‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 21 sur 42 · ATIONS INDIENNES DE L'ORÉGON · texte numérisé non relu

ATIONS INDIENNES DE L'ORÉGON

n zélé missionnaire qui a parcouru emment l'intérieur de ces immenses itudes, le P. de Smet, semble croire ilservira quelque jour de refuge à une e mixte composée des descendants s Indiens et de ces hommes dange- : mais énergiques, que les États de nion repoussent annuellement de r sein. Peuple pasteur et guerrier, oureux du pillage comme les sauges , avide de gain comme leshommes ilisés, il doit renouveler quelque ir dans ces régions ce que vit l’Asie s les Djenghis et les Timour-Lenck.

asse abondante, troupeaux nomeux, Chevaux sans nombre, tout pare pour l'avenir les exploits d’une nde nation nomade. En attendant e la succession des siècles amène ce énomène pause, l’Orégon n’est bité jusqu’à sresent que par des tris dispersées sur de vastes espaces, dont la plus considérable peut-être ne pas au delà de 10,000 habitants. Nous

nerons d’abord la rapide nomen-

ure des peuplades qui ont été viées récemment. Les Soshonies, plus ous sous le nom des Serpents, habit la partie méridionale du territoire l'Orégon, et se répandent jusque dans oisinage de la haute Californie ; ils ment plusieurs peuplades, dont la bulation totale peut s'élever à dix mille es répandues sur la région la plus rile à l’ouest des montagnes; leur

indien atteste sufisamment leur ère, cur il signifie les déferreurs de

À ju nom ten Fa la DRPa n reproduit ici les expressions du ra de M. Wilkins. è F

racines. Tout le monde a présent au so ‘venir la peinture qu'a su en tracer Wap itneieelns (1), lorsqu'il les montre fuyant les autres Indiens au sein de leurs roches désulées. Leur aspect misérable, la coupe bizarre de leurs vêtements, ne démentent en rien aujourd'hui les peintures qu'on nous en a données; maïs la multiplication rapide des chevaux a singulièrement amélioré leur situation, et peut la changer complétement. Leur religion semble être une sorte de sabéisme, et, selon le P.

Smet, ils croient que le grand esprit réside particulièrement dans le soleil, le feu et la terre.

« Les Sampeetches, continue le méine voyageur, les Paynuts (2) et les 4inpayouts sont les plus proches voisins des Serpents; il n’y a peut-être pas dans tout l'univers un peuple plus misérable et plus pauvre. Les Français les apportant communément les Dignes

e pilié, et ce nom leur convient à merveille. Le pays qu’ils habitent est une véritable bruyère; ils logent dans les crevasses de rochers ou dans des trous creusés en terre. » Le digne missionnaire nous avoue qu’ils sont sans vétements, et que leurs plaines incultes ne présentent ques pour nourriture que des sauterelles et des fourmis; cette dernière espèce d'insectes ( lorsqu'on les avait torréfiés ) fournissait jadis un aliment fort recherché aux Tupis, qui habitaient les plus belles forêts de l'univers. Les misérables aborigènes de l’'Orégon auraiept do:.c un point de contact de plus avec certains habitants du Brésil, s’il est vrai, comme on l’affirma au P. Smet, qu'on les a vus se repaître des cadavres de leurs proches, et même dévorer leurs propres enfants.

Pour croire à l’exactitude parfaite d’un tel rapport, pour l’admettre avec certaines restrictions même, il faudrait examiner dans leurs moindres détails les croyances superstitieuses de ces peuples. S'il est reconnu aujourd’hui que les Tapuyas conservaient jadis l’horrible coutume qu’on signala au courageux missionnaire, on a la certitude qu’ils n’y

a Voyez Astoria.

2) Probablement les Pah-Utah dont parle M. Aug. Mitchell , et qu'a visités avec lant de détails le colonel Fremont.

obéissaient que par un sentiment religieux.

Les Utaws viennent après les peuplades malheureuses que nous venons de citer ; ils s'élèvent à 4,000 individus errants aux sources du Colorado; ils

araissent trouver dans la péche et dans a chasse une nourriture abondante, et se préteraient aux efforts de la civilisation. Les Nez-Percés, que l'on rencontre vers le nord et qui ne comptent pas plus de 2,500 individus, possèdent d'innombrables chevaux ; les Paloose sont une de leurs tribus. Les #’alla-W'alla ui habitent la rivière de ce nom, l’un es tributaires de la Colombia, ne s’élèvent pas à plus de 500. Les Spokanes sont plus nombreux , et ils ont adopté entre eux une dénomination qui rappelle une des nations les plus célèbres de l'Amérique du Sud ; ils se désignent sous le nom pompeux des enfants du Soleil, et composent une tribu de 800 individus, vivant dans une sorte d'abondance. A l’est du territoire vivent les Stiet-Shoi ou cœurs d'Alène, qui comptent 700 âmes dans leurs villages, et qui se distinguent par une sorte de mansuétude. Les Téles-Plates (1), unis qux Pondéras, paraissent étre la nation la plus digne d'intérêt que l’on rencontre dans ce vaste pays; malheureusement leur tribu ne compte guère plus de 1200 âmes, sur lesquelles il faut compter 800 individus appartenant aux

1)La carie détaillée jointe aulivredu B. Smet indique d'une manjère précise la position de ces nations diverses , donéles curieux voyages de M. Catiin nous ont fait connaitre récemment les habitudes ay point de vue pittoresque. On trouvera le Puter noster et Le Credo en pondéra et en tête-plate dans l'ouvrage du zélé mission-

aire. Le même voyageur comprend paruwi les

ndiens ep voie de civilisation : les Gens du lac, devenus en partie chréliens, jes Schuyelpi ou Chaudières, les Okangkhuanes, les Simpoils, les Walla-W'alla, les Kayuses, les Allaxes, les Spokanes ou Zingamènes, les Nez-Percés où Sapetans, les Gens des chutes, les Gens des cas: cales ; les Tchinouks et les Clatsop ou Ælatsap. Les missions, bien récentes encore, qui se sont

établies parmi ces tribus, sous la direction de

M. Blanchet grand vicaire de toutes les contrées à l’ouest des li , paraissent avoir eu d’heureux résultats. Durant son voyage au fort Vancouver, en 1442, le P. de Smet lui seul avait administré le baptème à 418 personnes, et il faisait monter à 1,654 individus le nombre des catéchumènes converlis pa soins et par ceux des pères. Mangarini el Point, dans Vespace de douze ou quinze mois.

Téles-Plates proprement dits. Ils ch sent le buffle sur les rives de la rivil Clarke, et, franchissant les ra Rocheuses, vont jusqu'à l'embouch des trois fourches du Missouri, An onistes courageux des Pieds-Noi a guerre leur a été cependant fata le P. de Smet en fait un magnili éloge, « Francs, nobles, généreux di leurs dispositions, ils ont toujo moutré une grande bienveillance po les blancs et un grand désir de connai la religion chrétienne. » Ces Indie paraissent disposés à embrasser la agricole; cependant les vallées qu né sont si abondantes en b es, que le missionnaire qui nous a fait connaitre mieux que tout au voyageur leur en vit tuer plus de ci cents durant une seule chasse.

Tétes-Plates forment aujourd'hui mission permanente non.loin des m tagnes Rocheuses, dont les cimes s’é vent en cet endroit à plus de 10,0 pieds au-dessus du niveau de la mer Les Têtes-Plates trouvent des enne redoutables dansles Pieds- Noirs et di les Corbeaux. La première de 4 tribus, comprenont les Peagans, les ( lannés et les Gros ventres des pr ries, chässe le long du cours supérié du Mississipi, et s'étend à l’ouest d les montagnes Roacheuses. Au dire M, Catlin, elle comptait naguère enc 50,000 individus bien armés ; m l’année 1838 en a vu jisparaltre 12, ui ont été enlevés par la prtite véro es tribus qui errent sur le territo de l'Oregon sont bien lojn d'offrir chiffre aussi considérable de populatio elles sont redoutées néanmoins des s vages placés à l’ouest des montugn pon pas précisément en raison de le valeur, niais à cause de leur goût po le pillage : seJon le P, de Smet, « dit communément dans les montag qu'un Téte-Plate ou Peyds-d'Oreil yaut quatre Pieds-Noirs. » Un « troits distinctifs des Indiens de régions c’est leur amour effréné po le jeu, Après avoir dissipé tout qu'ils ont, ils se mettent eux-mên sur le tapis, offrant d’abord une mai ensuite l'autre; si le sort leur est fat ils exposent successivement « tous

membres du corps; la tête suit, et s!

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