SCENE II
LES PRÉcÉDENS, EUGENE, Sortant par la porte à gauchcj qui communique dans les appartemens du Comte,
DoRSAN 5 allant au-devant de lui.
Eh ! bon jour donc, mon cher ami. Mais qu'ètes-vous devenu, je vous prie, au dernier bal de mad. de Melcour ? on ne vous a plus revu.
EUGÈNE d'un ton railleur.
Vous avez daigné vous apercevoir de mon absence ! C'est trop de bonté ! mad. de S. Ange soufFroit beaucoup de la migraine; et désiroit se retirer avant le jour. DOKSAN d'un ton railleur, avec intention. Mais, c'est votre faute, mon cher 3 vous lui faites apprendre des romances ; vous fatiguez sa mémoire. Une jolie femme a besoin de ménagement.
Air : Du pas des trois Cousines.
Des belles briguez la conquête , Mais sachez niieux vous gouverner :
Qui leur donne mal a la tête, IVe la leur fait jamais tourner.
EUGENE
Près des femmes l'honneur m'anime.
DORSAJV.
C'est fort beau , j'en dois convenir.
EUGÈNE
Je veux mériter leur estime.
DORSÀN.
Mon cher , craignez de l'obtenir.