JULES JANIN
Un fin et excellent médaillon en ivoire qu'on voit encore chez lui montre que Jules Janin, tout jeune, a eu, avec la chevelure d'un jeune grec, les traits d'une régularité parfaite.
L'embonpoint qui volontiers nous essiége, nous autres pauvres écrivains sédentaires, a pu dénuder son large front, élargir un peu ses joues et doubler son gracieux menton d'abbé; mais il ne lui a ôté ni ses beaux sourcils,
ni son aimable regard , ni ce sourire exquis du galant homme qui nous a tous charmés, ni ses dents d'une beauté proverbiale, plus blanches que des amandes nouvelles, qu'il soigne, avec raison, comme de véritables joyaux.
Ce qui fait que Jules Janin, malgré la goutte qui le tourmente, a gardé une physionomie si heureuse et si gaie, c'est qu'Horace, la Fontaine, Diderot et Richardson ont été les seuls qui lui aient donné leurs voix \ — • le jour où il s'est présenté à l'Académie ï