‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 26 sur 42 · REMIERS ÉTABLISSEMENTS DES RUS- SES.— DIVISION DU TERRITOIRE · texte numérisé non relu

REMIERS ÉTABLISSEMENTS DES RUS- SES.— DIVISION DU TERRITOIRE

Greenhow nous apprend que les Russ furent les premiers à tirer avantage es découvertes de Cook, ayant obtenu e l'illustre navigateur lui-même de pmbreux renseignements durant la ation des navires anglais à Petropawwsk et à Ounalashka. Dès l’année 1781 e association fut formée entre Grébire Schelikof, Ivan Gollikof et queles autres marchands de fourrures étais en Sibérie et au Kamtchatka.

our donner une nouvelle impulsion ù commerce qu’ils dirigeaient, en PE, .Mpôût 1783 ils se décidèrent à équiper Sniatque esduns La Mois navires, que l’on mit sous le comar ordre du gouveriandement de Schelikof; ce marin e par MM. de WrangtŒait un homme énergique et habile; ANNE Le Aer employa trois ans entiers à l’explorales Voyages, t.1, p. xx\on de ces régions si peu connues; les stata ce que de LapéroBntrées désignées depuis sous le nom awalors la côte fermemAmérique Russe furent visitées soidans ces parages qu'heusement. Schelikof porta princisou moins grandes, IBlement son attention sur la grande > de Kadiak; et c’est de cette époque

d'il faut faire dater l’établissement de

ritable continent. Le p va être lui-méme sur verses factoreries russes dans ces rages.

es ces Îles, laquelle est

av 1) J.B. Eyriès, Recherches sur la populus

0! QT arte n du globe terrestre; Paris, 1833, broch.

Le des expéditil 8°, p. 21. Cet opuscule est sans contredit le

ni le dix-huitième siédfilleur travail que nous ait laissé l’habile

ographe dont il porte le nom. Eyriès a pu

ir encore exposée sous son jour véritable pédition de M. de Wrangell.

L'histoire de l'Amérique Russe n'est autre chose en réalité que l'histoire des expéditions envoyées par les grandes nations maritimes de l’Europe vers la côte nord-ouest, et en second lieu celle des expéditions plus ou moins aventureuses qui donnèrent de l’extension au commerce des fourrures.

Greenhow, si exact d’ailleurs, établit, d’une manière peut-être trop absolue, que le gouvernement russe resta entièreme”t indifférent aux efforts que faisaient les particuliers pour l’exten-

‘sion de ce commerce vers les parages

nords dela sner Pacifique,et cela, jusqu'en 1764 (1). A ette époque, le fait est constaté, Catherine II ordonna que des mesures fussent prises pour qu’on eût des informations positives touchant les îles américaines opposées à ses domaines en Asie. Le lieutenant Synd, partant en 1766 d’Ochotsk, et s’avançant vers le nord le long des côtes du Kamtchatka, parvint jusqu’au 66° de lat. ; l’année suivante, comme le dit le savant Américain, « ce navigateur entreprit un autre voyage dans la même direction, nn lequel on suppose qu’il atteignit e continent américain; mais on connaît fort peu les particularités relatives à ces expéditions. L'année 1788, au point de vue industriel, est marquée par l’expédition quesignale Vsevolojsky ; elle eut pour résultat la connaissance de quelques îles, l’examen des rivages où mourut Béring et l'exploration de l’île des Renards. Mais le scorbut enleva une grande partie des équipages, et vers la fin de 1769, lorsque cette même expédition fut de retour au Kamtchatka , elle ne put offrir qu’un petit nombre de renseignements géographiques sur les Aléoutiennes. Il paraît, selon le savant déjà cité, que Kronitzin avait non-seulement réuni un grand nombre de fourrures provenant des îles américaines, mais que le rapport de Levaschef renfermait plusieurs documents positifs touchant

(1) Voy. History of Oregon and California, p: 187. On peut s'assurer, par le précis hislorique qui précède le beau voyage de lamiral

rangell, des efforts successifs faits durant le dix-septième et le dix-huitième siècles pour explorer l'extrémité de l'Asie. Ces expéditions devaient nécessairement conduire à l'examen des rives cpposses, perpétuellement visitées par les Tchouktchis.

NE

le commerce de pelleteries que l’on pouvait entreprendre dans ces parages.

Si cette tentative fut la dernière que l'on osât risquer avant 1783 dans un but spécial, la narration si animée des voyages de Beniowski répandit quelques années après un jour nouveau sur l’archipel américain. L'aventurier hongrois qui devait trouver la mort dans des régions si différentes, où il a laissé le souvenir d’un indomptable courage, Beniowski, dis-je, rencontra parmi les Aléoutes des Polonais réfugiés, et donna sur ces îles

des renseignements qui ne sont pas sans:

importance.

Deux ans auparavant, il ne faut pas l'oublier, l'association commerciale pour l'exploitation des fourrures de l’Amérique avait jeté ses bases, et de notables peirirees lui étaient accordés. Ce que l’on a trop omis de dire, en géréral, c’est que le principe de prospérité de ces associations reposait sur une classe d'hommes dont l'incroyable courage s’est manifesté dans des régions trop désolées ou trop éloignées des centres de civilisation pour qu'on leur ait payé le tribut d’éloges qui leur est dû. En-

récusable, Djeneff fut le premier qui 0:

se diriger vers le détroit destiné à poil ter le nom de Béring. Les promichlénik}

étaient donc essentiellement propres l'examen des côtes uméricaines et à le ploitation de ces forêts brumeuses où leur industrie devait multiplier le bénéfices. Dès l’origine ils furent e ployés au commerce des fourrure dans cette partie du nouveau mon

que s’adjugeait la Russie , et leurs ‘tt4

avec les kaloches prouvèrent qu'il le fallait autre chose que le courage chasseur dans ces régions désolées.

FORMATION DÉFINITIVE DE LA CO) PAGNIE RUSSO-AMÉRICAINE. — AI MINISTRATION TERRITORIALE.

BARANOFF. — NOVO-ARKANGELSK

L'année qui marque la fin du di huitième siècle est une époque notab dans l’histoire de l'Amérique russ:

c'est celle qui voit naître définitiveme

une compagnie régulière , se développa sous la protection immédiate de la m$

tropole. L’ancienne compagnie avi signalé , dit-on , son administration p

ner!

HAT ucune ire qu ait hot u déc ue les pujour ue les borigè nveri jte gré prut au:

ire de our la iale. € le Kadi ribylo erritoi ourile e la r as de s bir de Ï On a gouv ait été me pl 1 vigué

des actes odieux exercés contre les 1 diens ; le successeur de Catherine, Pa fut sur le point de dissoudre complét ment cette association de marchands.

prit néanmoins la résolution d'utilis ses premiers efforts; et, la réunissant celle qui avait son siége à Irkust, on se former immédiatement la grande à sociation qui prit le titre de Compagn de l'Amérique russe. Le décret d'inst tution parut le 8 juillet 1799, et le pr vilége accordé à la société fut fixée d'lction: bord à une durée de vingt ans. Nollxée à I seulement il permit aux associésd’explé Com!

ter toute la côte de l'Amérique le lorles.

de l’océan Pacifique , à partir du 55° & Lorsq latitude nord jusqu’au détroit de BérirMpnnu à mais ceux-ci eurent la faculté d’utilis@n déve pour la chasse et la pêche toutes les là surp: adjacentes y compris îes Îles Kouriles un d les îles Aléoutiennes. Ainsi que lefaitr@uants : marquer Grenhow, la Compagnie fut ent, « torisée également à explorer et à plac sous la domination de la couronne i périale tous les autres territoires de l

empire étersbc rét gé ernier | fois di ef ou oir à ivers !

leine a rdres s l’on 1

durcis à toutes les fatigues dans les déserts effroyabies de la Sibérie, les promichléniks s’occupaient non:-seulement de la recherche de l'ivoire fossile, maisils se familiarisaient de bonne heure armi les Yakoutes, les Youkaguires, es Tchouktchis, à l’art difficile de tendre des piéges pour seprocurer des fourrures, au métier plus périlleux des chasses polaires. Explorateurs et trappeurs à la fois, on leur a dû quelquefois de grandes découvertes géographiques ; et ce sont notamment ces hommes endurcis à toute espèce de fatigues qui explorèrent pour la première fois en 1806 la Nouvelle Sibérie. Les promichléniks formaient des espèces de sociétés d’industriels à dater des premières années du dix-septième siècle, etils n’étaient pas étrangers aux recherches géographiques.

En 1647 le fameux Djeneff (1) fut un . de leurs chefs ; or, selon une autorité ir-

(1 L'en nte du ge, La c e par de y. Wa Dw, His:

(1) Voy. L’amiral de Wrangell, Le Nord de la Siberie, trad, par le prince Galitzin. On peut examiner spécialement une note du traducteur, p. xvs. L’habile Greenhow ne nous parait pas avoir donné une définition suffisante de cette classe d'hommes, en appelant les promuschleniks

de simples aventuriers. (Voy. p. 270.) Diso en passant que l'orthographe de ce nom diffé quelque peu dans Wrangell et dans Lutké. |

fut le premier qui odlf rique qui pourraient étre inconnus colonie t on peut être assuré qu'il y à détroit destiné à poljusqu alors et qui n’appartiendraient à eu dans l’ombre, souvent même derriere 1g. Les promichlénigqucune nation civilisée. 11 est juste de les directeurs apparents, quelque esprit ntiellement propres Wire qu'une condition expresse, et qui organisateur, quelque homme vraiment américaines et à lit honneur au fondateur, fnt annexée énergique qui a su renverser mille obsy forêts brumeuseu décret d'institution ! il fut stipulé tacles pour arriver àune fondation utile. devait multiplier 1e les droits de l'humanité seraient Dans l'histoire si complétement ignorée rigine ils furent enoujours respectés dans les rapports de cette portion de l'Amérique, c’est à erce des fourrureMue les Russes pourraient avoir avec les un marin russe qu’il faut décerner cet , du nouveau mondiborigènes, et qu’on s’efforcerait de les honneur. Mépris constant pour les dif- Russie, et leurs ivttMorveriir à la religion chrétienne du ficultés que présentait une nature inprouvèrent qu'il leMite grec catholique (1). Plus tard on grate, gusrre renouvelée avec les bare que le courage drut aussi devoir diviser le vaste terri- Dares, ifficultés incessantes au dedans régions désolées. pire de la Compagnie en cinq sections, de la colonie naissante , cet homme fort, our la facilité de l'administration colo- Mais qui ne sut jamais se ployer aux INITIVE DE LA CodBiale. On eut alors les établissements nécessités de sa position, méprisa tout, AMÉRICAINE. — Alle Kadiak , d'Ounalachka , des deux îles et réussit ; il n’en alla pas moins mourir TERRITORIALE. ribyloff et de la colonie de Ross sur le de chagrin dans uneîle lontaine, et il n’a NOvo-ARKANGELsKBrritoire de la Californie. Les îles pas même parmi nous les honneurs ouriles, qui du restenedépendent point ässez vulgaires de la biographie. arque la fin du difle la région américaine, ne formérent Alexandre Baranoff avait été formé t une époque notablhs de section, et dépendirent du comp- à une école difficile, et c'était peut-être e l'Amérique russ@ir de Novo-Arckangelsk. ce qui lui avait donné.cette âpreté de naître définitiveme® On a fait remarquer avec raison que formes qui dut écarter les sympathies. ulière , se développa gouvernement de l'Amérique Russe Employé dés l'année 1783, durant les immédiate de la mfvait été soumis dès l'origine à un ré- expéditions aventureuses de Schelikof, ne compagnie avime plus despotique qu'aucun de ceux ce fut lui qui fut nommé par la première on administration ph vigueur dans les autres portions de Compagnie pour diriger les établissexercés contre les IRempire. La direction a son siège à ments fondés primitivement sur l’île de ur de Catherine, Padkétersbourg, ettoutes les questions d’in- Kadiak , et il était déjà surintendant de > dissoudre complétfrét général sont décidées par elle en Cette colonie naissante lorsque Vantion de marchands. Bernier ressort, avec l'approbation tou- Couver la visita en 1794. Cet homme résolution d'utilisffois du gouvernement. Un agent en Si peu apprécié parfois de son vivant a, s; et, la réunissan(Mhef ou gouverneur est chargé de pour- je le répète, tous les caractères auxsiége à Irkust, on Moir à l'administration des territoires Quels on reconnaît un fondateur de cité : tement la grande aivers soumis à la Compagnie; il a persévérance que rien n'arrête, sévérité le titre de Compagnlleine autorité sur le personnel : ses inflexible , dédain des faits qu’il regarde se. Le décret d'instBrdres sont pour ainsi dire souverains, Comme secondaires, tout le conduit à uillet 1799, et le ri l’on ne saurait en appeler qu’à la di- S0n but. Voyez-ledurant la première ansociété fut fixée d'kction suprême, dont la résidence reste née de ce siècle jetans les bases d’unefacde vingt ans. Nollxée à Pétersbourg. Le fonds social de toreriedans le golfe de Sitkha (1) ; les fataux associés d’ex Id Compagnie s'élève à 2,747,000 rou- rouches habitants de l’Archipel, venus au de l’Amérique le lodlies. nombre de six cents, détruisent la petite e, à partir du 55° Æ Lorsqu'un établissement presque in- colonie ; trente promichléniks, qui défend'au détroit de Bérirbnnu à son origine a pris tout à coup daient le fort, sont chassés après avoir t la faculté d’utilis@ développement inespéré, qui frappe Perdu quelques hommes. Eh bien, avec a pêche toutes les Îl$ surprise même ses détracteurs, lors- Cette perspicacité profonde qui ne l’aris es Îles Kouriles un désert occupé par quelques trafi- bandonna jamais, Baranoff a deviné es. Ainsi que lefaitruants se peuple, s'organise régulière- que cet emplacement est celui où doit , la Compagnie fut @Bent, et passe en un mot à l'état de être fondée la forteresse qui protégera apte et à plac Li RMS, x “a mous de n de la couronne i : k x : quatre ansil revient à bord de /a Néva, rs territoires de Fu empereur aerande à nine ge. La charte de la Compagnie a été renouve- (1} VoyezGreenhow, History of Oregon, etc , s, (Voy. p. 270.) Disoile par des décrets successifs en 1821 et en 1839. p. 271; Warden, 4rt de vérifier les dates, t. X,

graphe de ce nom difiioy. Warden, Art de vérifier les dates; Green- p. 57. Nous suivons ici pour les noms l'orthoangell et dans Lutké, MW, History of Oregon and Culiforma, p.270. graphe adoptée par Lutké,

devant l'emplacement qui a vu naguère la défaite de ses compagnons. Les Sitkhaans ont eu le tempsd'élever unesorte de fort en palissade , construit avec une habileté qu’on ne saurait attendre ordinairement des sauvages, et dont les

outres énormes peuvent défier l’artilerie (1). Monté sur & Néva, mais ayant avec lui trois autres bâtiments œ conduisent cent vingt Russes de débarquement, secondés par huit cents Aléoutes qu’on voit naviguer lestement sur leurs baïdarkes, peut-être croit-il trop aisément avoir bon marché des sauvages maîtres du fort. Dès que le débarquement est effectué en effet, ceux-ci font une sortie qui prouve aux Russes combien il est difficile de compter sur le courage des Aléoutes : saisis d’une indicible terreur, les alliés des Européens prennent la fuite, et ils seraient taillés en pièces si l'artillerie des navires ne les protégeait point. Baranoff est blessé; mais par ses ordresle capitaine Lisiansky renouvelle l'attaque; le canon bat en brèche les palissades, et les Sitkhaans, ayant épuisé leurs munitions, s’enfuient durant la nuit (2). Toutefois ils ne quittent le fort qu'après l'avoir souillé par le plus horrible massacre. Tous les enfants en bas âge sont mis à mort; et dans la crainte que les hurlements des chiens ne fassent reconnaître la troupe fugitive, ces utiles compagnons de l’Indien sont abattus indistinctement. On remarqua, en entrant dans le fort, que le canon russe l'avait à peine endommagé, et que les puissants madriers entassés symétriquement par les sauvages ,eussent

(1) Ces indigènes appartenaient à la confédération redoutable des Kaloches, sur lesquels on trouvera | loin des détails. On trouve dans le beau Ÿ’oyage de sir‘ Edward Belcher un portrait remarquable d'un des habitants primitifs de Sitkha. 3

(2) Voyez Lutké, foyage autour du monde, t. 1, p. 103. « Le fort est situé sur l’ile de Baranoîf ou de Sitkha, faisant partie de l'archipel de George 1I!, ainsi nommé par Vancouver, au fond du golfe qu'il appelle Norfotk-Sound. Cette ile est séparée du continent par le canal de Khoutznoff (Chatam’s strait). Baranoff, en choisissant, pour protéger son nouvel établissement, le point qu'il avait enlevé aux Américaius, montra sa sagacité ordinaire; il savait qu'il lui serait difiicile d’en trouver un plus convenable que celui que les natifs eux-mémes avaient choisi; ce point lui donna le moyen de se fortitier d'une mauière inexpugnable dès qu'il s'agissait de résister simplement à des sauvages. »

L'UNIVELS,

pu défier longtemps une artillerie ph nombreuse, si une prévision intel gente eût guidé les Sitkhaans. 11 n’e pas exact de dire, ainsi que l’a fait Wal den, que les Russes mirent le feu à ce étranges fortifications et qu'ils regagn rent le fort de la Nouvelle-Archange Novo-Arkangelsk, tel qu'il existe aujou d’hui, s’éleva sur la place où exista l'établissement récemment détruit, depuis l’île de Sitkha elle-même a pris | nom de son fondateur.

Alexandre Baranoff sonserva l’adm nistration pendant plus de vingt ans (1 et dans la prospérité croissante de l'ét blissement qu'il fonda tout atteste er core ses lumières instinctives, on pou rait dire son courage prévoyant ; aujou d’hui les Kaloches, naguère ennemis, él vent leurs cabanes sousiles murs mé de Novo-Arkangelsk , et le canon du fo n'effraye plus ces sauvages, dont la tience d’un simple administrateur a des colons passablement industrieux (2 Tenus ainsi en respect par des forces re

sait qu’ils sont moins à craindre sous lé bastions de la colonie que dans les so

bres forêts dont elle est environnés Avant d'en venir là , il a fallu déploye une énergie pour ainsi dire surhumains une de ces volontés de fer qui vont bie

1)Greenhow, History 1f Orégon, etc., p. 21

a) Pendant que les établissements russes p naïent ce développement, la science ne perd:

pas de vue les grandes questions qui se rat Chaient à ces parages encore peu connus. ( fut ainsi qu'en 1816,/e Ruric équippé aux fra de l'ex-chancelier Romanzof, partit de Crond tadt, sous le commandement d'Otto Von Ko bue, et que quatre ans plus tard les capitaine Wraogell et ADDQ furent commissionnés po aller faire l'exploration scientifique de la m Glaciale, Les Kusses n'oubliaient pas non pl leurs intérêts commerciaux dans Ces parage et en 1817 le ces Golownin était expéd d'Europe sur le slop de guerre le Kam chatka, afin d'aller faire une enquête sur l’él réel des choses dans l'Amérique Russe. L'ar vée de cette expédition et la mort de Baran amènent un changement radical dans l’adn nistration. Durant cette période des commu cations plus spéciales s'établissent entre point de l'Amérique et les iles Sandwich. l roi sauvage qui a l'instinct de tous les ava tages de la civi isation, Temehameha, lie des lations commerciales avec l'établissement russ Cette ouverture est toutefois sans résultat no! ble. Riho-Riho, et plus tard Kauikeakouli, du législateur des iles Sandwich, n'ontp renouvelé ces efforts. Voy. Ruschenberg Foyage se the world; Philadelphia, 184

VOL, Ii-9”.

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il fait observer que s'il appartient à un capitaine de vaisseau de guerre d’être lus dificile que totit autre sur l’ordre,

a netteté, la boune diseipline, sbn opinion est ici de quelyne poids , et qu’elle se trouve entières: nt favorable à l'état de Novo-Arckangelsk; sir Edward fut même frappé de l'aspect sompiueux que air l’intérieur de l’église eu égard à a localité. L'école est dirigée avec zèle, et la tenue de l'hôpital parut au savant

navigateur digne de tout éloge (1).

A l’époque dont nous parlons la population metis de l'établissement montait à mille ou onze cents individus ;et, comme

cela arrive du reste dans d’autres portions de l'Amérique, elle se faisait re-

marquer par sa rare aptitude à participer

aux avantages de la civilisation : la portion féminine de cette classe si intéressante se montrait disposée à acquérir cette bonne grâce de la société européenne, qui forme un si étrange contraste avec la rudesse des tribus environnantes. En ce qui touche spécialement Novo-Arkangelsk, de l'avis de tous les voyageurs, cette heureuse métamorphose est due à la présence de deux femmes distinguées qui ont suivi leurs maris dans ces âpres régions, et qui pour leur donner cette preuve de dévouement conjugal n’ont pas craint d’affronter les dangers de toute espèce qu’on peut redouter en traversant la Sibérie. Madame de Wrangell d’abord, puis madame de Koupréanoff, ont tour à tour séjourné plusieurs années dans ces lointains parages , habités naguère entierement par des hordes féroces, et elles y ont donné à cette population naissante l'exemple de tous les dévouements et de toutes les qualités sociales.

Les divers renseignements que nous avons offerts jusqu’à présent se trouvent consignés dans plusieurs voyageurs ; il n’en est pas de même, nous l’avouerons, pour quelques autres îles de l'archipel : ici les géographes se taisent

aussi bien que les explorateurs, et nous sommes heureux d’avoir pu recourir à des-documents en quelque sorte officiels quoique à peu près ignorés.

(1) Poyage roundthe world during the years 1836-1842. On trouvera dans ce livre une trèsjolie vue du chef-lieu de l'Amérique Russe tel qu’il était en 1847. Voy. t. I, p. 96.

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