‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 40 sur 112 · nh. (iuerro. Cahier de (iiranlon · texte numérisé non relu

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l'armée de iNAPLKS 213

d'être catholique. Comme pour ftter la proclamation du nouveau régime, le Vésuve, qui se taisait depuis cinq ans, confondit ses grondements souterrains avec le bruit sourd du canon ^

L'armée de Rome prenait, alors, le nom d'armée de Naples. Son premier acte, après Toccupation, fut d'imposer aux mécontents le respect des lois établies, de traquer les voleurs et les assassins, d'interdire aux fanatiques toute persécution religieuse, de pratiquer une politique d'apaisement.

Championnet envoyait au Directoire français *^0 drapeaux arrachés h l'ennemi ; et, voulant honorer le courage des Polonais, ses plus dévoués auxiliaires, il chargeait un de leurs généraux, Kniaziewics, de cette glorieuse mission.

Il fallait, pour assurer la sécurité de Naples et le ravitaillement des troupes, envoyer plusieurs colonnes, dites de police, en Rouille et en (Palabre, détruire les foyers d'insurrection établis à Andria et à Cosenza. Groussier, chef de brigade, fut, en mars, l'impitoyable exécuteur d'Andria.

Autant pour entretenir l'armée de l'intérieur que pour asservir les Français h sa politique néfaste, le Directoire avait besoin d'argent. Sans vergogne autorisait-il les pillages et voulait-il qu'on renouvelât à Naples les exactions opérées à llome, l'année précédente, sous le contrôle de Berthier. Il envoyait une commission des finances, chargée d'opérer rapi-

1. Chanvpionnet écrit au Directoire : « Naples, le 3 février 1199. — Si, du fond de la Moscovie, une horde de barbares semble s'avancer à grands pa** pour menacer Tédifice de la Liberté française, qu'il est consolant, qu'il est beau de voir accourir des lésons r«*publicaines dos bords do la Vistiile pour planter l'étendard de la Liberté sur le sommet enflammé (lu Vésuve, p (Arch. Guerre.;

dément. Elquels hommes la composaient? Faipoull, un diplomate qui avait toujours vécu de tripotages financiers. Mfxtïin, un contrôleur sans scrupules. Chunteloup, un caissier retors. De suite, ces hommes pxigÉ^rent une contribution de 120 millions ^

Mais Cliampionnr^t, qui avait promis aux nobles et aux bourgeois qu'on ne les dépouillerait point, au clerg*' qu'il conserverait les trésors des églises, au peupb.^ que la [République diminuerait le chiffre des impôts dont on l'avait chargé, entendait tenir se» promesses, dùt-il pour cela refuser de reconnaître les pouvoirs de la commission des finances, ce qu'il lit- Kntn^prise audacieuse, qui amena FaipoulU homme armé de pouvoirs extraordinaires, à publier la mise hors la loi du jeune général en chef. Lui, sans s'elTrayer d'une pareille mesure, déchira le décret et ordonna, par justes représailles, le 0 février, aux commissaires qui voulaient le rabaisser, de sortir immédiatement de Naples pour éviter d'en ôtre expulsés de vive force. Entourée de baïonnettes, la commission dut se résigner à partir. Par exemple, il s'en^^uivit que, privé des ressources attendues, le Directoire deslitua Championnet. Scherer signa une lettre de service qui lui ordonnait de se rendre à Milan, sans reUird. Dans Milan, on l'arrêtait comme concussionnaire; on l'acheminait, entre des gendarmes, vers Gnuioble, où le malheureux général devait attcndnv, en prison, jusqu'au coup d'Ktat du 30 prairial, des juges. Et ce n'était qu'à ce moment que Bernadotte procédait à sa réhabilitation.

L Le*^ riMiiinissjiîraîi iJevnîont tou(;her le droit de remise du cahsier, flxé à 4 0 0. îicKt 5 millions, tandis que rannée dj recovrill pa:^ un ^ol de prêt-

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