‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 27 sur 42 · L'ÉTABLISSEMENT · texte numérisé non relu

L'ÉTABLISSEMENT

Les autres îles Aléoutes sont si d' (0)

connues,que nous n’hésitons pasà en ner la nomenclature tellequ’elle nous e

fournie par M. Vsévolojsky, toutenregre

tant que cette description sommaire s’

tienne aux divisions et à quelques fait

depure ethnographie : « On diviseces île

dit-il, en Aléoutes proprement dites, « ce sont les plus proches; elles sont à

nombre de trois, savoir : Atta, Agatt Sémitché. En îles des Rats (en rus

Crysié); on en compte quatre, qui sont 1° Bouldyre, 2° Kiska, 3° Amtchitka « Krysyostrow, ou l’île du Rat. En île d’Andréanof, qui sont au nombre de qu torze, nommement : 1° Tanaga, 2° Can:

ga, 3° Bobrovoi ou du Castor, 4° Gorel( ou île Brûlée , 5° Semisopotchnoï ou dé Sept Cratères, 6° Adaké ou Aiague 7° Sitkhine, 8° Taguilak ou Tagaoune

9° Akhta, 10° Amlia ou Amlac, 11° $ gouam, 12° Amoukhta, 13° Tchoug gane, et 14° Tchétyré Sopochniaostro:

ou les îles des Quatre Cratères. En île

des Renards, qui sont : 1° Oumnak

2° Ounalachka, 3° Spirkine, 4° Acou

tane, 5° Acoune, 6° Cagalga, 7° Ou mak, 8° Sannakh, 9° Choumaguine 10° entre l’île de Sannakh et celle à Choumaguine se trouve un archipel d huit petites Îles ; 11° un petit archipel « sept Îles, qu'on appelle Evdokeeskia îles d’Eudoxie ; on les nomme aussi lt Sémides ; 12° Touguidok, 13° Kadiak et 14° l'archipel qui entoure l’île de K.

diak , et dont les îles principales so Siagkidak, Afognak, lavrachitihei Chouékh (1). »

Ainsi qu’on peut le supposer ais ment, les autres établissements insul:

res sont moins favorisés quecelui de S) kha; la Compagnie russo-américaine fondé, comme nous l'avons déjà fait marquer, plusieurs colonies naissante les seules qui soient réellement dig d'intérêt subsistent dans l’île de Kadiak

(1) N. S. Vsevolojsky, Dictionnaire géog

or historique de l'empire de Russie, el

oscou, 1823, 2 vol. in-8°. Cetle deuxië

A bel gi un supplément de M. Mau E e

Ounala dents o!

aviovsk après | y trans on ; Ma oir rei le d'ail s sorte pnner | nncien € amen « uve p vlovsk nner la hku.

Après | nent le ns cett dé à € » comr gouna 56/ de entale :

st à cen ande lar 4 Wers lent ab terres pale es ccessib lle sans sur les beciden fut jadi t dus Is cent:

e villag ous n tinent u'à pr mi droit e à lan udson bail c ir to s,et il 6 ompag e dans e dans ndiens!

Voyez] sés par

' Ounalachka. Le premier decesemplace- POPULATION INDIGÈNE. — LES ALÉOU- LES ALÉOUTIENNIR ts offrant un port admirable (le port gs ; LEURS par ht 6

A me qe avlovsky ), on a pu songer un instant, %I1ON DES MORSES, — LES BAÏDAR- L après l'opiniondu capitaine Golovnine, xus, — UN MOT SUR LES TCHOUK-

T. y transporter le siége de l'administra- rcms AMÉRICAINS. -- LES KALOCHES

. Bon; mais la Compagnie semble depuis 'AMÉ ES à de de oir renoncé à ce projet. Un marin ba 7 MSAIQUE RUSSE,

, le d'ailleurs, et fort compétent dans Dans son Atlas ethnographique du ons ghnrpbetete s sortes de questions, n’hésite pas à globe, Balbi désigne oivslours tribus lOJSHY; an bnner la préférence au lieu qu’occupe considérables offrant des caractères diflire nd elques faiWncien établissement, Après un sérieux férents et errant dans ces parages. Quelpe 0 ide ces Île amen des localités, l'amiral Lutké ne ques-unes sont bien connues, d'atres e:«un cn dites, ue Pas dans la situation du port ont disparu en partie. Nous ne signalesa Loti sont a@"10vsKy de raisons suflisantes pour lui rons ici avec quelques détails que les na- 0€ es pr Agatt@nuer la préférence sur celui de l'ile de tionsassez puissantes pour que les Russes Re re hu. | aient pu les redouter, ou pour qu'ils se te quatre, qui sont Après la colonie de Kadiak l’établis- soient aidés de leur habileté à la chasse “a go Amtchitka ient le plus considérable des Russes dans les parages qu’ils exploitaient. Nous l'ile du Rat. En il ns cette partie de l’Amérique a été Constaterons également les singulières + au nombre de qu! dé à Ounalachka (Agoun Aliaska), exagérations qui ont grossi la valeur des :19 Tone a, 20 PA , comme les habitants l'appellent, chiffres, lorsque les premiers exploradu dur, 4 Gore@gouralaska. Cette Île gft sous les teurs décrivirent les nations indiennes its otchnoï ou dd °°’ de lat. sept. et les 210° de long, répandues dans ces archipels; elles fu- Adaké ou Aiagudqtntale; elle s'étend du sud-ouest à rent telles, qu'on a dû les combattre par uilak ou Tagaoune st à cent quarante wersties , etsa plus une série d observations sérieuses et que a ou Amlac, 11° snde largeur au milieu est de tronte- le capitaine Lutké les, a réduites prokhta, 13° Tchougd Werstes. Des golfes offrant un ex- digieusement, w Sopochniaostroi lent abri entrent profondément dans ous nedirons rien des Aglegmutes,des tre Cratères. En ill terres (1); mais toute la partie méri- Kouskokhanses, des Kiatenses, nous passont : 1° Ouomnakrale est bordée de rochers presque serons Hg er vs sur les Ouakach qui Spirkine, 4° AcoU ccessibles , et c'est la raison pour la- habitent Noutka, désigné aussi sous le se Cagalga 7° Ourlle sans doute la population s'est reti- nom d’île Quadra et Vancouver : bien 9 Choumaguinel sur les côtes orientale, septentrionale que ces Indiens présentent un degré de Sannakh et celle à ccidentale, Cette population d’Aléou- civilisation qui les rend infiniment surouve un archipel d fut jadis considérable ; au cominence- périeurs aux autres aborigènes de la e un petit archipel ( t du siècle elle se trouvait réduite à Côte, ilsne sauraient être décrits dans elle Evdokeeskia dis cents individus répartis sur qua- Cette partie de notre notice. Il n’en est je nomme aussi Ie villages. MAR pas de mêmede leurs voisins ; les Aléoueuidok , 13° Ka diatNous ne dirons rien ici des terres tes vivent dans leur vaste archipel, sous e entoure l’île de Kätinentales : elles sont abandonnées la suzerainelé de l’empereur de Russie, îles principales sodflu à présent aux hordes indiennes, et sont les auxiliaires les plus actifs des ak. Javrachitihei administration a cru devoir céder employés de la Compagnie : l'ethno- , droit de chasse sur ce vaste terri- graphie les range dans la famille bien t le supposer ais e à la nouvelle Compagnie de la baie Conuue des Esquimaux, et les Russes les ablissements insul: udson , qui l’exploite avec activité. Ont trouvés jusqu à | extrémité occidenbrisés quecelui de Si bail contracté par elle n’a plus à tale de la presqu île d’Aliaska. Balbi e russo-américaineMir toutelois que pendant quelques dit également que deux colonies de ce Le l'avons déjà fait s, et il expire en 1850. Peut-être alors peuple ont occupé dernièrement les îles L colonies naissantOmpagnierusso-américaine rentrera- désertes de Saint-Pierre et de Saint-Paul ent réellement digne dans ses privilèges et se mettra- dans la mer de Béring. Cathéchisés par dans l’île de Kadiak e dans un contact plus immédiat avec quelques missionnaires du rit grec, ndiens de la côte. pen. d’entre eux sont devenus chré- . M Q tiens ou du moins prennent ce titre. Le a D Russie, Voyez les Voyagesducommodore Biling, Capitaine Lutké affirme que le nombre 1. in-8°, Cette deuxitiBés par Sauer. de ces indigènes dans toute la chaîne pplément de M. Mau Aléoutienne, y compris l’île de Kadiak,

ne s'élève pas au delà de cinq mille âmes; il y a loin, onle voit, de ce calcul à celui de Schélikof, qui donnait à la dernière ile que nous venons de nommer cinquante mille habitants, uniquement, dit un voyageur sérieux, pour rehausser l’importance de ses découvertes ; on ne saurait se dissimuler 4 a ose que la diminution de ces populations n’ait été rapide.

Un destraits distinctifs des hommes de cette race, qu'ils partagent du reste avec les Tchouktchis et les Esquimaux, c’est une merveilleuse habileté à manœuvrer ces étranges embarcations que l’on désigne sous le nom de baïdarkes : construites par un procédé vraiment habile avec la peau du morse, ces pirogues de cuir volent rapidement à la surface des flots, et se dirigent comme par une sorte d’instinct au milieu des vagues. L’Aléoute, que n’arrête aucun obstacle, a été appelé assez ingénieusement un homme poisson; ilse meut sur les eaux en effet comme ces cétacés agiles qui sillonnent l'Océan. En mars et en avril, l’époque de la chasse aux loutres, il n’est pas

rare de rencontrer des flottilles de trente :

à quarante baïdarkes. Ounalachka en envoie quelquefois plus de cent trente; un chef choisi par élection commande chaque bande aventureuse. Malgré l'habileté des pagayeurs, il ne faut pas croire que sur ces mers orageuses les baïdarkes ne courent aucun danger. Les rafales en font périr, et l’on rappelle des sinistres où plus de mille Aléoutes ont péri (1).

La baïdarke ou baidarc, qui joue un si grand rôle dans la navigation des peuples polaires, et qui a dû servir de véhicule à tant de navigateurs dont nous soupçonnons l’audace, mais dontles voyagessont demeurés inconnus, la baïdarke est une embarcation de vingt pieds de long, sur dix-huit pouces ou deux pieds de large. Steller en a donné une description minutieuse. Le corps de cette espèce de canot est fait de bois ou de côtes de baleines fort minces ;on recouvre

entièrement cette carcasse légère de eaux de morses ou de veaux marins, « à ’exception d’une ouverture pratiquée au milieu, qui a un rebord de côtes de

(1) Choris a donné plusieurs planches fort nalves, qui représentent des Aléoutes, ainsi que " divers ivstruments de pêche dont ils se servent,

la vie, utre qu bubles , ppeks.

La cha es est «

baleines ou de boïs pour empécher l’e:

d’y pénétrer. Ce trou est fait précis ment de manière à ce qu’un seul homn puisse y entrer et s'asseoir dans le can en étendant ses jambes en avant ; il en a où de ce rebord il s’élève tout af tour un morceau de peau que l’hom assis dans le canot lie autour de s corps et qui le garantit absolument l'eau. » Les coutures de ces embarcatio sont enduites d’une sorte de colle q remplace le goudron et dont l’ingrédi principal est l’huile de veau marin ( C’est de l’habileté et du zèle des ch:

seurs intrépides dont nous venons parer. et auxquels la manœuvre de aïdarke est familière, que dépend t plus ou moins de profits obtenus parÿ à “058 Compagnie. Les À léouies attaquentto aits 1m baleines, morses, lions marins: Mais QUE :

regardent comme la capture la plusrigg 21m!

qu'ils puissent faire celle de l’énor@ d€5 an

Aliaska, nt fort ën icin

cétacé dont l’huile est si recherchée paf" Par28 leurs festins, ce n’est point là le gel îles tr

d'expédition qu'ils redoutent le plus; lorsqu'ils vont à la chasse pérille des morses, ils se font tristement lel adieux. Les dents seules de l’ani sont recherchées par le commerce, l'imagination est effrayée de l’épouv table massacre qu’il faut faire annue ment QE ces phoques, lorsque | considère que quatre ou cinq mille ir vidus ne fournissent pas plus de vi cinq mille dents, etque c’est làle prodk

des années regardées commetrès-heu

ses. La chasse aux loutres de mer est

réalité la plus importante; si, commek" :; l’a fait remarquer, les Aléoutes si affranchis par le gouvernement du tri

en pelleteries, ils sont obligés de ser

la Compagnie pour la chasse des anim marins, et principalement pour celle loutres. Ils tuent ces animaux à c{

de flèches en mer, et ils en prent

aussi quelquefois aux filets; les pri

qu’ils peuvent faireen cette occasions

assez considérables. Lorsqu'on ne es approvisionne pas des choses nécessal, es Te

ueile vont

iplées in îles dép

n’appar

(1) On trouvera bien d’autres renseignen sur les baïdarkes telles qu’elles existent jourd’hui dans l'ouvrage intitulé : Essai si construclion navale des peuples extra-e péens, ou collection des navires et piroguesd truits par les habitants de l’Asie, de l’Afrig de l'Amérique; par M. Paris, capitaine de vette, 1 vol. in-fol. avec 230 pl.

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