Moniteur du 12 Ooréal an VI (!•' mai
BATAILLK DE VÉRONK 39
Sévèrement réglementée alors, la presse aulrichîenne ne pouvait imprimer, sur un si grave incident, que la plus sèche information. Un seul journal relatait l'événement ^
« Le 13 de ce mois, on remarqua tout à coup, que sur le palais de Tambassade de France^, on avait hissé publiquement un grand drapeau tricolore, ce qui fut regardé ici comme une apparition tout à fait extraordinaire et considéré par le peuple comme un défi ou signal d'alarme. Dans tous les quartiers, le peuple se mit en mouvement, se dirigea par groupes vers la maison où habitait Tambassadeur et l'assiégea. Mais, grâce aux mesures de police qui avaient été prises et grâce aussi à l'ordinaire obéissance de la population, on put empocher des désordres ; la paix et le calme furent bientôt rétablis. Pourtant, l'ambassadeur de France trouva bon de se rendre, le dimanche suivant, avec sa suite, à Rastadt. »
C'était la vérité^. L'article du Moniteur n'était fait que pour égarer l'opinion publique. D'ailleurs, la fête des volontaires ne devait être célébrée, à Vienne, que le 17. Le 16, Bernadoltc abandonnait son poste, en promettant de revenir venger, les armes à la main, l'outrage fait h sa personne.
Il s'ensuivit qu'à Rastadt, la rupture des relations
i, Wiener Zeitung, du 18 avril 1198.
2. Hôtel du prince Charles Liechtenstein, dans la Walnerstrasse.
3. Contre les usages établis alors, Bemadotte avait fait arborer le 13 avril, k huit heures du matin, un fi^rand drapeau fabriqué à Paris et portant au milieu de Tétoffeune n^ure de la Liberté, coiffée du bonnet phrygien. Des curieux s'assemblaient ; puis la populace des faubourgs* qui trouvait l'occasion de manifester. '^Renseignements recueillis dans les archives autrirhiennes et ronfinnés dans l'ouvrage de M.Frédéric Maison : Le généra/ Benindolfe à Vienne, Chap. m.)
iO LES CAMPAGNES DE 1799
tliplomatiques entre la France et TAutriche eut son contre-coup. On arrêta, aussitôt, le règlement des compensations dues aux petits Etats. Aussi, on ajourna le travail des délimitations de frontières. Et, pendant que des diplomates jouaient la comédie sur cette scène, François H pressait le czar de mettre son armée en marche ; il tentait encore d'entraîner dans son alliance Frédéric-Guillaume III et préparait secrètement Tannexion de la Bavière; il obéissait à Pitt, ministre qui distribuait des rôles, pour le drame prochain, aux princes ayant accepté, pour équiper leurs régiments, Tor des marchands de Londres.
Ses régiments reconstitués, Tarmée autrichienne se montra belliqueuse. Les hommes qui y tenaient une grande place, lils de ces vaillants capitaines que Marie-Thérèse avait employés, boudés dans les yalons pour n'avoir pas su ou pu battre les généraux républicains, restaient sombres et méditatifs. Ils ti'absorbaient alors dans l'étude des diverses tactiques; mais, guidés par une préférence allemande, la tactique du grand Frédéric leur semblait supérieure à celle de Bonaparte. Cherchant, avant tout, à se faire les camarades de leurs soldats, ils les préparèrent à la guerre, sans brutalités. Tous, affichèrent quelque politesse envers le sous-officier. Dans les camps, ils parlèrent plus souvent de la patrie que de l'empereur. Toutefois, au trône dos Habsbourg, ils gardaient quand même une inébranlable fidélité.
François II avait armé 324.000 hommes. Comme réserves, le ban et l'arrière-ban pourraient marcher en cas d'échec. On abandonnait aux Russes les garnisons de la Haute et de la Basse-Autriche. En
décembre 1798, rarchiduc Charles, rétabli, massait une grande armée devant la Forêt Noire et le prince Frédéric d'Orange acheminait 125.000 soldats vers ritalie^
De tels préparatifs de guerre alarmèrent les neutres. Alors Thugut leur parla des bienfaits inestimables de la paix et des mesures de sécurité que son maître devait prendre pour en assurer le maintien. Nécessairement, la concentration des troupes autrichiennes, sur le Rhin et derrière TAdige, va obliger le Directoire à interrompre les conférences du Congrès de Hastadt et à rouvrir les hostilités. Or, l'agression venant, cette fois, des Républicains, Thugut prendra TEurope à témoin de leur insociabilité ; et il exercera, après un succès qu'il croit assuré, de terribles représailles contre les tribuns qui, soutenus par un peuple révolutionnaire, comparaient, dans leurs discours, l'œuvre des rois à celle des tyrans.
Dans ce temps-là, on n'ignorait point h Vienne ni à Saint-Pétersbourg les embarras financiers du Gouvernement français. Quel plus précieux allié pour la coalition que la pénurie du trésor de la République, alors que les caisses des alliés regorgeaient de richesses si utiles pour soudoyer la trahison. Aux agents impériaux qui devaient soulever
4. L'armée autrichienne, dite (Titalie, avait, le iO décembre 1198, ses forces cantonnées en Ualie : infanterie assemblée par bataillons, 45.000 hommes; infanterie légère de frontière, 8.000 hommes; cavalerie, 7.000 hommes; total : 00.000. Eu Carînthie, infanterie cnrégùnentée, IS.COo hommes; infanterie légère, 11.000; cavalerie, 9.000; total : 35.000. Dans le Tyrol italien : infanterie assemblée par bataillons, 3.000 hommes ; infanterie légère, 12.000 hommes; total, 15.000 hommes. Dans le Tyrol allemand : infanterie organisée par bataillons, 15 000 ; total général : 125 000 hommes. Arch. nat. Relations extérieures, AF m, 59J.
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ritalie, on remit îles sommes importantes. Oa promit aux pr^Hres qui prêcheraient Textermi nation des Républicains de reconduire h Rome le pape exilé. On prodi|<na les d(5coratiouB aux nobles qui amenaient des contingents de volontaires.
Sans les rigueurs Je rhiver^ la niarclie des troupes n'eût pas été arrMéc un moment; mais il fallni nécessairement s'abriter jusqu'à la fonte df^s neiges. Le prince d'Orange vint à URUirir. En iiltendanl qiw M. de Mêlas, malade, put rejoindre son po^^te et commander larmée d'Italie, le baron de Kraj%ini6ri maire, élablil pluîsieurs ramps en Vénétîe. éleva des fortiiications, [iréparu par des cours bien onlonnés son corpi^ d'officiers aux manœuvres que Ton ferait des que les nui te s seraient devenues praticables; et les soldats eurent des preuves de sa sollicitude. Au mois de février, il en réunit 79. (KX) dans son armée: et le nombre augmenta chaque jourL Parexempb\ un l'apporl d'espion exagéra, dans les camps alleniimds, la force des Républicains, qu'on estimait à l*C>Jim eom battants, dont iU.OCNJ Polonais, Piémonlais i>t Cisalpins.
Le 7 mars, de Kray apprenait que le général Jourdan, s'avanrant à travers la Fo nH Noire, allait aborder les soldais de Tarchiduc Charles. Un autre courrier Finformait de la prise du canton des (iri-
1. Le 1'* février nuu, IVirui^c nulrichienne ^tlntionnée en It^He romptait 7B,832 hommes dont lO^K^S cfivnliers. A chaque balaUJmi, on avait iloniir I [liécen de cunbn de 3 livn'Ei. L artillerie de réservo, nui armait 113 hnuches à feu, était rantonriét^ à Pml«n«, Véraiit^. Pal'na-Niiova. (iaritz et Wiparli On préparaît, à Palma. un Imin de 80 piél^s de sitKf\ 1.774 olievaux atteJaient l'artillerir et les pontons. Le général Kray avait son niiartier général k Padoue Znch lui sef\-i»it de chef iVétat-inaiur, Le Méïièml baron de Roas roininanrlîiil I artilii'rie. H'^i/tier hietiH du x^néral marquis de Ghasteler, quarUer-maitre ^éném\ de l'armée austro-russe, page 3.)
sons par Massena. Ainsi, les Républicains prenaient brusquement l'offensive, sans déclaration de guerre, violant les usages établis.
Scherer va tenter, sans doute, de pénétrer dans le Véronais. Le général de Kray se met sur la défensive K En attendant une communication du plan de campagne que rédigeait le Conseil Aulique, il renforça deux points stratégiques : Porto-Legnago, sentinelle placée sur le bas Adige, non loin de Mantoue et Vérone, ville où viennent aboutir les routes de Trente, de Vienne et de Venise. Le chemin du Tyrol et le plateau de Rivoli seraient défendus par quatorze redoutes déjà tracées devant Pastrongo, et plusieurs bataillons manœuvraient à Test du lac de Garde, pour fermer les défilés.
Si de Kray avait eu, le 10 mars, la liberté de ses mouvements, en passant des lignes de TAdige dans celles du Mincio, il empc^chait la concentration des
\. «Dés que le ^énérHl de Kray oui appris que le pmjet des Français était de forcer la lif^ne de TAdige. il établit, le loii^ de la frontière, une chaîne d'avant-postes : 1 bataillon Ogalinier du lac de Garde à Vérone ; 6 compagnies de chasseurs devant Vérone ; 1 bataillon Waradiner en observation derrière l'Adiré, de Vérone à LejBrnago ; 4 compagnies de chasseurs devant Lognago ; 2 bataillons Stéiner, de l^egnago jusqu'à l'embouchure du canal Bianco dans le Pô: 2 bataillons de Banater, le long du P6, jusqu'à la mer. Les châteaux de Vérone et de L^ognago étaient approvisionnés pour un mois.
«1^ 12 mars, Tarmée autrichienne occupait les emplacements suivants : les divisions Kaim et Zopb, fortes ae 16 bataillons d'infanterie de ligne, S compagnies d'infanterie légère et 8 escadrons occupaient Vérone, Montebello, Arcole, Trévise et Massi. Il y avait à Hadoue 16 bataillons des divisions Frohiich et Mercantin. A Vicenco, Bassano et Castelfranco, 17 bataillons et 12 escadrons des divisions Zoph et Ott A Legnago. 5 bataillons «l'infanterie et 2 escadrons. A Venise. 6 bataillons. A Conegliano et à Udine, 26 escadrons. Les troupes de bataille avaient 64.243 fantassins et 11.296 cavaliers. En y ajoutant les garnisons de Vérone, Legnago et Venise ayant 18.682 soldats, on trouvait, au total général, 04.221 hommes. » Xahier Chasteler, p. 6 et T. i
troupes républicaines, il entrait en Lombardie et pouvait assiéger Mantoue; mais des ordres formels lui interdisaient de s'aventurer.
Après avoir fortifié Vérone et Legnago, les Autrichiens dépensèrent leur activité dans le camp de Pastrengo, auquel on donnait un développement de six mille pas. Le général Gottesheim y commandait. Ses forces étaient de 4 bataillons d'infanterie hongroise, de 2 bataillons de Croates, d'une compagnie de chasseurs; troupes bien exercées. Pour relier les divers échelons de l'armée, un escadron de hussards battait l'estrade, du lac de Garde au village de Manol'Acqua pendant que 3 escadrons se portaient entre Moncar et Bayrol. De Palazzoloà Santa-Lucia, 1 bataillon de Croates et 5 compagnies de chasseurs formaient des postes à travers lesquels aucun espion ne put passer.
De Kray, très craintif, redoutant un mouvement populaire, établissait l'état de siège dans la Terre ferme. Quiconque sortait, sans passeport, des villes vénitiennes ne pouvait plus y rentrer, quelques bonnes raisons qu'il donnât. Pendantlanuit, les sentinelles gardant un passage tiraient sur des passants égarés, lîn quinze jours, on remplissait les prisons de gens suspects. Le paysan ne pouvait vendre ses denrées qu'à la troupe autrichienne dont les officiers réquisitionnaient, pour leurservice personnel, chevaux et chariots. Zach imposait une garnison aux autorités des gros villages. A l'église, chaque jour, les fidèles demandèrent à Dieu de délivrer ritalie des athées. Au camp, les vieux soldats des régiments Lattermanu et Mitrowski ont oublié la défaite de Rivoli, en 1797 ; ils se croient invincibles
et le disent. Et leur confiance passe dans Tàme des recrues, à qui les officiers promettaient l'assistance prochaine des Russes. Mais, avant que les Russes ne fussent descendus des Alpes Carniques, le général Kray voulait remporter une victoire, s'illustrer encore. Prévenu contre Souvarow, il déclinerait sans doute l'honneur de servir sous ses ordres, non pas qu'une envicMise jalousie envers cet étranger le dominât; seulement, il blâmait les massacres d'Ismaêlia et regorgement des Polonais, œuvre du maréchal, laquelle avait eu, en Europe, un si grand retentissement.
L'intérimaire mûrissait des conceptions stratégiques particulières quand survint le marquis de Chasteler, homme de cour et bon soldat, esprit subtil et vaillante épée, élève de cette école d'honneur, de bravoure où s'était formé larchiduc Charles ^
1. « Chasteler (Jean-Gabriel , marquis de\ né au château de Malbais, près de Mons (Belgique), le 22 janvier 1163. Elève, à treize ans, de rAcadémie des ingénieurs allemands, en sortit, à dix-sept ans, lieutenant d'état-major. Fait la campagne de Turquie (1187-1790). Prend part à la campagne de 1792 contre la France; se distingue aux sièges de Lille et de Valenciennes et à la défense de Namur. 11 commande à Wattignie une colonne d'infanterie et y est blessé grièvement. En 1794, il est au siège de Lantlrecies et à l'attatrue de Charleroi. Ensuite il organise la défense des lignes du Mein. Attaché au corps de Clayrrait, il est nommé, le 39 octobre, colonel d'état-major.
«En 1795 et en 1796. le marquis de Chasteler fut employé aux délimitations de la Pologne. Puis, après le traité de Campo-Formio, aux délimitations du Tyrol.
«Général de division, il fait la campagne de 1799. Une grave blessure, reçue devant Alexandrie, le contraint à prendre un congé. En 1800,' il sert à Tarméc de Kray. En 1809, il soulève le Tyrol contre Napoléon. L'empereur le met hors la loi. H se cache en Styrie. Feld-maréchal en 1814, il prend part aux travaux du Congrès de Vienne. Est mort à Venise, le 7 mai 1852, laissant la réputation d'un homme très distingué et très brave.
«Son cahier : Opérations de la Campagne de 1799, fut, je crois, enlevé à Vienne, en 1809, par un officier français ».
10 Î,ES CAMPAGNES DE i799
(riMail le 21 mars, à midi, M. de Chasteler, accompapnf^ de quelques brillants officiers, apportait un plan du campagne qui, rédigé et discuté à Vienne, en Conseil privé, ordonnait Texécution des combinaisons déjà conçues par le commandant des troupes: y jjiissiige de TAdige inférieur, Toccupation du Broscian et du Milanaise
Le général Chasteler, ayant eu Timprudence de vîinUîr les talents militaires, la gloire et l'humanité de Souvarow, qui était attendu h Vienne, de Kray l'envoyait, le lendemain, inspecter les fortifirations de Venise, disgrâce contre laquelle rhomrae de cour n'osa point réclamer.
Vn espion livrait aux Autrichiens, le 24 mars, le secret des dispositions prises par les Français, car des généraux républicains avaient indiqué, dîins une harangue faite à leurs troupes, une partie du phmde campagne qu'on devait exécuter devant Vérone, le 25. Kaim annonçait qu'il serait attaqué le 2(ï au point du jour, par Montrichard, qui, conduisant 7.000 hommes d'infanterie et 1.500 cavaliRrs s avançait de Sanguinetto sur Legnago, en ordre de bataille.
l>e Kray croyait avoir pris, le 25, toutes les mesures nécessaires pour arrêter l'ofl'ensive de son
L tt iïiJ forcera le passage de l'Adijîe et du Mincio en marchant, sur deux colonnes. Après sôtro porte sur Bresciaelsur Bert^anie, 4tn drlruira ou prendra les troupes françaises qui se trouvent dans If* TyniL Grisons et Valt«'line Une division observera Mantoue, lin îiulrtt corps ira assiéiier Peschiera ; 6 bataillons, placés sous le» ardiez du général Saint-Julien, franchiront le val Suzena, en Tyrol* rdtaqueront la haute vallé<' de la Chiesa et redescendront sur i»*^dio pour attaquer Palazuolo. Pour se prémunir contré tous fi.H'*7rs [inssibles, assurer un chemin «le retraite à l'armée, de forts detîirhements garderont les ponts de Valeggio et de Goïto. » {Arcti. Guerre, Vienne.)
riAT vil Ï,K l>R VÉÏtO^iK It
adversairo, Toiilofoîs, faiTivée k VilhUrancft, du gént^ral Moreau TinquitHait car il redoutai l rauilace qu'on lui pri^lail et surtout sa iicienci3 di» la guerro. Il songeait que, si une delà i te l'orrait les Autriclii^^tis à sortir de Vcrone <^t de Porto- Legna^o, ils jiourraient perdre, le lendemain, dîx litHU'*^ de terrain. Se replier sur leâ Alpes Cartiitiue^, joindre les Hu?^se*ï, implorer d'eux des secours, rieu ne niortitiiTait davantage ie eapitaine en qui François II avait plare toute sa conlîance.
Les5ii.T(MJliommesdisponiblesfornierent3corps^ Chaque chef de eorps recul des insiructions précises. Vaincre ou mourir 1 tel fut l'ordre gt*nt)râl. Kt les soldats promirent fie l'exi?çuter. Avec un adversaire romnie lionn parle ou Massena, la défaite de Kray eût été certaine et eût pris, pour le vaincu, les pro|>orlionK d'un désastre, car ses deux eorps principaux, éloignés de 30 railles, ne pouvaient, au milieu de l'action, se prêter aide, Chasteler comprit cette faute, lorsque, rentré k Padoue, le 25, à neuf heures du soir, il sut les dispositions prises. Ne trouvant pas Ti a ter i maire à l'adoue, il suivit un régiment de cavalerie jusqu'à Bevilacqua; il se porta ensuite dans Legnago, pnur exprimer h s^on chef ses craintes et réclamer le priviti'^ge d'exercer immédiatement remploi de quartier-
L ft On msBembia devftDt Vérone U-s In'iipp*^ tH helnnni'^s* vers A refile et Vicence, tU visions Knim et Ht^heiïKolicrîu IA.2mi h oui rues. Le» troupes de la division Fr^hNcIu ocoiip?uit Mi^nteheUo. ht* (lorlèrent i\ imm^hes ff>r(ét"K k lïtvvilai..(iua* derri^Tc lu f^^rleresse lïc* Legnago, La division Mereantin, venanl de ï^^dniie, rejoignit ceUtj de FrôhlitTh, H a^i caurtie, hrjgdde du j^énêral Kleneair, if arda Je passage du îma Adige. /i Arqua, ^mt le?* 21.500 ho m oie s du corps de gauche* 19.0Û0 ot-cupèrent le coLinp dé Bevjjncqua; !i.50U for* m aient la ffamNon de Legnago.» (Cahier Chasfeter, p. tSJ
maître, de remplacer Zach, myope et fatigué. On venait d'accepter ses services quand des coups de canon, tirés au château de Vérone, annoncèrent Fattaquo des Français sur la droite autrichienne ^
Le 25 mars, Scherer établissait son quartier général à Gastelnuovo-di-Véronèse, un village pauvre, formé de 50 maisons, où Téglise couronne un coteau. Plusieurs mamelons le couvrent, s'étageant au nord. A Touest, le terrain s'abaisse vers le lac de Garde, qui avait, il y a un siècle, des rives irès escarpées. A Test, une ligne de collines grises, aujourd'hui dénudées, masque la vallée de TAdige. Au sud, la plaine est immense. La plaine qui s'étend au nord, entre Castelnuovo et Pastrengo, (*st profonde de 4 kilomètres ; elle est toujours plantée de mûriers, de vignes, et coupée par des liaies vives bornant les propriétés. Deux mamelons, en forme de ballons, font sentinelle devant Pastrengo. De leur sommet, j'ai vu très au loin et rrayonné des plans. La route de Peschiera à Pasliengo passe dans le vallon séparant ces deux éminences, assises à 600 mètres des premières maisons. De Pastrengo, le voyageur doit tourner à droite pour gagner Rivoli, par la Sega. Mais Affi se trouve en droite ligne^.
La division Sérurier — ou corps du Tyrol — arrêtée le 25 mars au camp de Cavalcascllo, entre
1. « A la nouvelle de la marche de l'armée française, on tira ± coups de canon du château de Saint-Pierre, à trois heures du matin.» (Arch. de Vérone, Journal inédit d'Alberti, p. 6.)