‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 10 sur 112 · lidjLîiojoso · texte numérisé non relu

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DÉSORGAMSATION DE l'ïTALIE 25

grand nombre de ces officiers, qui ne sont pas de la garnison et que cette facilité attire loin de leur troupe, se regardent comme possesseurs incommentutables de ces logements, les font même, en leur absence, occuper par des femmes ou en emportent la clef, de manière que c'est une charge continuelle qui pèse concurremment avec le logement nécessaire aux troupes qui passent; et ce n'est pas seulement aux militaires qu'on accorde ces facilités, mais h tous les Français qui ont accès à Tétat-major, ouvriers, comédiens, etc. »>

De si graves révélations firent à Rivaud de nombreux ennemis. Courageux, il dédaigna de répondre à leurs menaces. En bon diplomate, il sut relever le courage des membres du Directoire cisalpin, hommes méprisés par ces Français dont ils servaient la cause et que Joubert osait traiter connue des esclaves.

Barthélémy Joubert, l'un des officiers qui, sous la direction du général Bonaparte, avait acquis une si grande renommée de bravoure pendant la première campagne d'Italie, commandait l'armée d'occupation. Cet officier manquait d'autorité pour exercer, comme il convient, au milieu des troubles de toutes sortes, un si haut commandement. Sa probité était suspecte. On Taccusait de recevoir, au quartier général, des présents considérables, pour favoriser des exactions. C'était son aide de camp, un Napolitain nommé Matera — mais se faisant appeler Roccabruna — qui s'enrichissait des taxes exorbitantes imposées à des agioteurs. En une seule fois, ses obligés lui versèrent jusqu'à 300.000 livres.

M Lb:â CÂMPAt;ifË3 DE 1799

Joubort résidait à Turin. Il s'occupuil beaucoup de politique et ne simihlait guère n^douter la prochaine invasion que préparait l'Autriche, raHl^rd les avertissements reçus. Ses divisionnaires agissaient le plus souvent selon leur bon plaisir, sans qu'il vouhit n'primer leurs licences. Si on criait fréquenimenl : «Vive la I^épublique! n sousâ les fenrHres de son hôtel, de jeunes officiers réunis dans rantichanibre souhaitaient la fin de cette lïiVpublîque,

Dans f|uel but. écril-îl à Paris, le S février 171MK que l'esprit de l\irmée, sa discipline, sa force et le patriotisme des Italiens font augurer des succès* de la prochaine campa^^ne? Scherer, alors minîsire delà tiuerre, étonné d'apprendre que Joubert di>nne SE di^mission, souhaite de faire, en Italie, une moisson de lauriers. Le Directoire lui accorde la faveur — déjà refusée, mais à son insu, par plusieurs généraux, — de conduire au champ d'hoiinenr les soldats républicains, Scherer va faire regretter Joubert.

yçhcrer, né k Délie, près Belfort, ancien officier autrichien, devenu un ardent démocrate, général que nous avons vu opérer dans les Alpes et assez runllenient, à Loano-, iravait ni raudace, ni les talents

L ^ Ail f|Lïiir(i('r ganérfiJ dé Ikj^^MO, lé 18 |>liiviù!>e. — $i les Autrirliit*n^ i»saii^nt îiUnViuiîr Tcirméf^ a'itaïie. dlp leur pré&enteruït Kurlt;-('l)firi*p ia batîiUle; je vous rêpèle enruro ijue tnust \k% moyens ]jour rcïllaque exi^^lent et qm- rHui q\it vuus nlk-js déhi^ncT pour me rermiiftf'pr pourra les employer dés que vuii^ ^*\^ dontii^rez roi-iïre. in Imuve plus de :mMi} iiuiiimeis k uTù^t^nivr k l'enuemh J('3 plmt^ia ijareiêes H !ouU*îî 1*'» divisionB nonl nbondûtîuivent pourvues en nrlUlerie, uiunUioiis de gutrre^ souliers, vivres el eau-devic. i l\ri-h. Guerre, CorrËSponrlane^ de TArmêe d'ItaUe et de Naplw. iim).

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