‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 41 sur 112 · L ARMÉE DE NAPLES · texte numérisé non relu

L ARMÉE DE NAPLES

Ce fut alors Macdonald qui prit le commandement de l'armée do Naples*. Belle figure militaire, bon général de division, estimé de Tofficier, aimé du soldat, prudent h la guerre, sans manquer d'audace, il eut, dans la campagne de 1799, le sort contre lui. Sa ténacité devant Modène, son courage k la Trébia, sa fermeté dans celte retraite qu'il conduisit à travers TApennin, ont fait oublier quelques fausses manœuvres que Championnet, meilleur tacticien, n'aurait pas faites.

On rapportait à Macdonald que le maréchal Souvarovv, ayant passé à Vérone et tourné Mantoue, se dirigeait à marches forcées vers Naples, avec 50.000 hommes. Contre un pareil adversaire, l'arméci républicaine allait serrer ses rangs et tenir ferme ; du moins, chaque régiment promettait d'employer, en face des soldats du czar, ce courage qui les avait fait triompher des soldats de Mack. Plus tard, la nouvelle du combat de Vaprio arrivait h Naples, suivie d'une antre annonçant que Moreau, débordé, évacuait la Lombardie et une partie du Piémont.

Le 30 mars, après avoir perdu la bataille de Vérone, Scherer demandait au chef de l'armée de Naples de lui envoyer, sans tarder, la légion polonaise, 2 brigades d'infanterie et 1 régiment de cavalerie. Macdonald pouvait temporiser. Le 3 avril, nouvelle demande d'un renfort. Le 8, ordre formel de re-

1. Macdonald (Etienne- Jacaues- Alexandre). D'une famille noble d'origine irlandaise, né à Sedan en 1765. Elève officier au début de la Révolution, dont il adopte les principes avec enthousiasme. Nommé général de brigade à l'armée du Nord, il se bat à Jemmapes, à Warwick, à Menin, repousse le duc d'York et le force d'évacuer la Hollande. En 1796, il prend part à la campagne du Rhin. Il est nomme i^ouverneur de Koine en 1798.

^lô LES LAMUAliNKS DE ITUH

joindre Tarmée d'Italie, en doublant les étapes, après avoir garni de troupes, approvisionné de munitions et de vivres, les forts, châteaux et villes des Etats napolitain» et romains.

Un mois fut néeéssaire pour réunir les provinions de lîoiiehe et le matériel nécessaires a ving-t postes^ Leurs chefs devraient se défendre contre tout débar* queraent éventuel des Russo-Turcs, combattre les insurgéi>, maintenir les nouvelles institutions, pendant six mois. A la garde nationahi napolitaine, défini tivemeni organisée le 15 avril, et comptant 15JJt)ï) hommes, on confiait la défense de Naples. Cette tâche laborieuse étant accomplie, le j^enéral Macdonald, qui avait Léopold Berthier pour chef d^état-niajor, porvenaît à réunir les 4-U<X) chevaux nécessaires à remonter la cavalerie et le convoi chargé de bagages inutiles. Le 1" mai, Tarniée établissait ses bivouacs autour dé Capoue. Une ville de toile entourait la ville de pierres. Le quartier général logeait dans Caserte, quand sui-vini un événement qui retarda encore le départ des troupes. Une conjuration royaliste était sur le point d'éclair Lptî uriDcipalea ifarnisoni^ éUitent ainsi formées : Nàpl^s, an château baJni-ElmÊ, 2 batatUont^ île ta 27" iétrère, 900 tiommei^ placés s^ous tes ordres <JË Méjcnri, Lo château (Je l'Œur, le ch4teaii Neuf et la viJle seraient lïéremîits, an besoin^ par ta garde natiu* naJe ;

Qaetk, 1 bataillon de la 7* légère, i bataillon de la 8% 30 sol^ dais du 11^ do cavalerie, i uh; ou a des de canon ni its. t.noo hommes commandés par Berger chef de brigade delà 7" légère i

Capouk, 64* dc! ligne. ± batHilloDs de la 2' cisalpine, 6 ronipaiînie? de mineurs, 30 eanonniers, ÛÛ f^apeurs, fjô oivaliers du II" régiment. ';ï. 300 coïïi battants, jiluts 213 employés, 800 maliides et l'iO prisonniers turcs détenus au Fortin, iijrardoa coininandttit la place;

AscôxE^ 8! hommes de la 7* légère ; i bataillon de la t*', 668 ht*innies, 9-21 de la i6"; îr^a de la "m" de bataille. I;i8 artik leurs, Tiîtal : 2J2til bonuneâ (Arch, Guerre. Cabîer Girardon)*

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ter. Le 5 mai, à l'heure où une procession irait, devant Tégiise Saint-Janvier, manifester ses sentiments religieux, 100 volontaires arrêteraient, au nom de Ferdinand, les autorités ri^publicaines et rétabliraient, en l'absence des Français, le Gouvernement royal. Le 4, à onze heures du soir, Macdonald rentrait à Timproviste dans Naples, garnissait les places de soldats et de canons, faisait saisir et les prêtres désignés pour sonner le tocsin et des hommes suspects. Devant lui, ou plutôt devant les grenadiers prêts aux rudes répressions, le peuple cachait ses poignards, la procession arrivait à Téglise, et, sur Tautel, le sang du patron des lazz^roni se liquéfiait^ aux applaudissements des assistants.

Des mesures d'ordre prises à Naples, l'armée française quittait Capoue, le 7 mai, en belle ordonnance. Le 16, entrée dans Rome, elle renforçait du 3' bataillon de la 62'' demi-brigade, fort de 900 hommes, une garnison décimée par les fièvres et indisciplinée. Là, on rassurait les patriotes alarmés, les agents français, et un ordre du jour dictait des devoirs aux soldats des régiments de marche * .

1. Dans la cathédrale de Naples, on a construit, en 1608, une chapelle dédiée à saint Janvier. Au-dessous de l'autel, dans un tabernacle, se trouvent 2 ampoules contenant le sanp coagulé. La liquéfaction du sang doit se faire deux fois Tan, le 5 mai et le 19 septembre. Un prêtre est chargé de tenir les ampoules. On obtient la liquéfaction en plaçant, près des vases, un flacon rempli d'acide sulfurique et d autres matières chimiques. Le peuple ignore cette manœuvre. Si le sang ne se liquéfie pas, il crie anathème sur les étrangers présents ; autrement il crie miracle.

On a rapporté que Ohampionnet avait fait liquéfier, par des menaces adressées & l'officiant. C'est une erreur. Il n'était pas à Naples le 5 mai ni le 19 septembre.

2. « Au quartier général de Rome le 28 floréal. — Soldats. La Patrie vous appelle à de nouveaux combats. L'armée d'Italie, malgré son courage et son dévouement, a été contrainte de céder un moment ^i des forces supérieures, et l'enneiui s'est rendu maître de la Lombardie et d'une partie du Piémont. Nous

fis LES CAMPAGNES DE 1799

A Rome, Macdonalcl recevait du général Moreaii inir leHrf T informant qu'il pouvait choisir, pour rejoindre larmée d'Italie, ou la route de Gènes par Careare, ou !a route de Plaisance par Modène. En l'hemimint vers Plaisance, on pouvait recueillir ifîs divisions fïaulhior et Montrichard, quelques miUit^rs de baïonnettes; cela décida Ma<;donald à prendre celle dornière route.

Après avoir rloruie dos instructions à la garnison de Roîïie^ Macdonald sortit de cette ville, le 20 mai. Les troupes , pour arriver sur la Trebia avant le 2U juin, durent l'aire chaque jour des étapes de 40 à Ti) kilomètres. Eli**?? marchèrent sous un soleil ardent, dans les chemins défoncés, au milieu des populations hostiles et avec peu de vivres. Leurs colonnes traversèrent Viterbe, Bolzena, Radicofani, Buonconenta et Sienne. Par là, Macdonald demandait h tous les courriers qui passaient des nouvelles du g<%eral Moreau, mais aucun n'en pouvait fournir, rînsurrection ayant coupé, depuis un mois, toutes les communications avec Gônes.

Arrivée h Florence le 20 mai, Tarmée était grossie

mArrhon» k grands pa* pour reprendre nos avantages et, de conrert avec ri?tlc arin<?<^ auiz^iuentée par les renforts venant de rran(*e. rsiniï* rendrons la lUKTté à TltaUe.

« WiWi n'abandonnerez \t-\:< le fruit de votre conquête.

« St>lil/it^, Je voiàs conduis aux champs de Thonneur. La Patrie, quia les yeui fîsé» sur nous, attend de notre parties plus grands efforts. Qkiiï sps esp<>rances cnmmandant les nôtres ne soient pas dé^^uc?!. iijrmis par le fer qu'elle nous a confié de vaincre pour elle et fie revenir virlortcux.

a Vouî^ aik'Z entrer fin Toscane. Protégez ses bons et paisibJett habiliînl>î. Respert^z Ipurs propriétés, et partout on dira : L'annt^e ffe S^t/tfvji pi^Mèye les personnes el respecte les propriéfés. • Arc h. Guerre.]

1. Cette ^'arrihim étAtt formée par i.*j5 hommes de la 27* légère; i.Xl\ homin*^?* de ta fii' de bataille; 171 hommes de la 64* ; 607 hommes de In 2* té|inû tnsalpine ; 225 hommes ou 2 escadrons du H* de cavalerie, 3S artilleurs. Total : 2.568 soldats.

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des garnisons de la Toscane, belles troupes qui, laissées longtemps dans Tinaction, redoutaient les fatigues. Le jour oîi Ton apprit que la division Victor, venue de Gênes, en toute hâte, était à Pontremoli, aux sources de la Trebia, un voyageur renseignait que les divisions Ott et HohenzoUcrn s'échelonnaient dans le duché de Modène. Tout de suite Macdonald faisait le projet d anéantir ou de disperser les corps autrichiens, action qui peut lui ouvrir la route de Plaisance.

C'est le 4 juin que Macdonald quitte Florence. Marchant au nord-ouest, il descend dans le Bolonais. Au loin, sa cavalerie éclaire les routes, scrute Thorizon, interroge les paysans sans pouvoir obtenir un renseignement précis en ce qui regarde lennemi qu'on a devant soi. La brigade Salme, formant Tavant-garde, va heurter le 11 juin, devant Modène, un gros corps d'infanterie, qui parut étonné de cette attaque ; mais cette infanterie, bientôt soutenue par les troupes de la légion de Bussy, força les Français de regagner l'Apennin.

Le 7, l'armée de Naples avait occupé les chemins qui descendent de la Toscane dans le Modénais et le Parmesan. Macdonald réglait les marches qu'on devait faire les 8 et 9*. Son armée était forte, alors, de 29.561 hommes, sans compter la division Victor («*).

1. La 1'" division, aux ordres du général Olivier, suivie de la 4*, dite de réserve, commandée par Watrin, passait peur le grand défilé de Modène et précédait I état-major. Les 2» et 3' divisions, dont Rusca et Montrichard avaient le commandement, allaient passer le défilé de Bologne, précéder le grand parc de rartillcrie. Dombrowski, chef de la 5» division, cheminerait à travers le col de Ueggio; il traverserait Fivizzano et Ospedaletto pendant que, de Pontremoli, Victor conduirait la 6* division vers Borgo San- Domino. (Arch. Guerre. Mémoires historiques. Cahier 134 bis.)

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Dans la nuit, un déserteur se présente. Macdonald interroge cet homme qui, pu ri an l fran(;ais, lui apprend que le carnp aulrichioii élal>li devant Modène renferme iJHJU fantajssins et l.iUïi.) «-avaliers^; et il fait marcher i^tir ces Iroupcs la V division qui, remplie d ardeur, arrivait, le mercredi 12 juin, à Taube, dans Formigiue, à 7 milles de iModène. La i" division suiviiil la V% tandis que la 2*, partirait de Bologne dans !a nuit du 12 au 13, exT-euterait sur la droite un mouvement tournani et pou rrai ! f ran ch i r , fae i ] émeut, eroya i t- o u J es 37 k i loniMres qui séparent liolo^ne de Moilène. La 3" se rapproelierail île la 2" quand ravant-garde, partant tie Sasuolo, rayonnerait autour de Cangîano et de Hubierra. Et Dombrowski resterait en observation à 15 ni il les de Reggio*.

Olivier quitte donc Formigine, le 13, à quatre heures du matin. Sa division marche en ^rossse colonne de route; elle escalade, à 5 kilomètres de Modène, la dernière arête des Apennins. Ayant descendu cette pente, vers la vallée de la Sec h i a, au pas de char|^e, son pnmiier <^chelon attai|ue, à neuf heures, les tirailleurs ennemis, soldats du régiment de Preiss. Le combat s^eiigagr- tout de suite avec violence, il faut stimuler la 12" de hataille, 2 escadrons de chasseurs ei faire tirer 2 pièces d'artillerie légère pour obliger nu milliei' d'hommes à reculer. Derrière ravant-garde republicaine, formant un épais rideau d'hommes, le gros

1. « Le 2" ré ciment d'infanterie autrichienne avait bicoT iJans et autour de Modèiie. i.utïo hommes ; tnm^ le rù^i tuent ûe aussj n'avait que MO <:avalier»s. * (Arch, commimaJeA de Moilènc. VtoHftvfi Mttiifftè'ii', jKir HovatU, partie I, p, 4tJâ*)

:*. Arch. (iuen-e.

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de la division Olivior se fractionne ; chaque groupe regarde au nord. La 30" de bataille, à gauche, marchant sur le quartier ouest de Modène, se trouvant prête ù couper le chemin de Reggio; la 73% à droite, va longer, hors de portée du fusil, les fortifications delà ville et rejoindre Rusca, s'il peutarriver pendant la bataille. La cavalerie s'échelonne entre les tirailleurs et le corps de bataille. L'artillerie se place» au centre et va jouer un grand rôle.

A cette époque, un canal partageait en deux chaussées la grande route de Pistoya. Olivier fit jeter un pont, pour établir une communication entre les deux ailes, qui devront se secourir mutuellement pendant l'action. Derrière le pont, il plaça saréserve^ Ces dispositions prises, Macdonald arrivait au milieu des troupes et réitérait Tordre d'entrer h Modène.

HohenzoUern, un général très brave et expérimenté dans l'art de la guerre, attendait des renforts, depuis le matin. Après avoir écouté les notables habitants qui l'engageaient à résis^ter, il voyait une troupe aguerrie et nombreuse fondre, en montrant un élan superbe, sur le régiment de Klébeck, placé derrière les tirailleurs. Accablés de coups, leurs rangs rompus, les Autrichiens abandonnaient la plaine, puis les fossés ouverts devant le glacis. La ville était alors munie de très solides fortifications. Réfugiés sur les remparts, conservés aujourd'hui, d'une hauteur variant de 8 à 12 mètres, ainsi que

i. Celte réserve était composée de 4 compagnies de grenadiers, 6 escadrons des 6' et 19' régiments de chasseurs qui gardaient les bagages et d'une partie de l'artillerie. (Arch. Guerre. Corresp.}

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j\u pu m'en assurer*, ils essuyèrent un feu terrible de mousqueterie; il s'ensuivit des paniques. Des obus tombèrent dans la ville, allumèrent sept inrimdies et répandirent la terreur chez ceux-là n»(^me qui avaient, le matin, prêché la résistance. Le peuple se réfugia dans la cathédrale et dans le palais ducal.

La résistance des soldats de Hohenzollern fut acliarnée. Seulement, à quatre heures du soir, la 12*" de bataille prend pied sur les remparts du midi, après un assaut meurtrier. Pressés, s'écrasant, no pouvant plus manœuvrer ni s'abriter, les Autrichiens lâchent pied et rentrent dans le faubourg PisLoya. A gauche de la ligne française, un sergent du liiY régiment met son fusil entre les vantaux de la porte Saint-François, que Tennemi veut refermer dt*vant lui, et une pesée faite par quelques hommes rouvre aussitôt cette porte.

Le général autrichien Palfy, qui commandait la droite autrichienne, abandonne au même instant un |>oste important. 11 s'ensuit de sa défection que, pt^lo-mèle, Autrichiens et Français se précipitent dans les quartiers de Pistoya et de Saint-Augustin. Sui' Ips places, dans les ruelles, dans les maisons, on s*' fusille h bout portant ou Ton s'égorge pendant que la cavalerie de Bussy, quoique vaillante, est forcée d'évacuer le chemin de Reggio; l'un de CVS cavaliers assassine le général Forest^ Les autres

] Ktude faite à Modène etaux environs, les 2 et 3 juin 4901.

2. iv Deux cavaliers de Bussy se trouvent, au milieu d'une pet lie rue, en face du général Korest, qui n'a qu'un adjudant {nv s lie lui. Le premier cavalier déclare se rendre prisonnier, s'approche du général et lui tire à bout portant un coup de pistulift et tourne Lride. Des cavaliers français arrivent et sabrent

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sont poussés à travers les blés, poursuivis par les chasseurs du 19* régiment, dont Clément conduit l'escadron de tête; et le général Cambrai suit Clément avec 200 hommes bien montés.

Cependant, HohenzoUern avait pu assurer la retraite de ses troupes. En homme prévoyant, il avait placé, avant midi, plusieurs détachements d'infanterie tirés du régiment de Preiss, aux carrefours des chemins de Mirandola. Cela le servit bien à l'heure de la débâcle. Mais, à 14 kilomètres de Modène, Cambrai charge Tinfanterie allemande, la pousse dans un ruisseau et fait quelques prisonniers. Le beau régiment de Kray, venu au secours des vaincus, se débande. Si Rusca n'eût pas été arrêté au pont du Panaro et tenu longtemps en échec par des hommes aussi bien postés que bien commandés, il ne s'échappait pas un Autrichien du corps de HohenzoUern.

Les Français traitèrent Modène en ville prise d'assaut, et, cette longue résistance ayant excite leur fureur, <( tout fut dévasté, les églises spoliées, les maisons pillées, hommes, femmes et enfants maltraités », écrivit un témoin oculaire*.

Quand les derniers cavaliers de Palfy eurentquitté Modène, Macdonald, très inquiet du relard que mettait Rusca k paraître, se porta vers la porte Neuve où de Bologne, traversa les rangs d'un bataillon de la TS*" échelonné sur la place ouverte,

It» meurtrier. On transporte le corps de Forest au palais Levizzano. Le lendemain, Fetitot, commandant la place, lui fit faire des obsèques solennelles. » (Arch. de Modène. Atti delVadminhtrnzione provisoria di Modena, p. 103.) 1. RovaUi, p. 459.

514 f.ES CAMPACtNES DE 11(i&

d «Tri ère le rem pu ri'; cL, ayaiil th'^assê la porte, i) s'arrêta.

Le solieil se couchait. Des prairies bordant le fîtieniîn de San~Marlino surg^îssait un peloton de cluisseuîs de Bus^sy. chasseurs égaras, cherrtiant h rejoindre leur eorps. Pour les arr(^ter, quelques hussard;^ de l'escorte du général en chef s'avanraieni contre eux; ceux-cî, voyant aussitôt le danger de leur situation, sans perdre le sang-froid qui distingue la bravoure, le premier chasi^eur criait en bon frani^^ais, au sousï-olTicicr conim^andant les bussards ;

— Est-ce que tu ne me reconnais pas? Je suis ton frère-.

Macdonald croit qu'il vont se rendre; il ordonne de les épar^^ner. Mal lui en prit, car, a rinstaul. les cbasseurs francbissent un fossé large de 2 mètres et se précipitent sur rélat-major. Mais, avant qu'ils aient traversé la route qui les sépare de Macdonald, 20 soldats de la 12' font feu, tuent ou blessent 15 cavaliers, L*allure des autres ne se ralentit point; ils frappent dans un groupe. Un capitaine du génie est tué. Macdonald, qui ne recule pas, reçoit deux coups de sabre, à la tête et au pouce droit; son escorte entoure les agresseurs, en tue 7. Les 3 derniers Hongrois, éperonnanl brutalement leurs cbevaux, franchissent la porte Neuve et veulent fuir; 2 sont abattus h Inngle du rempart par le feu des fantassins; un guide poursuit le dernier, qui est traversé d'un coup de sabre et jeté sur le pavé*

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