‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 9 sur 42 · MISSIONS DU NORD-OUES · texte numérisé non relu

MISSIONS DU NORD-OUES

en allant du nord au sud.

San-Mi uel. .. 430 Report none: .

Santa-Catalina, , . .,.., ee 48 || San-Francisco de Borja. ........... EN ré Santa-Gertrudis, .........,,,..,

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Ces missions sont dirigées par les moines dominicains du couvent de San-Yago de predi- Le de Mexico. Les moines franciscains dirigent seulement les missions de la haute Caliurnie.

RÉGIME INTÉRIEUR DES MISSIONS. dechose à désirer d’ailleurs aux euplad ï qui avaient fait le plus grand sacrific

Une fois réduits en missions, les que puissent faire des hommes appart Indiens obéissaient à une loi commune, nant à la race américaine. « Le régime d dont la régularité fort monotone, pour chaque communauté était le même; le les hommes de notre race, semble avoir Indiens étaient divisés par escouades d été cependant un préservatif puissant dès travailleurs. Au lever du soleil la cloch que s’est agi de ces hordes sauvages. sonnait l’angelus, et tout le monde pa râceàcetterégularitéinflexible, destri- tait pour l'église. Après la messe venaik bus entières ont été sauvées. Ici comme le déjeûner, puis l’on se rendait au tra dans le Paraguay une pensée prévoyante vail. On dînait à onze heures, le temp s'était substituée à la légèreté innée chez du repos se prolongeait jusqu’à deu la race indienne : mais jamais, comme heures, où l’on se remettait à l’ouvrag dans les pays baignés par l'Uruguay, les jusqu’à l’angelus du soir, une bheur religieux n’usèrent de leur ascendant sur avant le coucher du soleil. Après leurs catéchumènes pour introduire des prière et le rosaire les Indiens soupaien changements politiques inquiétants pour se livraient à la danse et à quelques jeux la mère patrie; le système paternel des Leur nourriture se composait de viande missions de la Californielaissaitbien peu fraîches de bœuf et de mouton à disk

qu'une populatiodrétion, 1ls faisaient avec la farine de t cent soixante-sillé et le maïs des galettes et des bouilest pas bien sûr quêes nommés afole et pinole. 1ls recenten décroissant. hient aussi des pois, des fèves ou aricots, en tout un almud ou douzième e fanega par semaine, c'est-à-dire eniron un hectolitre par mois; ils poraient pour vêtement une chemise de RAT oile, un pantalon et une couverture de obama don moine ; toutefois les Alcades ei les meildes diverses érectionRurs travailleurs avaient des habits de Art de vérifier les dale@ynp comme les Espagnols. Les femmes ecevaient tous les ans deux chemises,

RNIE, ne robe et une couverture, « Lorsque les cuirs, les suifs, les céhales , le vin, l'huile se vendaient bien ux navires étrangers, les moines faiaient aux Indiens des aatributions de ouchoirs, de vêtements, de tabac, e chapelets, de verroteries, et em- À rare le surplus des bénéfices à l’emellissement des églises, à l’achat des nstruments de musique, des tableaux,

le relevé de la popul ” M. Duilot de Mofr n des Indiens soum e encore maintena Ce voyageur offre d

ST au sud,

Rats LA ’ornements saterdotaux, etc. Toutefois PER A 36 Ds avaient soin de garder une partie des pre %9 fécoltes dans les greniers, par crainte

Er si Res années de disette. — Ce qu’il y a de

emarquable dans l'établissement de ces 55 hissions , c'est qu’elles ne coûtaient aun sacrifice au gouvernement. »

On ne peut se le dissimuler cepenant, la conquête des territoires habités ar les Indiens, la police des missions , a défense des côtes , exigeaient bien un ertain déploiement de forces militaires; ais les troupes employées ainsi trouaient leur subsistance sur les terres ui environnaient les présidios, et la métropole ne pouvait pas se plaindre es charges qui en résultaient pour elle.

ous ces faits, qui ae pas sans imbortance, ressortent de la lecture atten- PRPTOINAEES ivedes documents originaux ; nous en tout le monde pa lonnerons l'indication sommaire. Toutenie li moise ps ois, avant d’entrer dansquelques détails à se rendait au tra ©. SUiet: il nous semble indispensable Là heures - 1à-temol? faire connaître les tribus indiennes Last: ina qu’à den ur lesquelles les missionnaires durent tee à l’ouvrag gir primitivement. Ces peuplades suuaûie. né Dir a se sont déjà éteintes dans la Vieille # soleil Après IE ifornie , ou bien elles se sont mélées Tn er aient} la civilisation ; il n’en est pas de même at à ouai ia euxh es nations du territoire plus tardive- Dont de viandelrent Soumis. Là, comme dans plusieurs de ton à disegions de l'Amérique du Sud, le désert dise à recu des hordes nomades qui perpé-

San-Yago de predions de IS haute Cali:

leurs aux peuplade pe grand sacrifi s hommes apparte aine. « Le régime d était le même; le

tuent au sein de ces solitudes presque inexplorées les usages de leurs ancêtres :

elles se montrent encore assez redoutables pour que les conventions diplomatiques passéesentre les deux républ rues en aient fait l'objet d'une stipulation à part, et aient prévu le cos d'une agression toujours redoutable pour les anciens établissements. Il ne faut point se le dissimuler, cette précaution de la diplomatie américaine atteste suflisamment le sort réservé aux nations guerrières ; et ce qui se passe parmi les Indiens des États de l’Union fait assez prévoir la destinée réservée aux peuplades errantes maintenant sur les bords du Gila. Sans doute chacune de ces tribus, qui va se transformer ou s’éteindre, mériteraitàelleseuleunexamen particulier, selon les temps et selon les localités; mais dans un coup d'œil rapide on nous approuvera probablement d'avoir groui;é les documents du seizième siècle avec les faits que nous transmettent les relations modernes, sans négliger de A toutefois ce qui est du domaine

e l'histoire ancienne. On ne saurait se le dissimuler, malgré leur état de barbarie extrême, ces peuplades seront toujours pour l'ethnographe l'objet d’un examen plein d’attrait. La position géographique qu'elles occupent, les anciens monuments que l'on rencontre dans leurs déserts, d’antiques traditions perpétuées par l’histoire du Mexique , tout contribue à éveiller l'intérêt

ès qu'il s’agit de constater leur origine.

Mais soit que l'on voie en elles les débris d’un peuple visité jadis par les Japonais, ou ayant émigré tout entier de l’Asie, soit que, avec Fleurieu, on retrouve parmi ces tribus la source des armées qui envahirent le pays d’Aztlan, bien qu'elles fussent destinées plus tard à recevoir elles-mêmes l’émigration mexicaine, que l’on constate au seizième siècle, il ne nous est point permis d’exposer: sous leur jour réel ces problèmes intéressants. Nous nous contenterons donc de raconter les faits principaux, en hâtant de tous nos vœux l’époque où une nouvelle exploration des ruines qui existent dans la haute Californie fournira des documents moins incertains à l’archéologue et à l'historien.

Nous ne connaissons pas de question

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