‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 51 sur 128 · ÉMILE DE GIRARDIN · texte numérisé non relu

ÉMILE DE GIRARDIN

Avec ou sans la mèche, et quoi qu'on en ait dit, l'auteur du Supplice d'une Femme ne ressemble pas à Napoléon. Le nez un peu éloigné de la bouche rusée et fine, les narines découpées très- profondément, le regard vif, curieux, inventif, résolument fixé sur les choses qui se passent, et non pas sur une étoile invisible! ôtent toute réalité à cette prétendue ressemblance. Une pénétration inouïe et une

prodigieuse souplesse dans la pensée, voilà les qualités visiblement écrites sur ce visage où respire l'amour de toutes les choses terrestres, et qu'une continuelle attention n'a pu rendre sévère, car, en le voyant, on devine que l'étonnamment spirituel inventeur de la presse à quarante francs ne refuserait pas au besoin quelques empires et quelques royaumes , s'il trouvait l'occasion de les acheter sans nuire à personne, au moyen d'une ingénieuse combinaison financière.

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