‹ Les calomniateurs confondus [microforme]Chapitre 2 sur 7 · RUES D ES GR · texte numérisé non relu

RUES D ES GR

Dis

privée, Or, me sachant pour le moins aussi inattaquable à cet endroit là que M. Lemieux lui-mème, je n’hésitai pas, non seulement à lui promettre l'impunité qu'il réclamait, mais encore à le sommer de s'expliquer sous peine d’avoir à rendre compte de ses lâches insinuations,.

Poussé au pied du mur, ce méprisable calomniateur qui, il n’y à pas encore deux mois, reconnaissait devant moi la fausseté des cançans qu'il colporte aujourd’hui, vient de produire deux affidavits tellement remplis de mensonges eflrontés que j'ai peine à supposer qu'on ne les aient point obtenus par quelque infime supercherie. Nous saurons à quoi nous en tenir un jour ou l’autre du reste, car les signataires vont avoir à répondre de leur parjure devant la justice. Heureusement pour eux que nos lois n’accordent point d’indictment pour les faux serments prêtés extra judiriaireraent, car ce ne serait point des actions en dommages, mais bien le pénitencier provincial qui récompenseruit leur inqualifiable imposture.

Le premier de ces affidavits, signé par un nommé Joseph Baillargeon et contre-signé par M. J. Jobin, maire de Lévis ! comporte l'accusation suivante :

“ Ce monsieur (moi) finit un jour par ne plus revenir à l'église ‘“ (à Chicago), en même temps on le remplaça à la charge qu’il “ occupait dans la société St. Jean-Baptiste par un M. Vallee et “ on l’expulsa du sein de la société. J'en appris la cause; c’est “ qu'on me dit qu'il avait prèché de concert avec le fameux Chi- “niquy, au Lincoln Park, des doctrines contraires à celles ensei- ‘ gnées par la religion catholique, apostolique et romaine.”

Tout cela, M. le Rédacteur, n’est rien moins qu'un tissu de mensonges grossiers. Je prouverai prochainement par des afiidavits nombreux : 1°. Que je n’ai jamais été expulsé de la s0ciété St. Jean-Baptiste de Chicago, dont je faisais encore partie lors de mon départ de cette ville; 2°. Qu’aucune personne du nom de Vallée n'était en mêmo temps que moi membre de la dite société; 3©. Que j'ai été remplacé comme président par M. Bengley, et cela après avoir refusé une réélection par acclamation; 4°. Que le bruit n’a jamais couru parmi les Canadiens de Chicago que j'avais prêché de concert avec M. Chiniquy qui n’a

arlé au Lincoln Park que lorsque j'étais moi-même au Canada. Voi ce que jétablirai sous peu d’une manière irréfutable.

L'autre affidavit est signée par un certain Octave Dussault. Cet individu qu: ne parait pas avoir inventé la poudre, affirme m'avoir entendu parler, à Détroit, contre les institutions et le gouvernemetit du Canada. M'est avis qu'un homme qui prend la peine de se füire assermenter pour prouver que ‘j'ai parlé contre le gouvernement canadien,” n'est guère en état de savoir ce que c’est qu'unc institution. Mais voiei qui est plus sérieux. Jé cite:

‘Les canadiens de l'endroit, et beaucoup de personnes de po- « pulation étrangère (ceci doit avoir été rédigé par le savant no-

me

ne Gr =.

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