‹ Les caméléonsChapitre 15 sur 29 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

PRUDENT, Mad. GUILLEM AIN, ANGÉLIQUE,

en demi -deuil, MAD. GuiLLEMAiN, sans voir Prudent.

Oui, ma nièce; vous avez vu avec quelle finesse j'ai éloigné les personnes qui nous gênoient. Nous allons être seules; ainsi , je vou.s prie , beaucoup d'attention, de sensibilité : et surtout ne pleurez que lorsque je vous ferai signe.

> •'! • Air : Ça n.' se peut pas.

Certain aiv de mélancolie , ,

 la Leauté toujours siéra.

Pleurez....

■ ANGÉLIQUE

Sans en avoir envie ?

MAD. GUILLEMAIN

Il ne s'agitpas de cela.

Quand on vous dit, Madenioistlle , Qu'il faut pleurer , qu'il faut gémir.

Vous figurez-vous, péronnelle, Que ce soit pour votre plaisir ?

Songez bien que votre prétendu ne vous épousera pas si je ne lui procure pas la place que je lui ai promise.

ANGÉLIQUE

Ma tante j je pleurerai.

MAD. GUILLEMAIN, apercevant Prudent.

Ah ! ciel ! comment ? vous voilà , Monsieur ? Je vous croyois à la campagne. Vous aviez dit tantôt.... i^àpart^) Il y a des gens insupportables.

PRUDENT

Effectivement j'avois l'intention j'ai changé d'avis.

Mais , vous même , Madame , vous ne deviez revenir ici que dans quinze jours j un mois. ( A part ). J'ai toujours pensé que cette femme-là étoit une intrigante.

MAD. GUILLEMAIN

Comme vous j'ai changé d'avis.

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