‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 28 sur 42 · NS · texte numérisé non relu

NS

e histo t le tab pays; A

la vie, ils reçoivent pour une vieille utre quinze roubles, pour une jeune six publes , pour un petit un rouble vingt

ur empêcher l’ei est fait précis qu’un seul homn sseoir dans le can bes en avant; il il s'élève tout à eau que l’hom lie autour de st tit absolument e ces embarcatio sorte de colle q et dont l’ingrédi de veau inarin ( et du zèle des chi nt nous venons

la manœuvre de ère, que dépend ofits obtenus qu putes attaquentto ns marins. Mais s capture la plus rid e celle de l’énor ist si recherchée pt est point là le ge redoutent le plus 4 la chasse pérille font tristement le s seules de l’ani

ar le commerce, ffrayée de l’épouv:

il faut faire annue hoques , lorsque | tre ou cinq mille il ent pas plus de vi

tque c’est làle pro es commetrès-heu loutres de mer est ortante; si, comme r, les Aléoutes Si

La chasse qui succède à celle des loues est celle des renards; elle a lieu r le secours des chiens et le plus sount en employant des piéges. On prend nsi des renards noirs, des renards entés et des renards rouges, dont le age estsingulièrement moelleux ; ceux Aliaska, appartenant à cette espèce, nt fort recherchés. Nous ne dirons on ici ni de la chasse aux souslics evrachka) ni de celle aux oiseaux, qui nsiste principalement en diverses eses de rnacareux. Le voyageur que l’on t consulter avec le plus de fruit sur sfaits importants a constaté que si une rsuite active mais imprudente avait t diminuer prodigieusement le nom- > des animaux à fourrures dans cers parages qui en fournissaient abonment, d’autres contrées, telles que îles Kouriles par exemple, se sont plées insensiblement : mais bien que îles dépendent de la Compagnie, eln’appaïtiennent plus aux terres améaines, et nous ne saurions les faire rer dans notre cadre.

es Aléoutes, malgré la rigueur de leur at, célèbrent fréquemment des fêtes.

es qui ont lieu au retour des grandes sses de l’ours, après le mois de débbre, sont incontestablement les plus jeuses. « Les hommes alors sont cous de masques de bois peints de tousortes de couleurs, avec une terre ssière qui se trouve dans ces îles (1); -seulement ces masques représentent

ouvernement 7 animaux marins, dont chaque indi- Ch ini contrefait les habitudes ou les rlachasse des ani hais on rencontre alors des

>alement pour celle t ces animaux à € r,et ils en prent

aux filets; les pro

illes entières portant ces déguisets bizarres et s’entrevisitant d’île e pour se livrer à une joie bruyante.

| e tous les peuples qui visitent cet "een cetteoCCaSlON Se] j] n’en est pas de plus intéresles. Lorsqu'on DE 4 Loint de vue ethnographique s des choses néCeSSiE Les Tchouktchis, qui, fréquentant ueilement les côtes de l'Amérique, vont pas moins établir des rela-

en d’autres renseigner telles qu’elles existent rage intitulé : Essai st e des peuples extra-t

ï N.S. Vsevolojsky, Dictionnaire géogrades navires et pirogues Me historique de l'empire de Russie, connts de l Asie, de l’AfriQfit le tableau politique et statistique de ce M. Paris, capitaine dt pays; Moscou, 1823, 2 vol. in-8°, avec 230 pl.

tions commerciales avec les Russes du nord de la Sibérie. Pour obtenir par des échanges quelques-uns de ces objets qui flattent leur sensualité grossière ou leur goût pour certaines parures, les Tchouktchis n’hésitent point à entreprendre des voyages qui ne durent pas moins de cinq mois, et qui les forcent à traverser les régions les plus désolées.

Ces hommes, endurcis à toutes les fatigues, paraissent avoir fréquenté les deux continents même à des époques qui échappent à nos appréciations historiques. Ils le disent positivement, le détroit de Béring a été traversé maintes fois par leurs ancêtres, et le doute le plus léger ne peut plus exister maintenant sur une communication déjà bien ancienne entre le vieux et le nouveau monde (1).

M. de Wrangell, qui a assisté si fréquemment en Sibérie aux chasses de ces peuples, et qui nous offre sur elles de si précieux renseignements, nous fournit un détail peut-être unique dans les annales de la vénerie : nous le reproduisons ici tel qu’il se trouve consigné dans le voyage du savant amiral, en faisant observer qu’il s’agit plus spécialement des Tchouktchis errant sur les rives de la mer Glaciale. « Ils pHnnen des loups, dit-il, par un procédé tout particulier.

Les extrémités d’un morceau de fanon de baleine , plié en deux, sont aiguisées et attachées ensemble : le fanon ainsi préparé est aspergé d’eau jusqu’à ce qu’il soit entièrement couvert de glace, et l’on enduit le tout de graisse; le loup se jette sur cet appôt et l’avale, mais la glace fond dans son estomac, la baleine se déploie, et ses bouts aiguisés tuent l'animal... La chasse à l’ours blanc est fort dangereuse : les Tchouktchis vont chercher ces animaux dans la mer Glaciale, parmi des torosses inextricables, et les tuent à coups de pique.

Ils emploient des espèces de corbeilles pour pêcher le poisson. Quant aux oiseaux, ils les prennent avec un filet en courroies très-minces , aux extrémités duquel sont suspendues des pierres ou des morceaux d'os de morses. Les Tchouktchis lancent ce filet en l'air avec beaucoup d'adresse; les oiseaux

(1) FPoyez Wrangell et Lutké,

OR Re rs

qu’il atteint s’y entortilent et tombent Le culte des Kaloches est néanmoirkx guer par terre avec l’engin (1) .» une sorte de chamanisme, comme celdlent ces Le peuple le plus redoutable pour que l’on trouve en vigueur chez les peumme 1 les Russes, celui dont il peut obtenir plades de l’Asie. Les chamans, ces inteÿuliers , aussi par la suite les services les plus prêtes inflexibles des génies malfaisant@un anir réels, forme la confédération des Ka- ont institué des dogmes sanguinairegirs reg: loches (2). Cette nation belliqueuse s’est par suite desquels des esclaves sont inftieusen répandue dansles archipels du Roi-Geor- molés. L'anthropophagie néanmoins nnseigne ges, du Duc-d’York, du Prince-de- se mêle pas à cette exécrable coutumes de 1 Galles et dansl'île del’Amirauté. Lors- comme cela a lieu à Noutka. Chollement que la Compagnie fonda Novo-Arkan- étrange, mais conséquence naturel peupli gelsk , cefurent ces terriblesIndiensque de ces dogmes sanguinaires, la mo la Re Baranoff eut à combattre. Si l’on s’en n’affranchit par l’esclave; et dans dnce ma mpuarte au conseiller Vsévolojsky, les funèbre servitude. celui-ci va rejoindficile n habitants de Kadiak, appartenant à la l’âme errante qui jadis lui commageurs de mêmerace, présentaient vers 1824unto- dait, et qui doit exercer encore sur [lions ils tal de treize centshommes, sans compter un pouvoir despotique. Acruauté lesfemmes. Les Kaloches, qu'ilnous im- LesKalochesformentuneracerobustangers. orte de connaître, et qui résident à Sit- singulièrementendurcieauxrigueursdkirme le - kha, prennent eux-mêmes le titre de Saisons. M. Lutké nous les représenkservés, Sitkha Khan ou hommede Sitkha. Ainsi comme étant pour ainsi dire insensiblätre reg que cela arrive chez les Esquimaux, le à la rude température qu'ils sont obfnt pour corbeau joue un rôle important dans la gés d'affronter; quelquefois, dépouiilte s'ens théogonie de ces peuples; si les Kadia- de leur mantoau, ils dorment à l'ame écri ques , par exemple,croient que cetoiseau deur d’un foyer qui les rôtit littéral Kaloct eut la puissance dé créer la terre, les ment, tandis que certaines parties Es de po Kaloches en font unesorte de messager leur corps sont atteintes par la gel@insiste divin chargé d’apporterlalumièreduciel. Hsont parmi eux une classe privilégilFes pour En souvenir de ce bienfait, sans doute, de guerriers, désignés sous le nom Reffet, q c’est le seul oiseau qui neparaisse jamais Æoukhontan ou Kokvontan. On pdf actes q dans leurs festins. Ces peuples ont du assimiler ces hommes intrépides à ulle ne & reste une cosmogonie fort compliquée, sorte d'ordre de chevalerie, cons@rger sc où ( chose curieuse ) on trouve certains vant une prééminence réelle dans f mythes analogues à ceux de la Grèce; gouvernement tout patriarcal. Lire nous ajouterons aussi qu'on y voit L'industrie primitive des Kaloche déploler figurer la tradition d’un déluge univer- car ces tribus commencent à se model de leu sel. Æitkh-oughin-si, le premier des en tout sur les Russes , est loin defhaucune humains, sans cesse occupé à détruire grossièreté qu’on rencontre chez cl Mt remarq sa progéniture ; ÆElkh, l'être prédestiné tains sauvages. Vont-ils au combat, « uFexprime qui donne enfin à la race des hommes cuirasse en lames de bois, fortemé pou ses précieux enseignements ; sa mère, entrelacées de nerfs de baleine, gara naires p qui reçoit comme don filial une robe leur poitrine et leur dos; » un mas et d’ar, chatoyante tissue de plumes de coli- habilement sculpté et représentantfuivre 0 bris, voient leurs aventures mélées aux face de quelque monstre redoutal bois ornd traditions dont nous venons de parler. défend leur visage (1). Méditent-ils qus: Ils on

que expédition lointaine, de vastes pi ls (1) Voyez Le Nord de la Sibérie, t. I{, p.340. SUES pouvant contenir jusqu’à SoiXafement Nous ferons observer que M. de Wrangell mo- femmes ditie légèrement le nom de ces peuples, et qu’il ; oil de les appelle Tehouktchas. Nous avons suivi (1) Ceci peut expliquer jusqu’à un cer des pe l'ancienne dénomination. Les Tchoukichis se point l'usage de l’étrange ornement des lèvS corbeil divisent en deux races distinctes, qui donne une si singulière analogie à ce fes chan (2) On la désigne aussi sousles nomsde Ko!u: ple avec l’une des nations les plus célèbreSdurabie ches, Kolouches, Kolougis, Kalujes, Caliou- Brésil; c’est un masque perpétuel, destininie, ches ; Voy. Balbi. Nous avons adopté ici la dé- rendre la face de l’homme plus redoutable En ra nomination reproduite par M. Lutké. Selon un femmes.l’ont adopté par imitation. Voy. Be cont ethnographe célèbre, la famille des Koluches cher, J’oyage round the world. Il y a un foie, et est la souche des peuples qui hahitent depuis trait de femme semblable en tout à celui d&ris des Jakutat jusqu'aux iles de la Reine-Charlotte, femme de la race des Botocoudos. M bouill

Page 1