‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 20 sur 42 · DITIONS MARITIMES · texte numérisé non relu

DITIONS MARITIMES

Ces vastes déserts dont nous essayons de tracer l’histoire n’ont de récits intéressants dans leurs annales que les faits qui se rattachent à leur découverte ou à leur annexion à des États plus populeux.

Destinés à former un jour des empires indépendants peut-être, ilsnese recomman-

* dent aujourd’hui à ceux qui cherchent

l'intérêt historique que par quelques dates, souvent contestées, par quelques noms trop peu connus. Ces dates rappellent des découvertes mémorables; ces noms disent de nobles efforts ou de grands dévouements, et l’on a droit de s'étonner que des faits si récents, que des époquessi rapprochées de nous soient déjà parmi les peuples de l’Europe un objet de doute ou de contestation. Parmi es États de formation naissante, l’Orégon est dans ce cas.

Ceux qui ont lu attentivement les récits quelque peu diffus de Charlevoix se rappellent peut-être un nom qu’il cite pour ainsi dire à l’aventure, et comme signalant de nouvelles découvertes méditées plutôt qu’entreprises et devant faire connaître enfin les profondeurs du

(1) On compte dans les fleuves et dans les lacs de l’Orégon six espèces de saumons et ‘trois espèces de truites. Les esturgeons, les carpes, les mulets, varient en ce genre la nourriture des colons. C’est sur les bords même de la Colombia que l'on sale le saumon et qu’on l’emballe en en formant des paquets se quatre-vingts à cent livres. Les Indiens savent donner à 5 chair une sorte de transparence, et c’est préparé ainsi qu’il est estimé des gourmets.

la mer de l’Ouesi. Quatre de ses fils l’un de ses neveux nommé de la Jér raye accompagnaient l’intrépide Ca dien dans ce voyage, dont il est inutile eindre ici les souffrances et les inno brables difficultés (1). Le résultat inco testable de cette exploration fut la € couverte des montagnes Rocheuses l'année 1742. C'est au chevalier de Vérendrye, expédié par son père da cette direction, que revient l'honneur d voir franchi le premier cette barrière i connue. Ainsi- done, comme on l’a f:

observer naguère avecraison, « nos Fra

ais arrivèrent à l'Orégon par l’intérieg

es terres plus de soixante ans avant | Anglo-Américains Lewis et Clarke, qu uu reste, paraissent y avoir encore é précédés par les Espagnols et par les A glais. »

(1) L'expédition de Varennes de la Vérend n’a élé signalée jusqu’à ce jour (lorsqu'on fait ) que d’après des documents incomplets enlachés d'inexactitude. Ce voyage si mémo ble, et qui restitue à la France une gloire ignoré va élre présenté enfin sous son jour réel p M. Pierre Margry, dans un ouvrageen voie d’i pression et dans lequel l’auteur aborde une « qu ions les plus curieuses de l'époque ; il « ivtitulé : Introduction à l’histoire générale d colonisations européennes dans les deux mond Cetravail présentera une biographie de Varent de la Vérendry: : on verra combien fut récompensé de ses efforts l’énergique Canadi Non-seulement son entreprise fut interromp à chaque instant par l'envie ou par la mauväi administration; mais ses enfants ne furent p mieux traités que lui : bien prés de parvenir leur but, l'autorité leur interdisait toute cherche ultérieure, et chargeait un homine i capable de terminer leur entreprise, Non-st lement elle les ruinait, mais ils n'avaient d’a tre ressource que d'aller mourir tous les tre durant la guerre 5ù nous perdimes le Canai Le quatrième élait mort massacré par les sa vages avec vingt et un des siens, et M, de la} neraye avait succombé par suite de ses fa gues à, l’issue de l'exploration,

s’arrêti uelle or and fle igateur En cet jouveile:

dire expl bérique.

ait sur o, il fit la goël ement € on fut !

'elicidaa Bodes£ aisseau.

ertile e e San-

apitaine ert,etn e Socor v’ils ren de; let squ'aux ’examin eur devit olfe (3) assacré e los M on du | ophe.

ut lieu

expédit onne d°

(1) Ce fu ui écriv à relatio on fran à

(2) Drak

arden

ui prit 0 Puerto de B 116° 50

(3) Pac

Me Cadix.

n. Ce nom c'est cel L'ORÉGON. 53

ennes, sieur de la M C'est là en effet la question, fonda- rels. On remit en mer, puis les deux bâtira placer désormaigentale en apparence , qui divise la di- ments se séparèrent : l’un poursuivit dans oms de Cartier, Komatie des deux mondes lorsqu'il s’a- ces parages des découvertes qui devaient avelier de la Salle. Bt de ces contrées ; c'est lepointenlitige rectitier les erreurs graves de Bellin ; l’aupensée qui domibrsqu'il faut aujourd'hui constater le tre, c'était la carvette, eontinua sa reconts du seizième et Roit du premier occupant. Or les do- naissance de la côte. Or, ce fut durant S;, décidé à chercl£iments fournis par le rédacteur de sir le cours de cette exploration, qu'ayant côtes du nord-ou;ancis Drake (1) étant trop confus pour reconnu à l’ouest de San-Blas une vaste 4 : fan Pacifique et debablir d’une manière irréfragable cette baie dans laquelle se jetait un fleuve, par f

e, Varennes de la Wriorité sur lesquelles se basent les pré- les 46° 9’ de latitude, don Bruno Heceta e Montréal, où il av&ntions des Anglais (2), les écrivainsles vitclairement le grand cours d’eau qu’on

e, vers les conträlus compétents sur cette matière fran- a appelé la Colombia, et qu’il désigna vaient le conduire

Quatre de ses fils nommé de la Jén ènt l’intrépide Ca , dont il est inutile frances et les inno 1). Le résultat inco ploration fut la « agnes Rocheuses

st au chevalier de par son père da revient l'honneur d ier cette barrière i

issent un laps de temps considérable, alors sous le nom de Rio San-Roque. ph s’arrétent à l'année 1775, époque à la- Peu de temps après avoir accompli [1 uelle on fixe la découverte du pius cette découverte capitale, don Bruno and fleuve de ces contrées par un na- Heceta rentra dans le port de Monteigateur espagnol. rey (1). . |

En ce temps, en effet, le vice-roi de la Nous avons insisté sur ce point longfouvelle-Espagne conçut le projet de temps contesté, et admis aujourd’hui; ire explorer la côte nord-ouest de l’A- bien qu'il aitété sans résultat effectif pour bérique. Pour parvenir à ce but, qui la couronne qui avait ordonné l'expédi- |

ait surtout alors un intérêt scientifi- tion dont Heceta faisait partie. Nous ne

o, il fit armer la corvette le San!iago parlerons pas ici des expéditions si con- (|

la goëlette la Felicidad. Le comman- nues de Cook, etqui éurent lieu en 1778; ‘4 |

ement de la première de ces embarca- nous passerons également sur celles de

, comme on l’a f&on fut remis à don Bruno Feceta; la don Ignacio Arteaga, dont les beaux tra-

ecraison, « nos Frafe/icidad recut pour chef äon Juan de vaux géographiques furent exécutés en.

Drégon par l’intériek Bodega y Quadra, lieutenant de 1779 par l’intrépide Antonio Maurelle.

oixante ans avant Ifaisseau. Cette expédition devait être Après ces grandes expéditions viennent à

Lewis et Clarke, qukrtile en résultats; elle mit à la voile en 1785 et 1786, celle de James Hanna

it y avoir encore éke San-Blas le 16 mars 1775. Les deux et celle du capitaine Peters : ces deux )

>agnols et par les Afpitaines marchèrent d'abord de con- voyages nous conduisent jusqu’aux mé- |

ert, et nommèrent successivement l’île morablesexplorations deLapérouse. Loe Socorro et cette baie de Trinidad Wrie et Guise viennent dans la même anv’ils rencontrèrent par les 41° 7’ delati- née, puis il faut nommer Berkeley, qui de; leur navigation s’étendit ensuite croit atteindre en 1787 le détroit de squ'aux 48° sans qu’il leur fût permis Juan de Fuca; Nathaniel Portlock et ’examiner les côtes. L'abord de la terre Georges Dixon, envoyés par une compaeur devint fatal: ayant débarqué dansun gnie puissante, marquent une époque méolfe (3), ils perdirent sept hommes que morable dans le commerce de ces con-

arennes de la Vérend à ce jour (lorsqu'on ocuments incomplets { e. Ce voyage si mémo ‘rance une gloire ignori sous son jour réel p ; ge EMA UE Cl auteur aborde une ( store ue assacrèrentlesindiens:lenomde Baya trées : grâce à eux, et vers le milieu de Al res dans les deux monddfe los Martyres fut imposé à cette por- l'année 1788, la partie septentrionale des uu ebiographiede Varennon du littoral en souvenir de la catas- Îles de la Reine-Charlotte est reconnue. 1 Rien ALL ophe. Uneprisede possessionsolennelle Colnett et Duncan visitent dans la même reprise fl interrompqut lieu néanmoins, et le commandant de année ces régions, et découvrent plu- “pvie ou par la mauvaexpédition adjoignit ces terres à la cou- sieursiles. Partide Macao, Meares baptise es enfants ne furent Ponne d'Espagne en présence des natu- En mr ieRents et ns voit pas le euve qu'il désigne aujourd'hui à ceux

bien prés de parvenir dr interdisait toute hargeait un homine i ur entreprise. Non-se mais ils n'avaient d’a er mourir tous les tri us perdimes le Cana rl massacré par les sa des siens, et M, de la | par suile de ses fs jration,

(1) Ce fut, on le sait, un gentilhomme picard ui écrivit en anglais pour la premiére fois ; à relation des voyages de Drake. La traduc- (1) Le récit de cette importante expédition a on française parut en 1641. été publié par Maurelle, le pilote en second du (2) Drake arriva-t-il jusqu'au 48°; le savant Santiugo. Voyez aussi la traduction anglaise de 4; (9 arden le fait parvenir seulement au golfe cette relation dans les Miscellanies de Duines- | k

ui prit dans le dix-huitième siècle le nom de Barrington; Lond., 1781. L'expédition est ra- Puerlo de la Bodega, par les 38° 18’ de lat. et contée également dans l'introduction du livre B 116° 50’ de long. intitulé : Yiage hecho por las Goletus sulil y M (3) Par les 47° 24’ de lat. et les 118° 10’ ouest Mexicana. On peut consulter Warden, Art de Me Cadix, vérifier les dates, t. X; Paris, 1826, in-8°,

qui fréquentent ces parages (1). Ces noms plus ou moins illustres, plus ou moins aimés des géographes, nous conduisent jusqu’à l’époque où tes États-Unis songent , eux aussi, à explorer les côtes nord-ouest d'un pays où ils sauront bientôt réunir tant d'éléments de prospérité. En 1788 deux bâtiments sont expédiés de Boston avec mission spéciale de visiter ces côtes, si riches en fourrures ; un coup de vent les sépare, et c’est au capitaine Robert Gray, qui commande le Colombia, qu’échot l'honneur de Dpiis de nouveau le fleuve que vit jadis Heceta. Désigné dans la langue des indigènes (quelques historiens le prétendent du moins) sous la dénomination d'Orégon (2), ce beau fleuve perd alors un nom ignoré; mais il le lègue à l’un des plus riches territoires du nouveau monde, et ii rappelle dans ces régions désertes celui que devrait porter Amérique entière.

C'était précisément à la même époque que naviguait dans ces parages l’un des plus célèbres marins dont s’honore l’Angleterre, et qu’il y exécutait ses explorations hydrographiques, à jamais célèbres dans la science (3), Vancouver rencontra

(1) Ainsi que le fait très-bien observer M. Fédix, Meares, parvenu au 46° 10’ de lat.

nord, dit positivement : « Nous pimes en consé-

uence assurer avec certitude la non-existence

e la prétendue rivière de Saint-Roch que l’on voit sur les cartes des Espagnols. » Foynge de Meares, imprimé à Londres en 1790, p. 167.

(2) Voyez ce que dit à ce sujet M. de Mofras.

( L'explorateur le plus savant et le plus actif de ces régions, George Vancouver, naquit vers 1750, et il eut le bonheur de se former à l’école de Cook, qu’il accompagna du-

; rant son deuxième et son troisième voyage, Ce

fut seulement en 1790 que l’on songea à lui, pour le charger de la grande mission qui le place à côté des plus illustresnavigateurs. Vancouver a reconnu dans le plus grand détail toute la côte comprise entre les 39° 5’ de lat, et 336° 56’ de long. et la pointe Menzies (52° 18’ de lat., 232° 565’ de long.). Cet habile marin, ayant exploré huit cents lieues de côtes en ligne droite, « crut avoir démontré clairement qu’il n'existait aucune communication navigable entre les océans Atlantique et Pacilique, et qu'il n’y en avait pas non plus depuis les 30° jusqu'aux 36° de lat. entre l'océan Pacilique el les lacs ou mers intérieures. » Cette mission si laborieuse était terminée le 22 août 1794. Vancouver ne survécut pas longtemps aux travaux et aux fatigues de toute espèce qu’avait exigés cette immense reconnaissance; il mourut au mois de mai 1798. Un hydrographe anglais déjà célèbre, sir Edward Belcher, ne se montre pas toujours complétement d’acoord

euve qui c ur voyage Colombia y novemb es de l’oc embouchu élever biet Lewis el pays qu’ bnder un.

Ye. Ils co:

quel ils à oisine, et pnsidérée remier ét:

ance fonde Elles civilise

Robert Gray, prit de lui des renseign ments, visita le cap qui marque l’e bouchure du fleuve, et ne put voir la C Jombia ; il l’avoue positivement lui-mêm bien qu'il ait signalé les terres qui avo sinent son embouchure.

Broughton, qui faisait partie de l’e; pédition de Vancouver, et qui comma dait le Chatamn, fut bien certaineme l'un de ceux qui visitèrent d’abord lesriv de la Colombia ; mais envoyé par Vanco ver pour reconnaître définitivement l'en bouchure de ce fleuve, il ne pénétra dan ses eaux qu'à une époque où le cap taine Gray l'avait déjà exploré pour | deuxième fois. On le voit donc, c'est réalité à Heceta, puis au capitaine amérik yageurs cain, que l'on doit d’une manière posfhis. Ce fu tive la connaissance première decefleuvæs associé si précieux pour les communications inhlest, ex: térieures. L'embouchure se trouvait dé, euve qui marquée sur les cartes ; mais les source use del visitées jadis par les Canadiens étaierk uvelle.( restées ignorées, du moins au point de Fraser ( vue géouraphique , lorsque le gouverndiuve de c ment américain, pressentant quelque dé couverte à faire dans les régions du cenÎTABLISSE tre, chargea, en 1803, Lewis et Clarkl RITOIRI d’aller explorer le désert. Plus heureuh VANCOU que les Canadiens français dont nouâ ToRIA.

avons rappelé les travaux, Lewis et so SIONS. courageux compagnon ont légué leurf CONSID noms à l’histoire. L'écriv.

La navigation des grands fleuves es e ra ele quelquefois aussi glorieuse que celle quk,; A | s'accomplit sur l'Océan, les périls qug;; .

surmonta jadis Orellana sont aussi cou ar acti pus que ceux qui illustrèrent Yane Éon des ft Pinzon ; et lorsque le 14 mai 1804 Lewis remiers et Clarke s’embarquèrent sur la rivièr®, je vas Wood, qui se jette dans le Mississipi, ous ne 1 peut dire qu’ils commencèrent le voyagé e détails de navigation intérieure le plus étonnant ons de c qui eût été accompli depuis Ja premièrs brie -dé exploration de l'Amazone. Jonathan Car ais isolé ver, quiétait parvenu bien des années au or. Si ce paravant aux sources du Mississipi, avai®)} ent « projeté autrefois cette belle entreprise; une d Lewis et Clarke eurent la gloire de l’ac n rempl: complir. Le 27 juin 1804 les trouve dan. a les montagnes Rocheuses, et après d'inf se du dicibles souffrances ils parviennent au rrêter, €

iatemen bien moi ine adm

avec Vancouver dans ses observations (VoyA Voyage round the world, notamment p. 284).

Ceci, bien entendu, ne prouve que la nécessité de renouveler de pareilles expéditions.

lui d euve qui doit les conduire au terme de ui des rensel8n@ur voyage. La Kooskooskee, le Lewis, Rd 4 61 Colombia les ont reçus tour à tour; le pt ue p ï Au y CE novembre ils peuvent saluer les riles terres au aus de l'océan Pacifique, Ils ont atteint . es qui avo embouchure de ee beau fleuve, qui verra isait partie de l élever bientôt la colonie d’Astoria. sa ph Ie 06 l'EX Lewis et Clarke. ne quittèrent pas bien At pays qu'ils venaient d'explorer sans y an tee tes nder un établissement de quelque du- Ha ra dr te. Ils construisirent le fort Clafsop, héfinrive ne quel ils imposèrent le nom d’une tribu " mentl'enbisine, et cette construction peut étre 11 ne pénétra danhpsidérée à bon droit comme étant le tnt où le caphemier établissement de quelque impor- Ja ie oré pour hace fondé daps ces parages par les peu- Es NHATs C'est elles civilisés ; le 26 mars 1806 les x au Capitaine amérik yageurs reprenaient la routedes États- A maniere posEnis. Ce fut dans cette mémeanuÉequ Un emiéredecefleuv®s associés de la compagnie du Nord- DMMURICAUONS inbuest, ex ;lorant versle 54° parallèle un Hp ET euve qui baigne la partie la plus mona diens nue beuse del’Orégon. au, si on le préfère, la Ho n di ae ouvelle-Calédonie lui imposa son nom. rsaue te ne ul e Fraser est, comme on l’a vu, le second sentant quelque de euve de ces contrées.

les régions du cenÎTABLISSEMENTS FONDÉS SUR LE TER- 3, Lewis et Clarkl RITOIRE DE L'ORÉGON. — LE FORT sert. Plus heureuË VANCOUVER. — ÉTAT ACTUEL D’ASrançais dont nou TORIA. — TENTATIVES DE MISvaux, Lewis et so SIONS. — PHOJET DE FONDATION on ont légué leurf CONSIDÉRABLE.

L'écrivain chargé dans cette collection e rappeler les derniers événements qui nt agité l'Amérique a fort bien établi Méjà comment la formation de compa-

ies actives, ayant pour but l’exploitaion des fourrures, avait été l'origine des remiers centres de population fondés ur le vaste territoire gli ous OCCUpe.

ous ne rentrerons pas ici dans la série e détails qui se rattachept aux opéraons de ces compagnies ou même aux eforts de certains spéculateurs hardis, ais isolés, tels que le célèbre John Asor. Si ce fut réellement à cet homme inelligent que l’on dut le premier établisement digne de quelque intérêt fondé

n Ten DIACEn ARE U EL Clatson gi ha

ane 4: ives de la Colombia, l'existence 5i ép PME # ère du fort d’Astoria ne saurait nous rrêter, et nous préférons passer immés observations (VoyMiatement à la description de localités , notamment p. 284) Bien moinsconnues, mais qui, grâce à

ouve que la nécessité inistrati ‘ expéditions. ine administration dont on ne saurait

grands fleuves es leuse que celle qu an, les périls qu ua sont aussi cou illustrèrent Yane 14 mai 1804 Lewi rent sur la rivièr ns le Mississipi, o encérent le voyays re ie plus étonnanl lepuis la premièrs one. Jonathan Car bien des années au ju Mississipi, avait : belle entreprise; nt la gloire de l’ac 04 les trouve dans

mettre en doute l’activité et à un zèle non moins fécond en résultats, marchent dans une voie réelle de prospérité.

Siége principal de l'administration de l’honôrable Compagnie de la baie d’Hudson, le fort Vancouver peut être considéré comme le chef-lieu de toute la partie peuplée de l’Orégon. Fondé en 1824, il s'élève sur la rive droitede la Colombia, à soixante-dix milles environ de l’océan Pacifique (1) ; sa population est encore peu censidérable, et l’on ne peut guère l’élever au delà de 800 habitants, dont un petit nombre seulement appartient à Ja race européenne, le reste se composant d’Indiens ou de métis. Cette petite ville, construite en bois, ne laisse pas que de présenter un aspect assez animé, si l’on se rappelle qu'un bateau à vapeur et cinq nayires à voile d’un port de cent à trois cents tonneaux jettent la vie dans ce coin du globe absolument désert il y a seulement quelques années.

Le territoire dont le fort Vancouver est entouré fournit en abondance aux besoins restreints de cette population naissante : le froment, la pomme de terre, certaines espèces de pois, varient la nourriture animale, que l'on s’y procure aisément. Nous ne voudrions pas cependant donner une idée exagérée et du confort de cet établissement et de son importance réelle; le savant Belcher le Ft sous un jour peu attrayant, et M. de lofras dit positivement : « Le fort Vancouver, qui à l'extérieur ressemble à une grande ferme entourée de bâtiments d'exploitation agricole, n'est en réalité au dedans qu’une boutique et un comptoir de la cité de Londres. Une quinzaine de commis sont employés aux échanges ayec les Indiens, à la Vente et aux écritures. » Nous ne dirons rien ici du fort d’Astoria (2), qui ne se compose plus que

(1) M. Ch. de fixe ainsi sa position géographique : lat. 45°, 36° 53” nord; ong: 122° 39 34.6", Voy. Narralive of ihe United-States ex- Pluring expedition. Dans le chiffre de population indiqué plus haut ce voyageur ne fait entrer que cent ou ceni cinquante Américains.

(2) Le fondateur de ce comptoir est mort tout récemr.snt; il avail acquis une opulence pey commune, grâce à l’habileté de ses spéculations. L'un des observateurs qi ont le mieux dépeint cette contrée, M. de Mofras, nous a tracé un tableau fidèle de cet établissement, qu’on peut s’élonner à bon droit de voir qualifier de ville, Town of Astoria. » Ce lieu, rendu célèbre par M. Washington Irving,

de quatre cabanes, et dont on peut voir une vue charmante dans l'excellent livre du capitaine Belcher ; nous rappellerons que la nouvelle compagnie, comprenant toute l'importance de certaines positions, s’est hâtée d'agglomérer la population dont elle pouvait disposer sur ces points habilement choisis, et destinés sans doute à devenir le siége de villes industrieuses.

Elle SAUT il y a deux ans quinze ou vingt établissements de ce genre, sans mentionner les stations secondaires. Ces centres divers de population s'accroissaient il y a trois ou quatre ans grâce aux efforts de M. Mac Laughlin, gouverneur de la Compagnie et résidant au fort Vancouver. Un homme bien connu par ses travaux, M. Wieth, a proposé naguère la fondation d’une grande cité à W/arrior's Point, sur les bords de la Wallamette ;et cette ville serait destinée à devenir la capitale de l’'Orégon. Quoi qu’il en soit, tous ces établissements, encore peu développés, ne peuvent manquer de prendre bientôt un grand accroissement (1). Des documents pu-

qui a écrit d’une manière si pittoresque l’histoire de sa fondation, est habité par un seul homme, M. James Burney, Écossais et agent de la Compagnie d'Hudson, quiy réside avec ses jeunes enfants et sa femme, qui est Canadienne. Derrière la maison on montre la place sur laquelle était bâti l’ancien fort d’Astoria, dont il ne subsiste plus aucun vestige. La maison actuelle est bâtie sur un petit plateau de prairie, derrière laquelle apparait une forèt de pius. Nous avons mesuré un de ces arbres couchés par terre dont la longueur était de quatre-vingt mètres, sur cinq, trois et un de diamètre à diverses hauteurs... Près de la maison

de M. Burney on remarque quelques misérables ‘

loges d'Indiens, qui apportent du saumon, des canards et de la-venaison, seule viande dont on fasse usage, M. Burney n'ayant qu’une vache pour tout bétail. Dans le hangar sont emmagasinés des cordages, des ancres et des agrès, et lon voit amarrées au rivage deux bonnes chaloupes. »

(1) Ces établissements commerciaux ne sont pas les centres uniques de population dans ces parages. Non-seulement les forts de Cowlitzet de Wallamette réunissent, depuis 1838, un certain nombre de catéchumènes; mais leurs

villages , situés à vingt-deux lieues environ du fort Vancouver et à cinquante-cinq de l’océan Pacifique, sont destinés à prendre un réel accroissement ; sept sœurs de Notre-Dame, par-

ties d'Anvers il y a quatre ou cinq ans, résident sur les bords de la Wallamette, qui se jette dans la Colombia. A plus de trois cents lieues de là, sur les rives de la Racine-amère, non loin des montagnes Rocheuses, l’Orégon possède encore un établissement religieux , ayant une certaine analogie avec les anciennes réductions du Para-

bliés par les États-Unis, il y a moi de trois ans, annonçaient que des milles entières, traversant les montagn Rocheuses, émigraient avec tous le bagages et leurs ustensiles domes ques pour la riche vallée de la Wall mette. Les mêmes documents nous ji diquent l'époque très-prochaine où ui imprimerie fonctionnera sur le territoi de l’Orégon, et signalera les avantag que présente ce vaste territoire. Il y plus encore, un projet tout autreme gigantesque que les projets de colo sation signalés ici a été présenté o ciellement par M. Pratt, député de Nev York, à la chambre des représentan dans la séance du 28 janvier 1845.

ne s'agirait de rien moins que de construction d’un chemin de fer, qu partant de l’ouest du lac Michigan, tr verserait les montagres Rocheuses aboutirait à la partie navigable de Colombia. Un riche négociant de Nev York, M. Asa Whitney, est l’aute de ce vaste plan de communication q changerait infailliblement les relatio commerciales du globe, puisque, ai qu’ou l’a très bien fait observer, « il ol vrirait un passage occidental entre l’E rope et l’Asie, et mettrait New-York trente jours de distance de la Chine (1 En attendant l'issue des discussion diplomatiques qui peut servir ou r tarder l’accomplissement de ce proje l'État de l’Union veille avec une adm rable sollicitude à tout ce qui peut a surer ses prétentions sur le territoir contesté, Cette vaste étendue de terre

guay. Nous voulons parler de Sainte-Marie d montagnes Rocheuses. C’est une sorte de villas passant dans lequel se trouve une église €

is, surmontée de son clocher. Les Indie campent à l’entour sous leurs tentes coniqu faites en peau de buffle.

11 y a quelques années on faisait monter huit le nombre total des établissements méth( distes; mais il s’en prépatait un grand nomb d’autres. Nous rappellerons ici que M. C Wilkes porte à 20,000 individus le chiffre a proximatif de la population de l'Orégon; il comprend toutes les races.

(1) Voyez la hrochure intitulée : Documen américains, troisième série, Annexion du Texa l’Orégon, pub. par M. Joliivet, p. 74. Il bon d’observer toutefois, avec M, de Mofra que dans l’etat actuel des choses le parcou total de Montréal jusqu ’a la mer Pacifique l'embouchure de Rio-Colombia est exacteme de dix-huit cents lieues et la durée du voy de quatre mois et demi.

iles, ba it au gr pntagnes

s encore é recevoir | e,et prer aska (1).

ue où ui placée au euses, à | i viennen Mexique mettra a ses vaste

ATIONS

n zélé 1 emment itudes, le ilservira e mixte s Indiens : mais é nion re r sein. ] oureux « pes , avide ilisés, i ir dans ce s les Dj asse abc eux, ch Épare po nde nat e la succ inomène bité jusq s dispers dont la pas au q& nerons ure des es réce pus sou t Ja par l'Orégo oisinag ment p pulation

Jnis, il y a moi aient que des sant les montagn tavec tous le stensiles domes llée de la Wall peuments AOUS i -prochaine où ui era sur le territoi alera les avantag > territoire. Il y et tout autreme projets de colo été présenté 0 tt, député de Nev des représentan 8 janvier 1845.

moins que de emin de fer, qu lac Michigan, tr gres Rocheuses ie navigable de négociant de Ney itney, est l’aute ommunication q ment les relatio obe, puisque, air t observer, « ilot cidental entre l’E ettrait New-York nce de la Chine (1 sue des discussior peut servir ou r ment de ce proje lle avec une adm out ce qui peut a 1s sur le territoir e étendue de terré

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es on faisait monter | établissements méth etait un grand nom erons ici que M. C idividus le chiffre a} ation de l'Orégon; il

es.

intitulée : Documen ie, Annexion du Texu Jolivet, p. 74. lle s, avec M. de Mofre des choses le parcou à la mer Pacifique olombia est exacteme et la durée du voy

iles, baignée par la Plate, qui conit au grand passage méridional des bntagnes Rocheuses, et qu'on n'avait s encore érigéeen gouvernement, vient recevoir une organisation administrae, et prend le titre de territoire de /Vaaska (1). Il est facile de prévoir l'é-

ue où une force militaire respectable placée au somraet des montagnes Roeuses, à la source (les grandes rivières, i viennent se décharger dans le golfe Mexique et dans l'océan Pacifique (2). »

mettra aux États-Unis la réalisation ses vastes desseins.

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