‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 15 sur 112 · Visite du terrain, faite le 20 avril · texte numérisé non relu

Visite du terrain, faite le 20 avril

le lac de ce nom et Peschiera, prit les armes le 26, à une heure du matin. Gareau, adjudant-général, forma Tavant garde avec les troupes de la 18' légère et leur donna, pour soutien, 1 obusier et 1 pièce de 4; puis il plaça, sur les ailes, 25 hommes du 9* régiment de dragons français et un même nombre du 5* des dragons piémontais. Derrière lavant-garde, le général de brigade Meyer fit évoluer une longue colonne où entrèrent : la 1" demi-brigade d'infanterie légère piémontaise, et, en deuxième ligne, la 29* légère. Cette troupe, qui était le corps de bataille, traînait aussi 1 obusier et 1 pièce de campagne. Vérideau, chef de brigade, prend le commandement de la troisième ligne, la réserve : 30° légère, 2 compagnies de grenadiers, les 45' et 63* de bataille. Ce corps avait, pour arrière-garde, 1 pièce dartillerie que 50 dragons escortaient. La cavalerie dite de soutien : 2 escadrons de dragons, se tint serrée entre le corps de Meyer et celui de Vérideau. D'abord, elle escorta Sérurier à qui Tadjudanl-général Guillet servait de chef d'étatmajor ce jour-là.

Pendant que ces troupes allaient marcher vers le nord, repousser ou prendre les postes ennemis, 14 chaloupes canonnières, commandées par le capitaine de frégate Sébille et le lieutenant Pons, sortaient du port de Peschiera, éteignaient leurs fanaux et manœuvraient pour serrer la côte, à droite. Les marins joindraient, dès que l'aube aurait paru, la flottille autrichienne embossée devant Bardolino, laquelle, de son mouillage, aurait pu mitrailler la colonne d'infanterie française s'avançant le long du rivage. Cette flottille se trouvait contrainte, sous

des feux croisés d'artillerie, à prendre le large pour aller chercher un refuge dans le havre de Malsena. Sa défection lui coûta 10 hommes et un bateau coulé.

A terre, c'est une escouade de Piémontais qui ouvre la marche. Deux volontaires, connaissant le pays, guident le premier échelon par des sentiers montueux. Dans les ténèbres denses, une centaine d*éclaireurs se glissent et cherchent, des points élevés, la lueur d'un feu de bivouac autrichien... Aucune ilammc ne perce la nuit. Ces hommes marchèrent pendant cinq heures, à travers les haies, les broussailles, les terres détrempées ; ils traversèrent des ruisseaux; ils reçurent des averses, et, non loin du lac de Garde, ils tournèrent la droite des lignes dePastrengo, quand un jour terne parut descendre, devant eux, des falaises dénudées de la Sega.

Se postant, l'avant-garde attendit, derrière un remblai, le gros de la division et chercha un indice pouvant lui révéler la présence de l'ennemi à droite ou à gauche, mais sans rien découvrir. Et, leurs compagnons d'armes arrivés, les éclaireurs s'échelonnèrent à dix pas et repartirent. Ils essuyèrent vingt coups de fusil devant Larore, village où la pointe du bataillon de Jordis s'était embusquée. Sans tirer, les assaillants se précipitent, baïonnette basse, sur les cassines bientôt évacuées. Un sergent cria aux fuyards : « llolà, messieurs les Kaiserlics, attendez donc qu'on vous otïre la goutte! »

Sérurier pousse ses hommes. Il s'expose bravement aux coups des Autrichiens dévalant un ressaut et tiraillant. 11 arrive, avec Guillct et quelques cavaliers, à portée de pistolet des maisons crénelées de San-Fermo. C'est là une position très forte.

Le colonel Leczeny y commande 1.200 Autrichiens très résolus; mais la fougue des Français brisa toute résistance; ils ne subirent point de pertes graves, car, dans le brouillard couvrant le paysage, de ce côté, les projectiles s'égarèrent entre les pelotons. Malmené et débordé, Tennemi se retire à Gavajon pour occuper fortement, par sa droite, les abords du plateau de Rivoli, et, défilant son centre derrière un rempart de rochers il met 3 pièces en batterie. A onze heures du matin, la 18* légère aborde la droite pendant que la 29' ouvre, contre la gauche, un feu violent. Leczeny abandonne son poste et se retire dans Affi, en montrant tout de suite la résolution de résister encore derrière le Tasso, un torrent.

A 2 heures du soir, les Républicains ont déjeuné hâtivement et chanté, à leur bivouac provisoire, la Marseillaise. Sérurier s'aventure sous le feu de Tennemi, pour observer ses positions. Des Piémontais lui demandent, devant Tobstacle, à montrer leur bravoure. Le divisionnaire « lâcha ces dogues », que les officiers Calvachini, Michaud, Fellartini et Lafléchire entraînèrent dans Affi ; ils y furent sous une grêle de balles, au pas de charge. Devant ces hommes, les Autrichiens lâchèrent pied, et, ne pouvant se rallier, ils traversèrent Rivoli et Incanale ; devant ce bourg, quelques pelotons passèrent TAdige ; 200 Croates entrèrent à Garda, sur la gauche. Resté maître du plateau de Rivoli, Sérurier divisait sa troupe en plusieurs colonnes. Les dragons français descendaient vers La Sega, poussant une reconnaissance à travers les hameaux. Moyer s^avauçait, au bruit du tambour, sur la Corona et

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devait s avent un^ mi^iue jusqu'il Monleljalrlo. Un bataillon allait harceler les Croates, devant (iania. Les autres IroiJipesdispoiiibleÊ^ s'employaient à établir, de Ltt Se^a^ le contact ave*^: la division Delnias. Un régiment rostait à Kivoli, gardant quelques prisonniers.

Au coucher du sole IL doi^ Autrichiens garnissaient la ri Vit gauche de TAdige. Le capitaine Delort descendait les pentes du plateau sur lequel llivoli est assis» embarquait sa eompagnie, tombait sur des Hongrois qui abandonnaient le terrain* Ce succès remporL*% le corps du Tyrol avait rempli sa lâche*. Il couvrait parfaitement, au nord, les divisions Déimas et Grenier, chargées par Si^herer d'enlever le camp de Pastrengo.

Le dépiîrt n'avait eu lieu, pour les troupes luussees autour de Castelnunvo, qu'à trois heures du matin. Aussitôt, un régiment pivotait, s'orientait verK la gauche» attendait qu'on signalât To (î ensi ve de tiéruricr, aiin de le soutenir ou de le re* cueillir, au besoin, A la droite de cette unit*^, des tirailleurs s'échelonnaient dans In plaine et couvraient la marche de trois gros groupes, l/in trépide Uelnias s*avancait devant le centre après avoir fait atUler une batterie de position que dirigeait le chef de bataillon Kiinbourg. On réservait la route de Pastrengo aux canons,

I , < . R i vn I i , le ii ^c rn i i nai . — Le ^'én èral d i vï a i a f\ntù rv. Se rurî^r Hu cUnyen Scîiercrt gîMiVml er» chef de rurtïiée d'Italie, f^ft^toDt V if tn rieuse. — Je vous écris* de Cftvaji^ion, mon gênerai, puis d'ici (Rivoli), quand j*y ni élé arrivé; je n'ai pas été plus loin pnrce que j'ai dii attendre des nou veilla nés gîinêraiix DehuaR et <irenier. Au reste, il y avail uiuins d'ennemis sur cetle rive de l'Adige. Il y a une ardeur dans mes demï-hrijiîades i[ui ni'a>;surc d'aviym^e fin succès, mal^é que nouî? &vons jmyë tm peu rlièr celui d'aujuur- U'hui ; mais c'tHnîenl le» conscrits qui menaient JeËCotoones; il R*f av&it p&â moyen de lesi a^râtar* * (Ajcb. Guerre. Gorreip.J

Un bataillon de grenadiers, qui s'était déployé en marchant, arrivait à Taube devant les postes avancés que Gottesheim avait établis dans trois maisons entourées d'arbres. Ces postes dormaient. Les coups de feu de leurs sentinelles ne blessèrent personne, mais les réveillaient en sursaut. Effrayés, ils fuyaient, dans une tenue sommaire. Grandjean pouvait atteindre leur soutien, une grand'garde, dans un chemin creux et le rejeter sur le camp retranché où deux redoutes étaient alors terminées * .

Sans avoir éprouvé de pertes, Delmas est arrivé devant les deux mamelons'^. Sur les pentes, crépite un feu violent qui devient très meurtrier. On voit que les coteaux longeant le cours de TAdige sont garnis d'ennemis; et, sans doute, les réserves vont s accumuler là. Sur des masses d'hommes immobiles et sur de Tartillerie mal abritée, Painbourg fait diriger le tir de ses pièces. Les canonniers ennemis lui répondent coup pour coup. Chargé d*opérer sur la droite, le général Dalesme arrive en vue de Palazzolo, aborde les hauteurs dominant ce village, collines que les régiments Jordis et Jellachich, qui vont être renforcés par 3 bataillons sortis de Vérone, veulent conserver. Le courage qui anime la troupe républicaine s'émousse puis se brise contre des obstacles naturels, vaillamment défendus. 11 faut faire soutenir

i. Cahier Chasteler, p. 16.

2. Delmas avait sous ses ordres les généraux de brigade Dalesme et Ueaumont, les adjudants Généraux Grandjean et Gastine. Ses troupes étaient : 26- légère, 1 bataillon de grenadiers, 31» et 93* de bataille, '6' régiment de cavalerie, l" et 6' régiments de hussards, 2 compagnies d'artillerie légère et de rartillerie de position. (Arch. Guerre.) Son artillerie était composée de : 1 pièce de 12, 4 de 8, 2 de 6, 4 de 5, 2 obusiers de 6 pouces et 3 de 5 pouces. (Situations. Arch. Guerre.)

Il LES CAMPAGNES DE 1799

|(*s assaillants p^r le centre de la division, troupe dp jeunes soldâtes bientôt effrayés devant le nombre des morts et aux cris des blessés. La frayeur cause UBP panique.

i>i échec porte Gottesheim k croire qu'il est vainqueur. Il dirige une colonne tournante contre la frauche des Français. Delmas a vu dans quelle position critique il va se trouver. Sans ôtre effrayé, il envoie Tadjudant Grandjean soutenir Dalesme,rhérnïqui^ Dalesme qui, après avoir rallié les consc( itt> <*t repris sa marche, un moment arrêtée, fut pt*rcé de deux balles.

Delmas accoure, le remplace, dirige la charge, nMjiiit aussi une grave blessure à la jambe. Reslaîil achevai, il conduit sa troupe, mise au pas de course, dans le camp autrichien; il en est chassé pur les réserves, de l'ennemi, après une horrible luf^rie. Contraint de s'abriter derrière un bois d^iimes, Delmas appelle sa réserve, et, en obliquant à droite, la porte contre Jellachich qui est forcé, sous une vive fusillade, d'évacuer ses postes lie combat où le terrain est arrosé de sang et couvert de morts. Il est midi. La division Grenier surfit H droite, sort des vignes et décime les fuyards.

firenier avait quitté San-Giorgio à trois heures f'\ demie du matin'. Ses soldats mécontents la veille, [^aniissaient remplis d'entrain. La bonne humeur tlu Iroupier français se traduisait en rires et en chansons au départ du bivouac, après la distribu-

! , Gn;nier dirigeait, avec le général de brigade Kister. les adjiulants-généraux Companset Partouneaiix : les 17' légère, 24* et IU(! de bataille, la 2" légion helvétique, le 2" bataillon oc la légion lÉolrmaise, le 24* régiment de chasseurs et 2 compagnies d'artillerie k'q^^n?, ^Arch. Guerre.)

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tion d'eau-de-vie^ Les éclaireurs de la 17" légère se dirigèrent sur la gauche de Palazzolo. Avant que le jour eût paru, trois hameaux semés h travers les accidents du terrain furent occupés. A huit heures, une charge à la baïonnette expulsa de Palazzolo 5 compagnies de chasseurs tyroliens. Sur ce point, Gottesheim envoya un régiment qui défendit bravement des masures. Chaque haie, chaque mur, chaque ravin furent disputés. La valeur du soldat français s'affirma de nouveau, et Scherer, témoin de sa vaillance, augura trop tôt d'une grande victoire. Bientôt le grondement du canon, les crépitements d'une fusillade entretenue par plus de lO.fXK) hommes, les hourras et les cris lamentables des blessés gisant dans la boue, s'étendirent des rives de l'Adige jusqu'au lac de Garde; et des villages, les habitants s'enfuirent, les femmes échevelées, les hommes épouvantés.

Quelque bravoure qu'ils déployèrent, il fallut, aux Républicains, deux heures pour traverser cette plaine ouverte entre Palazzolo et Bussolengo, tant on leur opposa de résistance. Devant Bussolengo, Grenier plaça son artillerie et forma trois colonnes d'attaque. Le village, bombardé, pris, pillé, en partie incendié, les vainqueurs, ne trouvant plus d'hommes qui tinssent devant eux, obliquèrent h gauche, débordèrent le camp de Pastrengo, refoulèrent la cavalerie autrichienne qu'on leur opposait,

1. La chanson du Cou-cou^ en mauvais italien, était alors populaire dans rarmée :

Vieni, vieni, Teresina, Fer vedere il bello cou-cou Cou-cou canta alla matina...

Che no se puol dio de piû.

{Carnet de campagne^ inédit, du sergent Landou.)

à onze heures (^t demie, et firent beaucoup de prisonniers, dans un bois.

Gottes-heim. qui avait mis en ligne, le matin,

10.800 hommeï^, abandonnait aux Fran<^ais son artillerie et un ^rand nombre de blessés; il chargeait d'Elsniiz, son premier lieutenant, d'arrêter Delmas et Grenier, généraux s'obstinant à couper la ligne ennemie pour achever leur victoire et empêcher la destruction des ponts. D'Elsnitz se montrait alors aussi habile manœuvrier que vaillant soldat; ses compagnies marchant comme soudées, au pas ordinaiie, il ne se laissait ni déborder ni entamer; TAdige passé, il coulait le pont jeté h Polo di Sopra. La division Delmas, hors dlialeine, s'arrêtait sur la rive droite du tleuve, où elle restait exposée aux coups de rennemi, prudemment abrité derrière les berges.

A la droite de Delmas, Grenier va chasser, dans le froid d un sombre après-midi, et au son des tambours, tout ennemi ipii veut lui résister eneore. Les soldats républicains ne semblent point marcher à une mort probable, mais plutôt à une fêle. Les blessés se font soutenir pour aller à cette fête, Les quolibets et les exclamations s'enti'ecroisent dans un moment si grave. 2 compagnies de la 17* légère talonnent IVHat-maJor de Gottt^sheim et passent TAdige, sur le pont de bateaux de Sotto-Pescantina, pêle-mêle avec des grenadiers autrichiens; 400 Français garnissent la rive gauche; et 2,000 autres eussent appuyé leurs opérations si un grand bac, détaché par une vedette ennemie, en amont de Pescanlina, n'avait pas rompu la ligne? des bateaux.

En laissant, h Peschiera, son pont de campagne, Scherer s*tHail privo du moyf^n de passer TAdi^s H cliarjreait le général Uebelle, eommandanl l'artiU leriede Trirmée, d'établir un pont. A se procurer dt^s matériaux, à enfoncer des piquets, fi tendre des cordages, on dépensa cinq heures* Aussi, au coucher du saleil, les t^ di%isions ne peuvent songer à marcher sur Vérone. A l'approche de la nuit, Ui prudence (!ommande de garder le terrain conquis, pendant ijue les Autrichiens se retranchent dans San-Pietro et ilans Parona*. De fait, le succès remporté par la gauche de l'armét^ d'Italie n'est pas une victoire.

Au centre, Moreau s'avant;a jusqu'à Iî» porte Neuve de Vérone. Son impassibilité et sa bravoure, célèbres autrefois à l'armée du Kbîn, eulraîn^rent des soldats qui, veules et fatigués la veille, voulurent, dnns ces champs d'Italie, suivre la trace de leurs aînés. Vieux soldats et conscrits rivalisèrent de j^éb* dans celle journée; mais leurs eflorls lurent vains. C'est à croire que rinexorahle fatalité avait, d'avance, désigné les vaincus.

Le corps de Moreau était formé des 2 divisions, Victor- et Hatry. Ces divisions avaient campé dans la nuit du 25 au 2i) mars, de Porcarizo, en face du pontde Honco, jusqu'à Sona, vilbige peu éloigné de

1. Pour iuîitjfipr ïàa cotiiiuîto. Sch<îrer ccrivait : m il faillit plits de cinq heures puur rétablir le fmnl. Le mttmêtit de su ivre ïeiînouii jusqu'à Vérone Hiili imsss»* inr nu ne prend pas frassaul une vUle fofliru5e et île feu et ne par 50. MOT h^iiMin-:!. lorsque rtux-i^i onl seulcïuent îe tentps d'en fermer les porte;? ». (/*rtv/>^ p. 23.)

2. Virtor Perriu avait pour HeutenaDls l**s généraux tW bnijaiie Pijon et Chamliarikar, Jess adjvifiimEK-gii^iiérnux Arj;od el lïlonileau qui i.ommaniîaieut aux ,>(!• et 1!9* de bataille, i*" It-'^icin helvétique, 1*' bataillon pjd<*n«i5i i"*- cba!*seups h cheval, Î8" île im val prie et A 2 eoiupagnk\<» dartillerie \c%èrt^. (Arch. Guerrtî.)

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Castelnuovo. Môreaurouchait à VîHafrancaoù Musnier venuil le joindre. Ils conlerai<^nl et quittaienL la ville îi trois heures du malin. Après qu'eut été fait le sif^iial convenu : Irnis fusées tirées ilans Somma (Ifimpa^^uu, les ti'oupes frant^aises s'ébranlaient et pirnissaient une lig-ne immense.

Victor avait reru i^orilre d*emporter Sanla-Kucia et San-Miiftsimo, iU*^ le malin, puis d'entrer k Vérone par la porte Sao-Zeno. Il devait tenir la gauche et se relier aux troupes de Grenier. A droite, llatry, ayant couché au castel d'Ossobtiono. pouvait suivre ou longer la graride route de Villafrunca et forcer la porte Xeuve^ Les troupes avaient été allégées de leurs équipages afin de garder une grande mohililé; de Tartillerie légère allait les soutenir. lillleg pouvaient arriver, en trois heures de marelle, a\i pied des remparts de Vérone. VA, de ce côté, les ofliciers ne croyaient point rencontrer des forces consi;lérables, car l'action qu'eutt'eprendrait conjointctnent Se ru rie r, Del m a s et (Grenier allait fon;er l'ennemi à se tasser vers le nord.

Avant tjuatre heures, les 3 ili visions iHaient déjà mises en rolunnesde roule. Knve!o]ïpées pïir Tobscurité, elles piétinaient «TabfM'd dans la bone. Parsa résignation à rheure du |>éril, le soldat Taisait oublier une mauvaise volnntr* numlrée dans les jours précédents. Lorsqu'on s ébranla enlin, de Ta vautgarde marchant tassée et trouant les ténèbres, le l*"" bataillon de la lésion polonaise, que conduisait

1. La division Ufttry. <ViU^ t\ù resserve. nvjUt un fadrc ; ]e% ii*ljiidanls-géuéniast (Ihai-periUer et SuUfiiiuc; cU« étaU composée des 33" et 63" de batâine, a'uji batiiUliiti Hfi Ja 2i* li>^iTe, de la 3" ili>mibrigade piérnivntaise, du V régiiiieiit de dragons, de 2 esrndrûns pi<''montaU çt de '2 t*nmpngn\t^ d'firtHkne légère, (Arrh. Guerre,!

Kozlowfikî, ouvrait lïi marrhf» et firrîvaît flevant Santa-Lui'ia, quand Faube pointait.

Santa-Lucia couvre la chaussc^e qu'on voit, de Vérone, courant comiuft une digue immense, destinée h protéger le piiyn contre les inondations de TAdîge. J'ai reconnu, de pn'^si, un rempart naturel, fuit des bouleversements géologiques, ayant 20 mètres de haut et dont Ic*^ pentes sont abrupte!^. San-Massimo garnit un ressaut de cette arête, Santa- Lucia est il l,5(Xi mètres de Massimo, mais au ^ud; sur la nu^me chausséese place Tomba, Aujourd'hui, CCS trois villages ont, clincun, 8^ maisons. San- Massirao, embelli depuis un siècle, n*est qu*A l.^rMj mètres de Vérone. De Touest, nn marche sur ce village en dévalant un plateau pierreux, rreus<^ de quelques coupures; son clochej' rond et très élevé estnn bon observatoire L

La division Liptay, forte de :i.05H bommes, occupait San-.\lassimo, Santa-Lucia et frarnissait d'escouades les fossés creusés entre ces deux villages. Sur le (jui-vive depuis trois jours, elle attendait rennemi. Cependant, devant Sanla-Lucin, le bataiU Ion polonais enfonça un gros contingent, au premier choc. Débordé en quehiues minutes, Liptay dut demander du soutien, alin de pouvoir rallier ses régiments. Alors, quoique audacieux, Kozlowskî fut arrêté, h gauche du village, entre deu^c cassines, et sa troupe décimée se retira, à stm tour, daus un grand désordre. Victor put couvrii" heureusement celte retraite eu faisant chai'ger le Ib" chasseurs, qui parut tourbillonner, un moment,

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