SCÈNE XV
LES MÊMES, TROTTEÎNVIL LE ADOLPHE, É M I L I E j en demi-deuil.
A«on*HE , sans a^oir vu les précédens.
Je ris en pensant à ces braves gens de tantôt, qui «e sont en-ailés. Ah ! ah ! ah !
EMILIE
Le tour est délicieux, apercevant les autres. Quoi! c'est vous ?
MAD. GUiLLEMAiN,yàwant la révérence.
Oui , nous sommes les braves gens de tantôt.
TKOTTENVJLLE , gravenu nt.
D'où vient , je vou« prie . cette gairé bruyante ? II me
semble que l'habit que nous venons de prendie nous lait un devoir
EMILIE
Cela ne nous empêchera pas d'être tristes tout-à- J'heure. Si je ris, c'est de voir que nous avons eu tous la même idée.
TROTTENVILLE.
Eh ! bien , elle fait honneur à notre cœur ; elle prouve que, dans ce siècle corrompu, il est encore des âmes sensibles, qui prennent T)nrt aux afllictions d'autrui.
Mad. GUILLEMAIN.
Nous avons pu hésiter un instant; mais, je vois avec plaisir que la réflexion n'a pas été longue , et qu'elle a fait place à la douleur.
PRUDENT
Vous ne croiriez pas que, depuis qu'on nous a appris cette fâcheuse nouvelle, j'ai une oppression...., mais voici monsieur le Comte.