‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 13 sur 128 · AUBER · texte numérisé non relu

AUBER

Après qu'on a vu ce fier visage où se lisent encore l'amour de la lutte et tous les nobles appétits, on comprend combien il est absurde de dire que les grands hommes doivent mourir jeunes, car leur ferme et sereine vieillesse peut avoir la splendeur d'une nuit paisible ! Cette tête d'une grâce si séduisante en sa pâleur de marbre, avec ses yeux clairs, le nez aminci, les légers cheveux blancs, la bouche longue et fine dont l'âge a un peu aplati les contours, et tout entière colorée

dans les gammes très-claires, prouve bien, par la màîe et persistante vigueur qu'elle

monie. En effet, sans un seul ton violent, avec ces épais sourcils pâles, ces yeux et cette bouche pâles aussi, il ne lui manque rien pourtant pour affirmer la vie et la force créatrice. Toutes ces blancheurs sont parées à merveille par l'ample habit noir sur lequel brillent des plaques de diamants.

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