L’AMÉRIQUE. — BÉRING ET SES COW
PAGNONS.— FORMATION D’UNE C0 PAGNIE RUSSE POUR L'EXPLOIT TION DES FOURRURES.
Ces mers furent parcourues par Russes dès l’année 1636 (1) ; ils visitère alors les côtes de Jana, d’Indigeïka d’Alaska. En 1648 ils prétendirent fixer; mais Kolyma fut choisi po former leur établissement le plus recu
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Nous ne dirons rien ici des premid
travaux de Deschneff (2), d’Ankudin
(1) M. le contre-amiral de Wrangeli donne précis chronologique des t’ntatives de déc vertes qui amenèrent les Européens à la ci naissance de la mer Gla“iale; (en Sibérie) e remontent à 1580. Nous renvoyons le lecteur livre, si curieux et si savant à la fois, qui les connaitre.
(2) Ou Dejreff. M. de Wrangell dit « que
descriptions prouvent qu’il a été le premier
dustrie profita de ces renseignements le navigateur anglais crut apercevo
tout autant que la science ; le commerce des indices certains annonçant qu'il exidles e
toujours croissant des fourrures multi- tait une terre vers le nord (1). » es vel
plia les expéditions ; ce fut surtout aux Il appartenait, en effet, au pli Co
efforts partiels des marchands de pellete- habile marin qui eût paru à cette ép@resq
ries que l’on dut, en 1745, l’exploration que de constater nettement ce «ons,
plus complète des îles Aléoutiennes, et souvent n'avait été présenté que d’uuelq
entre autres de celle de Mednoi Ostroff, manière assez confuse par le navigateWiffici
dont la partie méridionale renferme du danois. Il le fit avec la supériorité qu
cuivre en abondance. « En 1768 et 1769, luiconnaît; et cependant un vaste cha
dit un écrivain russe trop peu consulté restait encore à parcourir à ceux q
en France, lescapitainesKrenizineet Le- devaient lui succéder dans ces région
vachef naviguèrent vers l'Amérique, et Si plus d'espace nous était accordé ns$
dépassant les îles Aléoutesnes’arrétèrent aimerions à suivre dans ses belles expl
qu’à celle d'Ounineka, d'où ils revin- rations le capitaine Clerke, ce dig
rent sur leurs pas; ils avaient fixé pen- successeur de Cook, qui alla mourir @
dant ce voyage plusieurs nositions at 1779 dans la baie d'Awatcha ; nous :
déterminé plusieurs hauteurs dont on merions à accompagner d’'Entrecastea
n'était pas sûr avant eux. Enfin les capi- parmi les rescifs de la Nouvelle-Calédéés
taines Billing et Saritchef, dans leurs nie, et Vaneouver prolongeant ses
voyages depuis 1793 jusqu'en 1795, vantesreconnaissances jusqu’à l’entrée(
achevèrent la découverte de toutes les Cook (2); nous nommerions de nouve:
îles que l’on connaît à présent (1). » l’intrépide Billing, ne s’arrétant q Avant les explorations des Russes, devant les glaces flottantes, et se voya
l’immortel Cook avait accompli le long contraint de retourner par terre da des côtes une de ces grandes explora- la baie de Kolioutchine; Kotzbue, I tions scientifiques dont il est superflu siansky nous feraient voir par quelle de rappeler l'importance. Tout le monde suite d'efforts certaines vérités géog sait avec quelle supériorité il examina phiques peuvent être conquises dans q le détroit de Béring en 1779, et nul n’a parages. Mais nous énumérons tous © mieux jugéses effortsqu'unnavigateuril. navigateurs pour arriver à un'nom dé
lustre malheureux commelui.« Les voya- illustre, qui, s'il ne rappelle poi gesde Cookeurentle mérite, alorsfortex- de plus grands travaux, dit au moi traordinaire, dene pas enrichir lainaviga- de plus grands succès. Parvenus tion seule, mais toutes les sciences (2). » cette époque en effet, quelques parol Arrivé dans ces parages inconnus, Cook simples mais précises nous montre supposa qu’il pourrait découvrir un pas- quels furent les résultats des derni
sage qui lui permettrait de pénétrer He ne : : 1) Le Nord de la Sibérie, voyage parmi
dans l'Atlantique par le détroit de Bé- mr de la Russie AtiaNgusei dans la
ring. Dans cette hypothèse il devait soit Glaciale, entrepris par ordre du gouveri
contours P'amérane re TRE RE eu de nn À 9 è A tl À { td . d longer les côtes de l'Asie du côté de le prince Emmanuel Galitzin; Paris, 15
l'ouest. Il entra en effet dans le.détroit; 2 vol. in-8°. Précis des Voyages, t. 1, p. xx:
mais une barrière infranchissable lui D) VANNES qu nn qe Lepere . , e . ! « fermant'iout passage vers l’est, il sedi- % qu’on avaitcru jusqu'alors la ‘côte ferme
rigea vers le couchant, «et découvritun l'Amérique n’était dans ces parages qu’
cap auquel il donna le nom de cap Nord. anus ane pu DA MOI ArEnURs , " , . .! nt lies rives au € P En s’en retournant ilrencontrauneîle;il e”Nootka se trouva être lui-même sur
la nomma Burney Island (île Koliout- plus grande de toutes ces îles, laquelle est chine. Avant de rentrer dans le détroit parée de la grande terre par l'entrée de Ju de-Fuca. Cette entrée n’est qu’un simple ( troit remontant du sud au nord et se rouvr Art de vérifier les dates, t. IX de l’édit. de For- dans l'océan Pacifique, sans pénétrer à l'o tia d'Urban, p. 496 et suiv.; William Coxe, vers la baie d'Hudson, comme on l'avait s Russian Discoveries, 1780, in-4°. posé jusqu'alors. » Voy. Freminville, capita 1)N. S. Vsévolojsky, Dict. géogr. de Russie. de frégate, Examen sommaire des expéditis 2) Dumont d'Urville, Discours préliminaire de découvertes pendant le dix-huilième sièo du Voyage del'Astrolabe. P: 164.
glais crut apercevo s annonçant qu'il exi le nord (1). »
, en effet, au pl eût paru à cette épl er nettement ce (| té présenté que d'u fuse par le navigate ec la supériorité qu endant un vaste cha parcourir à ceux « sder dans ces région ous était accordé n°:
e dans ses belles expl ine Clerke. ce digr )k, qui alla mourir @ e d'Awatcha ; nous 2 agner d'Entrecastea de la Nouvelle-Caléd er prolongeant ses ances jusqu’à l'entrée ( ommerions de nouve:
g, ne s’arrétant q ottantes, et se voya ourner par terre da utchine; Kotzbue, J.
‘aient voir par que rtaines vérités géog être conquises dans us énumérons tous © arriver à un nom dé il ne rappelle poi ravaux, dit au moi succès. Parvenus effet, quelques parol écises nous montre résultats des dern
es explorations maritimes entrepries vers les points ignorés de la Sibérie.
Comme la côte de la mer Glaciale est resque toujours obstruée par les glaons, qui même ne fondent jamais dans uelques baies, la navigation y est trèsifficile, et le court espace de l’été ne ermet pas de parcourir dans une seule nnée l'intervalle compris entre l’ernbouhure de l’'Ob et le détroit de Béring.
es Russes n'ont réussi qu'après des entatives réitérées à connaître la vraie onfiguration de ces parages. Jusqu’à os jours des marins très-habiles metaient en question si l’Asieet l'Amérique e se joignaient point dans le Nord; fin le capitaine Wrangell parvint, en 822 et 1823, à résoudre le problème, et râce à ses efforts on sait que les deux pntinents sont séparés (1). »