‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 11 sur 112 · Consul 1er r Lu Pt'efnièTY VfimpUfjne dtUdif, p, iO à · texte numérisé non relu

Consul 1er r Lu Pt'efnièTY VfimpUfjne dtUdif, p, iO à

DÉSUIiaAXlâATlUN DE L VïkLiK *21 j

de laclicîcn nécessaires pour maoLi^uvrer heureuse- j

ment contre le baron de Kray. Brave, parfois hardi, ^

il ne sau l'ait diriger la guerre en plaiuL', entre tant de tieuves et de ruisseaux qui, formant obstacles, sillonnent la Péninsule,

Nommi' général en chef le 21 février, Milet- Mureau le rempUu,"ait au Ministère de la Guerre. Scherer quittait t^aris dans lantiit du 28 février Ml arrivait à Lyon le 5 mars, ii Turin le 10, à Milan le 12.

Ce fut avant son dt^part que le général BernadoUe, ancien ambassadeur à Vienne, sorti de eette ville ou pluttU chassé par une émeute, le IG avril 1798, et devenu elief d'un bureau militaiie jdacé auprès du Directoire, donna des observai ions critiques sur un plan de canipagnc peu différent de celui déjà élaboré eu 1795, (*),

A Milan, toutes les illusions qu'avait eues Scherer s'évanouissaient. Comme une suite inévitable des dissentiments [nititiques survenus depuis six mois, entre les membres du Directoire cisalpin et raulorité militaire, nu revirement s'opérait, à Tinstigation des royalistes, rjui ne cessaient de répandre des faux bruits^ et des caricatures ^ Et le [jeuple

l. licUre de Schorer à MacdonaJd, (Curresïpoodatice. Armùc d'Italie. ArcU. GnerrnJ

tt. Pour loulea letj lettres, si* repiirter à VAppenUice,

% * On Taisnit rourir îé hmit que Ip Hircclûire vmilîiit luîhcler la paix de reniper^ur d'Vuini he en lui filmfidvmnanl le territoire dp la Képnljlique risalpioe. Les AfiUaais n-gardaîent Srherer romrtic un iiéfffH'ïateiîr. ï.e gccéml a'mnpïoya h ilénienUr ces ratisses nouvelles. » \I'rrûis âeâ opët*afionÉ mïîiiaires de Vm^tt^ê d'Italie, i^isir ScJierer, p. 4S.)

3. Le citnyen Monti, de Gf-nes, colportait dans Milan i1<;s t^aricatiiir's et des'pïimphleh. De ces^ cariratun?*^. l'ane représctirail T^me le plus maigre qui, chargé d'un fardeau trèt* g:roi, portait tes

lombard, autrefois si docile, refusait d'obéir aux lois de la conscription nouvellement décrétées*. Aussi la populace préparait une révolte, après avoir réclamé plus de bien-Otre. Plus dissolue qu'en 1798, lors des mutineries survenues à Rome et à Mantoue, Tarmée désirait s'affranchir de ses devoirs; elle redoutait surtout d'entrer en campagne.

Or, quand il fallait apaiser les mécontents et réorganiser Tarmée, le 12 mars, sur la proposition de Barras, le Gouvernement français déclarait la guerre à TAutriche et au grand-duc de Toscane, parent et allié de François H.

Le 13 ventôse (3 mars), Milet-Mureau avait écrit à Scherer :

« Le silence absolu que garde l'empereur sur les différentes notes du Gouvernement français, par lesquelles il manifestait son désir sincère pour la paix, la violation par l'empereur de la ligne de démarcation fixée par les conventions, les mouvements des troupes autrichiennes et la présence des armées russes sur les terres de l'Empire ont dû engager le Directoire à faire prendre aux armées françaises des positions militaires qui les missent

nombres : 5.250.500. Un homme poussait Tàile à coups de bâton. La légende de la caricature était :

Accablé d'un fardeau lerrible.

Le voilà l)ien puni de son entêtement:

Aussi le î<ouvenir de son travail pénible Lui fail-il regreller un maître plus sensible. Il naspire qu'à voir la tin de son tourment.

Poujet, romuiandant la place de Milan, fit arrêter Monti et l'envoya à G^nes, sous bonne escorte, pour y être jugé. (Arch. nat. AFiii, 72).

1. « Lorsqu'on voulut établir la réquisition de 9.000 bommes dans la République cisalpine, dans plusieurs communes, on brûla les rôles, et des attroupements se formèrent... »> (Arch. Guerre. VignoUc au Directoire. Lettre du 19 nivôse an VU.)

DÉSORGANISATION DE l'iTALÎE 29

en mesure do n*(^ho point viclimosde la mauvaise foi de nos ennemis et dupes des moyens évidemment dilatoires qu'on a employés jusque aujourd'hui.

« En conséquence, le général Jourdan a passé le Rhin avant-hier, à quatre heures du matin, et je le crois dans cet instant en avant des Montagnes Noires*, à la source du Danube.

« Le général Massena va exécuter son opération sur le pays des (Irisons.

« Le Directoire, convaincu que, sous peu de jours, il sera forcé de proposer au Corps législatif une déclaration de guerre formelle contre le roi de Bohôme et de Hongrie et contre le grand-duc de Toscane, vous ordonne de prendre les mesures les plus promptes pour vous emparer sur-le-champ de la Toscane et de manière à ce que cette opération soit consommée au moment où vous aurez ordre d'attaquer les troupes de l'empereur, afin que votre armée ne soit pas affaiblie sur TAdige ot que vous puissiez vaincre les ennemis avec le succès qu'il attend de vos talents et du courage des troupes républicaines. »

Stimulé, Scherer devient actif. 11 devient aussi diplomate. Il peine à gagner la confiance du Directoire de la République cisalpine. C'est le 26 mars que, sans apparat, il rond visite à ses membres : Sopransi, Marescalchi et Franchi, « pour leur faire voir qu'on ne les regarde pas comme des mannequins^». Sa simplicité et ses paroles plaisent; on le loue de s'employc^r h rétablir et le civisme et la discipline dans Milan, garnison où tant d'excc'^s ont

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