‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 48 sur 128 · LISZT · texte numérisé non relu

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C\ n sait combien ce tumultueux y pianiste eut toujours d'esprit au service de son génie. Doué d'un visage romantique aux traits longs, au nez de héros byronien, à l'œil fatal, à la bouche mélancolique, à la chevelure énorme de saule, droite comme des baguettes, cet Allemand, si profondément Parisien, comprit qu'après la chute du Romantisme un visage romantique se trouverait déplacé partout,

diadème et sous la pourpre, de vraies princesses de beauté, aux traits héroïques et purs, aux formes accomplies, et qui eussent partout régné par la grâce toute puissante de la démarche.

Telle est celle-ci, dont le bienveillant, pur et superbe profil, si bien fait pour les diadèmes de perles , dont le front large, l'œil, le nez gracieux et délicat sont tout aristocratiques, mais dont la bouche ferme et fière exprime une bonté exquise, et dont le menton, avec sa belle ligne opulente caressée par la lumière, éveille une idée de sincérité et de joie, en affirmant un esprit assez artiste pour comprendre les magnificences de l'Art et celles de la Vie, J'ai vu à la princesse Mathilde un joyau antique trouvé à Pompéi : une abeille d'or ciselé et émaillé, ouvrage conçu on ne peut plus simplement, et où la vie est exprimée par la seule indication des lignes initiales. Aujourd'hui, seule peut-être entre toutes les femmes, la princesse Mathilde pouvait porter noblement ce bijou d'un grand caractère, qui, sur le cou vulgaire d'une

bourgeoise, n'aurait été qu'un vil mor ceau d'or!

Cy finist la première douzaine des nouveaux Camées Parisiens : veuille\> mesdames, par votre toute-puissante bonté, encourager le lapidaire, qui humblement poursuit son œuvre en s* efforçant de ne manquer ni de résignation ni d'enthousiasme !

DEUXIEME DOUZAINE

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