CommandeQient
<iO LES CAMPAGNES DE 1799
leurs parLagés à droite de la tête des colonnes et mieux di* la ligne et se reforment derrière ce qui à peine peut arriver.
La ligne marchera avec célérité ; ils empêcheront le feu d'enfer que les officiers de leur artillerie feraient ligne. Chasteler, autant de lignes que l'ordonne le terrain ; Tordinaire est, depuis au moins mille ans, d'être sur deux lignes et une réserve. Rien de ce qui était encore dans la guerre de sept ans de la deuxième ligne à la première.
Ces bataillons embrassent; les affaiblira par le feu; il n'y a que l'arme blanche; ce qui n'a pu éeraser la première ligne est fini par la seconde, de même en la deuxième ligne de l'ennemi; la réserve Il est rien.
Comme c'est une fougueuse attaque, quoique Chasteler en moins de lignes que possible, plutôt pour déborder l'ennemi, le plus naturel est une seule bonne ligne avec ses petites réserves qui, m%nmoins, peuvent monter à la huitième partie de Tarméo.
Comme les divisions, un zug à leur service, celui-ci doit accoutumer à une colonne de six rangs, c'est-à-dire doublée; là-dessus, en place de deuxième ligne, une forte réserve tout au plus de la moitic^ de ce qui serait la seconde ligne.
La division est excellente; Dieu la prospère.
Bagages ! Les Russes ont des chariots de provisions pour un demi-mois; ceci est excellent dans la célérité de la marche; pour n'en pas manquer, ils augmentent jusqu'à un mois par le train des habitants; un bon exemple pour les alliés; le reste est pourvu il y a un chariot par compagnie; un
LES ACTES DU GÉNÉRALISSIME Hl
autre pour le corps des ofliciers ; major, 2 ; le chef, 3. Ceci n'engage pas à un vagenburg* ; dans la célérité en avant, les bagages restent en arrière avec une escorte grosse ou suffisante, qui coûte beaucoup moins que les grosses avant-gardes ou même une arrière-garde méthodique.
Et môme si les bagages sont en arrière, ceux des casseroles sont toujours auprès; si c'est vis-à-vis de l'ennemi, les casseroles sont attachées au paleron-kasten- et à ceux des tentes; pour le présent, les Russes ont pour cela des pakferden^.
Le solide était pour battre l'ennemi totalement sur rOglio, et Petschiéra était pris lorsqu'on entend que l'ennemi passe l'Oglio pour courir après lui serait trop s'éloigner de nos vues qui sont sur Petschiéra non prise et Mantouo. »
Instructions aussi difficiles à lire qu'à exécuter.
« Souvarow arriva à mezzogiorno à la porte Vescovo'*. » Une foule de peuple l'attendait; ce peuple était rangé derrière les hussards autrichiens formant la haie, sur Tavenue. M. de Mêlas s'avança pour embrasser le généralissime, qui daigna seulement lui tendre la main et qui n'accorda, sur ce terrain, d'aimables attentions qu'au marquis de Chasteler qui allait, d'ailleurs, diriger les opérations.
De la porte Vescovo — ou de Tévèque — jusqu'à la place des Arènes, la voiture de Souvarow avançait lentement. On laissait aux Italiens, en délire,