QUATRIÈME DOUZAINE
Mesdames,
e commence à présent la Quatrième Douzaine des derniersCamées Parisiens; mais loin de négliger mon petit travail de ciseleur parce qu'il approche de sa fin, je vais au contraire m' appliquer à achever et à polir, du mieux qu'Urne sera possible, ces derniers échantillons qui vont sortir de mes mains, afin qu'il ne soit pas dit que ma mercerie est celle d'un mauvais marchand, qui donne de la besogne d'ap-
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prenti contre de bon or trébuchant et sonnant, luisant comme la lumière du soleil. Pour cela faire, je regarde bien dans mon souvenir la vivante image de mes modèles, et je vous prie en même temps que votre bonté gracieuse continue à m encourager comme elle a fait déjà, car je ne saurais pas soulever mes outils et surtout les manier dune main ferme et agile, si je ne suis réconforté par la clarté précieuse de vos souvenirs, qui du plus obscur des hommes peut faire un Achille ou un Cyrus, et à plus forte raison un bon orfèvre. Ceci dit, et pour me porter bonheur, je mettrai en tête de cette dernière Douzaine l'image d'un chanteur très-bien aimé des Muses, et qui a bu, comme les sages Orphées d'autrefois, à leurs sources inspiratrices.
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