin obj Présence quelconque ayant appartenu aux Mel à l'appr cains (1). Il est évident qu'après avgsque ab: obtenu par la force des armes cette vadfoup sûr concession , si longtemps désirée, IPaseur P États-Unis ne demandent pas mieglivers; aujourd'hui que de vivre en bonne intgrche, v ligence avec leurs voisins, et qu'ils so haitent même favoriser autant qu'il « en eux la faible population, si dig

solitudes. Ajoutons à toutes ces con!

dérations que l'ancien traité de co mere et de navigation conclu à Mexi le 5 avril 1831, entre les deux répub ques, est prorogé de huit ans à quelq

modifications près. Il ne faut pas éte dre bien loin ses regards en politiq pour comprendre l'immense changeme qui va s’opérer dans ces régions qui o compté pour si pen u’à présent da la balance générale des intérêts du glot Sans aucun doute la pensée prose qui préside avec tent d'intelligence a progrès rapides des États-Unis a tre sur la carte servant de base aux trai de limites, des plans de cités commerci les, des chef-lieux d'établissements ag coles , qui en moins d’un siècle pourro changer complétement l'aspect de

contrée ; d'ici à ce temps, l’action lent mais persévérante, qui tend à modifier système politique et commercial des CI nois,aura probablement produit son effe Le Japon lui-même aura vu ébranler | bases de son immobile théocratie ; st industrie cherchera peut-être de nc veaux débouchés; enfin les nombreus cultures établies dans les Îles Sandwil porteront sans doute alors leurs frui Quels ports plus favorables à leur con merce pourraient donc trouver ces ( vers États , que ceux qui s’ouvriront s la côte de la haute Californie! Que

(1) Ce traité a été reproduit par le #/eek!

Herald, qui se publie à New-York, numéro 20 mars 1848.

yens de se mettre en appuis avec distribué le globe selon les besoins des uropepourraient être plus sûrset plus étres qui l’habitent ; mais il faut souvent ides! Sans compter la voie naturelle des.siècles pour découvrir l’utilité dont erte par les fleuves, déjà l'on parle telle contrée , telle position, telle monmenses chemins de fer traversant tagne, telle rivière, tel port, peut étre ontinent américain et venant ame- aux hommes, aux animaux. Le grand les produits de l'Orient dans les ports art des communications, qui n’est que plus fréquentés des États de l'Union. l'exécution du plan du souverain archiprésence de cette prospérité nouvelle, tecte, se développe lentement ; il se perd, 8 à l'appréciation tardive d’une région se retrouve, et le hasard semble avoir sque abandonnée, on est bien tenté quelquefois plus de part à sa perfection oup sûr de répéter ces paroles d’un que les profondes méditations du poliyageur philosophe : « Le maître de tique et du philosophe. »

livers, simple a uniforme dans + (1) Anquetil-Duperron, l'Inde cn rapport rche, varié dans ses opérations, à ouec l'Europe,

auvages dont les porter un domm:

itrophe, les Étaÿ éprimer ces mou e s’ilsétaient dirig 28 citoyens, étab | ne pourra UD iens aucun chev:

bétail, ou enfin oh ppartenu aux Me ident qu'après avi des armes cette va:

gtemps désirée, andent pas mie vivre en bonnein oisins, et qu’ils so iser autant qu'il e opulation, si dig

ui anime ces vas | À toutes ces con sien traité de co ion conclu à Mexi( re les deux répub e huit ans à quelq Il ne faut pas éte regards en politiq mmensechangeme s ces régions qui o nee présent da es avait ve glob a pensée prévoya nt d'intelll; died a États-Unis a tra L de base aux trai de cités commerc:

établissements ag d’un siècle pourro nent l'aspect de emps, l’action len jui tend à modifier , commercial des CI 1ent produit son effe aura vu ébranler | bile théocratie ; s0 \ peut-être de no nfin les nombreus ns les Îles Sandwie e alors leurs fruit rorables à leur co lonc trouver ces d x qui s’ouvriront si Le Californie! Que

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ÉSCRIPTION GÉOGRAPHIQUE. — PRODUCTIONS.

n'y a peut-être point dans l’Amé- + de contrée qui porte des noms vers que le vaste territoire désigné rd’hui sous le nom d’Orégon ; déination qui semble prévaloir. Les ais l'ont appelé, selon les localités, toire du Rio-Colombia, Nouvelle n, Nouvelle Géorgie, Nouveau Hae, Nouvelle Calédonie, Nouveau souailles et Nouveau Norfolk (1).

t compris vers l’ouest entré les tagnes Rocheuses et l'océan Pacifiet il s'étend du sud au nord entre 20 et 54° 40’ de latitude Nord; il a

près 880 milles de longueur, sur Jargeur moyenne de 550 milles, et area est d'environ 450,000 milles

ur prendre une idée à peu près e dé la configuration du littoral, t bon de se rappeler qi partir p Flattery, environ par les 47° de de Nord, en inclinant au sud jusix 49° Nord, la côte est à peu près lable à celle de la haute et de la > Californie; c’est-à-dire qu’elle est et abrupte, et qu’on la voit bordée

de distance par une rangée de agnes s’élevant comme des rementre la mer et l’intérieur. Ainsi le fait remarquer un géographe erne, les havres sont peu nombreux l'accès le plus difficile : on ne peut ter, à bien dire, de cette observagénérale que la vaste baie de Sancisco (2), qui fait partie de la haute

Voyez Duflot de Mofras. Ce von r pte pas le nom gorge ou d’ n e nom indien, ainsi que l'ont fait plusieurs

ens.

ez le Voyage de la Vénus. L'hÿdrogra- LT cette magnifique baie à été faite He es soins désirables, en 1842, par M. Dortet BSaN,

Californie. A partir du cap Flattery vers le nord, la côte prend un aspect différent, le continent aussi bien que les grandes îles qui le bordent sont comme dentelés par une innombrable ane de golfes, de baies, de détroits ;

ivers passages assez étroits, qu’on peut désigner sous le nom de canaux, se frayent une issue dans l’intérieur des terres, et en y créant de nombreuses îles ÿ forment aussi plusieurs havres excellents, destinés sans aucun doute, et dans une courte période, à devenir le siége d’un commerce plein d’aetivité (1).

Pour pr l'on puisse saisir au milieu de ces détails géographiques, si arides, les données pre qui doivent faire pressentir dès à présent ce que deviendra ce pays désert, nous emprunterons à un historien voyageur son exposé, vraiment lucide, de la configuration du territoire. « En allant de l’ouest à l’est, dit-il, le pays présente trois

randes vallées, séparées par des chaînes e ne Chacune d'elles a un sol et un climat distincts; la première commence au bord de la mer, et s'étend jusqu’à la chaîne qui court nord-ouest et sud-est; sa largeur est de vingt-cinq à quarante lieues. Son climat est trèschaud en été, mais on y éprouve des nuits très-fraîches ; depuis octobre jusqu'en avril il pleut présque sans interruption ; le reste de l’année est géné’ ralement très-beau ; la neige séjourne rarement dans les plaines, et les rivières, telles que lé Rio-Colombia, ne se èlent pas tous les ans. Le sol est plus ertilé dans cette vallée que dans l’intérieur des terres ; les pluies d’hiver favorisent la végétation, et produisent des amas de détritus qui se transforment en couches épaisses de terre végétale,

(1) Augüstus Mitchell.

Cependant les terrains situés au bord de la mer sont moins propres à la culture que ceux des vallées, et les basfonds bordant les fleuves présentent l'inconvénient d’être sujets aux inondations. Les meilleures régions sont celles qu’on trouve vers le nord, autour de la

gnes Bleues, au bord de la rivigCe son Brulée et de celle de la Poudre, aïfaspect d qu'à la naissance de la rivière du Shi donn mon et de la branche nord de celle Œuves de Indiens Serpents, on remarque 4 vie aux étendues de terrain très-fertiles et c@ndue , n vertes d'arbres et d’un gazon épais (1Rune flor

baie de Puget ,'près de la rivière Kaou- Tel est, dans son ensemble, l’exphi parmi lis et au sud sur les bords du Ouallamet; de ces grandes zones géographiquileté les | leur étendue est de cent cinquante dont nul ne saurait contester l’intérks riches:

lieues nord et sud, sur trente à qua-

et que nous avons reproduit avec d’ rante de large; le reste du sol au nord

ec Q ppeler d tant plus de confiance qu’en lui is P

iste entr

et à l’est est montagneux et souvent inaccessible. La grande vallée est bien arrosée, et possède des forêts superbes ; son aspect ne diffère pas de celui des plus belles plaines de la Californie; et c’est à sa possession que les Anglais et

subir le contrôle de plusieurs au autorités il met sous leur jour réel

divisions de ce vaste territoire: Ent

courant avec l’habile observateur grandes lignes agricoles, si l’on se servir de cette expression, nous st

Geuève Dnpaple ) rtiesan brd, dit-il ns le lac nt se pe

les Américains attachent tant de prix. mes parvenus aux bornes imposarker d’Alle « La seconde vallée prend naissance qui ferment le pays à l’est. Les #01 lac de G aux cascades du Rio-Colombia; elle gnes Rocheuses ont été déjà décriteski court

est comprise entre la chaîne dont nous venons de parler et les montagnes Bleues d’origine volcanique, situées à cinquante lieues à l’est. Les pluies y sont moins fréquentes que dans la précédente, les cours d’eau moins abondants, les couches d’humus moins épaisses ; enfin le pays, quoique boisé et propre à la culture, n’a pas la même fertilité.

« La troisième vallée est situé entre les versants occidentaux des montagnes Rocheuses; elle présente un plateau fort élevé, d’une largeur de quatre-vingt-dix à cent lieues, et remarquable par son extrême sécheresse et 1: -différence de la température entre les jours et les nuits. La pureté de l’atmosphère y est admirable; on y voit rarement un nuage, et les pluies, qui sont toujours légères, n'arrivent qu’au printemps. Dans l'hiver la neige a si peu d'épaisseur, que les chevaux trouvent toujours de l'herbe dans les gorges traversées par les rivières. Cette région, qui fait partie du

rand désert américain, est occupée par

e vastes plaines sablonneuses presque sans eau. On y trouve peu de terre vé-

étale; et sur des espaces peu considérables le sol offre des surfaces blanches couvertes de sulfate de soude et dé magnésie sublimée. L'aspect de cette contrée est aride; des débris d’origine volcanique s’y rencontrent à chaque pas. Cependant au bord des cours d’eau, Sur les versants orientaux des monta-

nous m’entrerons pas dans de n

veaux détails sur cette chaîne aux |

gigantesques, dont le sommet princ n’a pas moins de seize mille pieds ; n nous rappellerons qu’un voyage réc( trop spécial dans son but peut-être p être consulté par les savants de pro sion, trace le tableau le plus vrai e lus animé de ces gorges imme ormées de blocs amoncelés, qu’ parcourues en sens divers et qu'il :

ractérisées par une expression bien j en les appelant les limites des te Atlantiques. « Ce ne sont, dit-il, que chers entassés sur rochers; on d qu’on a sous les yeux les ruines ( monde... recouvertes comme d’un ceul par des neiges éternelles (2). »

(1) Duflot de Mofras, Description de l' gon, etc.

(2) Le R. P. Pierre de Smet, Froyage montagnes rocheuses et dans ie ierriloi l'Orégon. On trouvera dans cette relation détails curieux sur plusieurs localités de ces tagnes, à peine connues; telle est, entre a la description que donne le courageux ex] teur du fameux rocher Indépendance. « composéde granits in siéu d’une grosseur |

ieuse, et couvre une surface de plusieurs 1

’étendue; il est entièrement découvert cime jusqu’a la base. C’est le grand regis désert; car on y lit en gros caractères le de tous les VOxseaurs qui y ont passé. »

du P. Smet y figure, comme il nous le di méme, en qua de premier prètre qui ai couru ees régions lointaines. L'une des cur les plus originales des plaines qui s’éte à la base des montagnes est décrite en ce mes : « C’est un monticule, en forme de cü

e chose andiose « posantes put le mc uées les blombia.

es, le mi 'ilse vit t de n rces de enri et le -il, Sépa itmilles.

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que des navires de !: Compagnie aient nom. 11 ën a les montagnes escarpéeshommés, couru des bordées durant deux mois les lacs profonds et le sol stérile (1). & Lorsqu devant la côte sans pouvoir saisir l’ins- Ce serait une chose inexacte que d’é e beau pa tant favorable pour atteindre le mouil: tendte cette comparaison à tout le tegiéres in: lage, et de nombreux sinistres, dont lé ritoire baigné par le Fraser; la partijuelques souvenir n’est que tfop présent, attes: méridionale de son cours rappelle IFrtitude tent la vérité de la déséription qui nous nature des terrains arrosés par la Ce Ktrémer est offerte. « Que l’on se figuré en effet lombia, et peut étré soumise à des entrqueront | une immense ligne de brisants sé: prises agricoles : jusqu’à présent, l’inpdustriel tendant pendant trois lieues du éap Dé: dustrié persévérante de la compagnipf ce va sappointement à la pointe Adatis et for: n’a demandé aux tives sauvages df L'Oréx mant devant la boüché du fleuve unè Fraser que les peaux fiagnifiques d@ire agri

SE D CE M de Lite Lie 22

espèce de croissant. Au moment où la marée descend, le courant de la rivière a une rapidité de cinq à six milles pat heure, et lorsque les vents venant de la mer, teis que le nord-ouest, poussent les flots vets l'embouchure, il résulte de ce choc des eaux, arrivant dans des directions contraires, d'énormes montiagnes de vagues qui atteignent une élévation de plus de soixante pieds. Quand on est mouillé dans l’intérieur du fleuve dont les Bords sont couverts de la plus riche végétation et de forêts magnifiques, on ne saurait imaginer le spectacle terrible qu'offre la barre, dont le bruit se fait entendre à plusieurs lieues, et dont les lames en déferlant dérobent l’horizon de la mer et sembient formet une barrière insurmontable à la sortie comme à l'entrée du fleuve. Au-dessus des crêtes écumeuses des vagues, on voit planer des bandes d’oiseaux pécheurs de cormorans et d’albatros (1). »

Après ce fleuve aux abords redoutables, mais dont le cours devient si utile au commerce , le seul fleuve du territoire digne d'être cité prend aussi ses Sources au sein des montagnes Rocheuses. Désigné, dit-on, jadis par les Indiens sous la dénomination de Tacoutchi, ilä échangé ce nom au commencement du siècle contre celui d’un des associés les plus actifs de la compagnie du Nord-Ouést.

Le Fraser arrose le territoire montueux qu’une analogie d’aspect à fait apyeléf la Nouvelle-Calédonie. Ce fleuve, qui facilitera d'importantes communications, n’a pas moins de sept cents milles de cours; malheureusement il ne travèfse qu’une région dépourvue de fertilité; car, on l’a dit avec raison, « ce paÿs ressemblé en tout au nord de l'Écosse, dont il porté lé

(1) Duflot de Mofras, Description de l’Orégoñ,

caStors qu'élles hourrissent en abo

cohnués plutôt qu’une description co plète, ñous citerons les rivières des Zéle

Plates, des Serpents, celle d’Okane

gam, des Chutes, le Wal'amet, 0 Ouallämet et la Kaoulisou Kowlitz, pu

la Toutounis, la rivière aux Vaches « PUmqua. La Chekilis, la Nesqually

la rivière Simpson et la Skiline appa tiénnent à là region du nord, ét sontd’u découverte plus récente.

Le territoire de l’Orégon renfer des lacs nombreux; ceux qui ont u communication avec la Colombia ses afiluents sont le Flathead, le Kelle:

pel (2) oulacdr* Pénds' Oreilles, le Fla bow ou lac Ace: ru des Ares plats, 4 lOkanagam à ‘'°onagan; ceux q1 ont une comi”:". :stion avec le Frasé sont le Stuart ,le Quaw , le Saint-Fra cois, le Quesnell, le Kamloop et Soushwap; cès lacs sont d'une faib étendue si on les compare à ceux di États dé l'Union. Celui des Pends'Orei les, qui traverse le paÿs des Indiens Tête Platés et qu'a récémiment visité le P.Smd a dix lieues ehviron de long, sur de de large ; comme ceux que nous avol

(1) Fédix , l’Orégon ét lés côtes de locél Pacifique du Nord, p. 49. Cet écrivain fait obse vér avec justesse que l'embouchure du Fras se l'ouve à péu prés sut le point où àfrivere si éllé étail Continuée jusqu'à la mer, la prolo gatiün de la liguë qui sért de limite aux je siôns anglaises et aéricaines , entre le lac Bois ét les montagnes Rocheusés, conformême au traité de Londfes Signé en 1818 par les p nVRUas dés deux nations; en sôrte que cétte lignè était prise pour limite lé Fraser FU äppartiénüraient en entier à l’ glétérre.

(NOUS adôptôns ici l'orthographe da P. Sm qui 4 vécu paral lés Peñds’ Orei ei qui pa lént länguë. M. de. Mofräs écrit Æéltespe M. Aug. Mitchell, Aülluspelnes

ement,

dânce. Après les deux fleuves qui nous vastes ! ont fourni quélques particularités pe

puverts ( Itive da ulement le sei, ais on y us impot S ressot dustriel ys renc . Wyeth rles bor s contré!

végeétat

dentôt m

rueur; f at-il int prunter ifornie lèbres d ec raisc uerra Îte séch d'autre t const imitive a cette -delà de le sava s plus gi sont « saurai ants de s mag

di deux ce

nts pied ure l’u Surant iférence a une use de

Voye

gommés, il ne porte guère quedescanots.

Lorsque des géologues auront soumis e beau pays à leursinvestigations, des luières inattendues révéleront sans doute uelques gisements précieux : on a la rtitude dès à présent que des dépôts ktrémement riches de houille cuntriueront puissamment aux exploitations bdustrielles qui se formeront avant peu r ce vaste territoire.

L'Orégon n’est pas encore un terriire agricole, il le deviendra infailliement, et bientôt quelques-unes d5 ubs vastes forêts feront place à des champs ebuverts des diverses céréales que l’on tive dans le nord des États-Unis : nonss rivières des TéfeRulement le froment, l'orge, l’avoine és, celle d'Okand .le seigle y viennent à merveille, le Æal'amet, ofais on y récoite des pois, et, ce qui est lis ou Kowlitz, pugus important, la pomme deterre y crée ère au Vaches &S ressources abondantes. Un habile is, la Nesqually dustriel qu’un long séjour dans ces t la SÂtline appamys rend une autorité compétente, u nord, étsontd’un. Wyeth, croit que la vigne réussirait nte. r les bords de la Uolombia. Indigène de l'Otégon renferns contrées, où elle n'étale qu'un luxe ceux qui ont ur Végétation inutile, la eulture saura e la Colombia &ntôt mettre à profit l’excès de sa Flathead, le Kelle@:ueur ; mais pour cela peut-être fauds’ Oreilles, le Flaka:t-il introduire des plants nouveaux, “à des Ares plats, @Prunter aux vignobles naissants de la -onagan; ceux qiifornie, ou mieux encore aux crus sion avec le Fras@èbres de l'Europe. On fait observer aw , le Saint-Frafét raison que la nature du raisin le Aamloop et Muerra une qualité supérieure de s sont d'une faiblte sécheresse du climat qui nuit tant compare à ceux dd'autres produits. Les observateurs élui des Pends'Oreilt constaté d’ailleurs une fertilité ys des Indiens Tétapimitive dans les forêts (on nous pasnent visitéleP.Smdfra cette expression), qui va encore | de long, sur ded-delà des descriptions que nous fourux que nous avolÿ le savant Milbert, lorsqu'il dépeint plus grands fleuves des États-Unis.

ét Ls côtés de Pocél Sont en effet des végétaux qu'on p, Cet écrivain fait obs Saurait comparer qu'aux araucaria embouchure du FraMnts de l’île de Norfolk, que ces sair le point où afriverÆs magnifiques n'ayant pas moins

tagnes éscarpée le sol stérile (1).

inexacte que d’é ison à tout le te à Fraser; la parti cours rappelle | arrosés par la Co oumise à des entre squ'à présent, li de la compagni ives sauvages d x fhagnifiques d rrissent en abo ix fleuves qui no

particularités p ne description co

RL OU ASPIRE | ent de pue dx boss deux cent quarante et même de trois ficaines , entre le lac @ts pieds de hauteur! Que l'on se

RE UIS Due les D ure l’un de ces colosses des forêts, “Rations: en sorte quesurant quarante-six pieds de cirpour limite 1e Fraser férence à dix pieds du sol, et l'on draient en entier à l'a une idée de l'exhubérance prodilorthogräbheduP.Smuse de ces terrains privilégiés (1). ends’ Orei ue ui pa

hofras écrit Kéllespe lluspelne

Voyez le témoignage de M. Ross-Cox.

L'ORÉGON. 5t

Pour étre exact néanmoins, il est bon de rappeler que ces arbres ne fournissent que des bois d’une qualité inférieure, Un observateur judicieux voudrait avec raison qu’on leur appliquât l'ingénieux procédé de M. le docteur Boucherie dont lesheureux résultats sont aujourd hui incontestables (1).

Mais, il faut le dire, jusqu’à présent les seuls produits réels qu'aient fournis au commerce le territoire de l'Orégon sont tirés du règne animal. Ces vastes forêts, ces cours d’eau à peine explorés, ces plages désertes nourrissent encore d'innombrables animaux sur la chasse desquels reposent les spéculations de plusieurs compagnies. Pour n’indiquer ici que les plus précieux ou les plus re-

‘doutables, nous citerons le buffle indi-

gène de ces régions, le cheval sauvage

ue l'Européen y a transporté, l’ours,

ont on compte qatre espèces, le renne, qui ne se plaît guère que dans les régions voisines de l’Amérique Russe, le tigre rouge, qui erre ou contraire dans les régions chaudes, le grosse corne, dont on tire un aliment savoureux, trois espèces de chevreuil, le cabri, le carcajou , le cerf de biche, le loup, qui leur fait une guerre perpétuelle, et que les habitants divisent en cinq espèces; puis viendront le blaireau , le chat sauvage, les quatre espèces de renards, dont le trappeur recherche encore la peau, la marte à la fourrure précieuse, le me-

philis americana, qui trouve une arme

puissante dans le liquide nauséabond dontil asperge le chasseur, et enfin, sans compter les lièvres, les lapins, les chiens de prairie, dix espèces d’écureuils.

Qui ignore aujourd’hui que le castor et la loutre de l'Orégon alimentent les plus riches marchés en fourrure. Il en est de même de quelques poissons dont la péche est périodique; et tout le monde sait maintenant que le saumon vraiment exquis de la Colombia est réservé non-seulement pour les meilleures tables de l’Amérique, mais qu’il vient figurer

L'une des planches du beau et récent voyage autour du monde de M. Ch. Wilkes représente l’un de ces troncs d'arbres gigantesques mesuré par M. Drayton; il a trente-neuf pieds six pouces de circonférence, 7oy. aussi ce que dit à ce sujet M. Duhaut-Cilly.

(1) M. Duflot de Mofras. Voy. t. II, p. 202.

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encore dans les magasins de nos mar- continent américain. Ce nom c’est cel chands les plus renommés (1). de Gauthier de Varennes, sieur dela W C’est là Après celte nomenclature rapide des rendrye, qu'il faudra placer désormaigentale e animaux qui peuvent offrir à l'industrie côté des grands noms de Cartier, Romatie des produits utiles ou précieux , il est Champlain et de Cavelier de la Salle.Bt de ces resque inutile de dire que l'ornitho- Préoccupé de la pensée qui domibrsqu’il ! ogie fournit une liste nombreuse d’oi- les meilleurs esprits du seizième et &oit du seaux. Pour ne nommer que ceux qu’on dix-septième siècles, décidé à cherclments ! pourra multiplier un jour dans les basses un passage vers les côtes du nord-oud;ancis D cours, ou qui en se renouvelant dans pour atteindre l'océan Pacifique et dekablir dr les forêts et sur les bords des lacs four- parvenir à la Chine, Varennes de la Mriorité s niront toujours un gibier abondant, nous rendryese dirigea de Montréal, où il av&ntions d citerons le faisan, le dindon, l'outarde, établi sa résidence, vers les contrlus com l'oie, le canard, le pluvier, la bécas- inexplorées qui devaient le conduirelhissent :

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sine , la sarcelle et la poule des prairies.

NOTIONS HISTORIQUES SUR LA DÉCOU- VERTE. — EXPÉDITION PAR TERRE DE M. DE LA VÉRENDRYE.—EXPÉ: :

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